Que devient l'exception culturelle ?

En marge du 15ème festival du film méditerranéen, des cinéastes de 23 pays, dont Cédric Klapisch, se sont mobilisés pour défendre l'exception culturelle.

Les représentants d'associations de cinéastes d'une vingtaine de pays ont adopté à Bastia (Haute-Corse, sud de la France) un texte défendant "l'exception culturelle" dans la perspective des prochaines négociations de l'organisation mondiale du commerce (OMC). Ce texte a été présenté dans le cadre du Forum mondial des cinéastes qui s'est tenu durant deux jours à Bastia en marge du 15ème festival du film méditerranéen.

Ce forum était organisé par la société des réalisateurs de films (SRF), une association de cinéastes francais co-présidée par les cinéastes Cédric Klapich (photo), Nicolas Philibert et Jean-Henri Roger. "La déclaration de Bastia", qui sera diffusée en marge du sommet de Seattle, a été ratifié par les cinéastes des vingt-quatre pays représentés, à l'exception des délégués américains de la puissante Directors' Guild of America (association des cinéastes américains) qui ont voté contre.

Les signataires de cet appel demandent à leurs gouvernements de refuser de signer un accord qui mettrait en danger le principe du droit d'auteur moral et patrimonial. Ils leur demandent également de se battre pour préserver l'exception culturelle et de refuser pour cela de signer tout accord qui limiterait la capacité des états à réglementer et à soutenir les industries cinématographiques et audiovisuelles.

Si les représentants américains ont voté en faveur de la défense du droit d'auteur, ils ont revanche expliqué que "l'exception culturelle" gênait "la libre expression du cinéma américain en Europe", a indiqué à l'AFP un des organisateurs de la manifestation.AFP

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