Patrice Leconte indigné par la critique
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Patrice Leconte ("Ridicule") a profité de la Semaine de la critique pour défendre le cinéma français contre la virulence des critiques.

A la suite de la Semaine de la critique organisée par le Syndicat français de la critique de cinéma, Patrice Leconte (La fille sur le pont) n'a pas caché la "colère" et la "perplexité" qu'on suscitées en lui certaines critiques de films qu'il a qualifiées d'"assassinats politiques".

Le premier bilan est donc mitigé pour ces rencontres qui ont pour but d'"établir des ponts entre cinéastes et critiques". Dans un courrier adressé à ses collègues de l'ARP (Auteurs, réalisateurs et producteurs), Leconte s'indigne : "Depuis quelque temps, je suis effaré de l'attitude de la critique vis à vis du cinéma français. (...)Certains papiers, qui ressemblent à autant d'assassinats prémédités, me font froid dans le dos, commme si leurs auteurs s'étaient donné le mot pour tuer le cinéma français, commercial, populaire, grand public." Il les invite à participer à une table ronde pour réfléchir ensemble à la question.

Le syndicat s'est défendu par un communiqué qui prônait "la défense d'une critique de cinéma honnête et passionnée, excercée en toute liberté". Le prochain rendez-vous programmé par José Riba, le délégué général de la Semaine de la critique aura lieu à la mi-décembre. Leur invité est le réalisateur et écrivain Melvin Van Peebles (Sweet sweetback's Baasass song), le père de Mario (New Jack City).

Leconte a pour sa part terminé La Veuve de St-Pierre avec Juliette Binoche et Daniel Auteuil, un projet abandonné par Alain Corneau (Le Cousin). C.R.