Du 7 au 23 avril, la cinémathèque de Toulouse accueille le cinéma pas très catholique sur ses écrans. Dans le cadre d'une programmation intitulée "Extrême Cinéma", elle projettera des films qui ont fait scandale en leur temps, ainsi que des pornos. La programmation sera pour le moins éclectique.
La rétrospective "Porno pouvoir" a réuni 13 films rares, parmi lesquels figure L'enfer pour Miss Jones.
La cinémathèque a également épluché les classiques pour en dégotter des films présentant des scènes jugées pornographiques. Cela va de l'inévitable Salo ou les 120 jours de Sodome, de Pier-Paolo Pasolini (1975) à Queen Kelly d'Erich von Stroheim (1929), en passant par Maîtresse, de Barbet Schroeder (1976), et L'impératrice rouge de Joseph von Sternberg (L'ange bleu), un film de 1934 avec Marlene Dietrich.
La touche exotique sera apportée par la projection de films de la société de production japonaise Nikkatsu. Elle avait fait scandale en 1950 en se lançant dans le film érotique.
Les 8 et 9 avril, les amateurs du genre pourront découvrir une série d'oeuvres de la réalisatrice et scénariste américaine Doris Wishman. Sa particularité est d'être la seule réalisatrice de l'univers cinématographique du sexe. Elle a réalisé près de 30 films pornographiques entre 1960 et 1983. Mais sachant qu'elle en a signé une partie sous les noms de Anthony Brooks, Luigi Manicottale, Louis Silverman ou Lazarus Volkl, la cinémathèque les inclura-t-elle dans la filmo de Doris Wishmam ?
M.C.B.