Cinespaña, l'Espagne à Toulouse

Pour sa quatrième année, Toulouse a accueilli le festival du cinéma espagnol, avec un succès grandissant.

La cinémathèque de Toulouse a été le palais du festival Cinespaña, dédié au cinéma espagnol. Pendant une semaine, acteurs, réalisateurs et producteurs ont rencontré le public qui ne cesse d'augmenter.

Invités de marque pour un rendez-vous devenu incontournable : Carmen Maura, Sergi Lopez, Rosa Maria Sarde...Mais aussi le producteur Augustin Almodovar, le scénariste Juan Cavestany, le réalisateur Montxo Armendariz.

Grâce aux 11.000 spectateurs de 1998, le budget (1.4 millions de francs) et nombre d'invités ont été multipliés par deux. Le délégué général Bernard Durand se félicite car la manifestation a maintenant "droit de cité" en France et elle est "reconnue en Espagne". Ce constat est partagé par Enrique Camacho qui dirige l'Institut Cervantès de Toulouse, partenaire de l'opération.

Pour sa cuvée 1999, Cinespaña a programmé une soixantaine de films. Le film d'ouverture était Las Huellas Borradas de Enrique Gabriel. Neuf longs métrages inédits en France étaient en compétition. Entre autres : Finisterre de Xavier Villaverde, Lisboa de Antonio Hernandez, Solas de Benito Zambrano... Dans la sélection "Panorama", des réalisations de Luis Berlanga (Paris-Tombuctu), Manuel Balaguer (El Faro) ou encore Miguel Albaledejo (Manolito Gafotas). L'innovation de l'année était la projection de quinze courts-métrages.

Pedro Almodovar était à l'honneur avec l'intégrale de ses films ! Un hommage a été rendu à l'actrice Aitana Sanchez-Gijon qui est aussi présidente de l'Académie des Arts et des Sciences Cinématographique Espagnole.

Second objectif pour les responsables : faire de Toulouse l'équivalent de ce que sont Deauville et Dinard pour les cinémas américain et britannique. Ils souhaitent également renforcer la présence des films espagnols sur les écrans français. En effet, sur les quelques 80 produits chaque année en Espagne, seuls trois ou quatre sont distribués dans l'Hexagone.

Bernard Durand a son idée sur la question. "Il suffirait de monter dans la région un réseau d'une dizaine de salles qui servirait à tester l'accueil des films auprès du public avant de les lancer à Lyon, Lille ou Strasbourg". Objectif fixé pour l'an 2000. C.R. avec AFP

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