Un SCREAM prémédité

Un adolescent de la région parisienne, influencé par "Scream" et son tueur masqué, a poignardé son père et sa belle-mère à coups de couteau.

Quand la réalité rejoint la fiction. Dans la série "faits divers", un adolescent de 16 ans, Nicolas, fasciné par les films d'horreur et la trilogie de Scream (de Wes Craven), a poignardé son père et sa belle-mère à coups de couteau de cuisine dans leur appartement de Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine).

Les faits se sont produits jeudi dernier, vers 18h00. Vêtu de la toge noire du célèbre Tueur Fantôme et de son cache-faciès inquiétant, inspiré du tableau de Edward Munch (Le Cri), Nicolas, en plein délire, s'était caché dans un recoin sombre de l'appartement, attendant le retour du travail de ses parents.

A leur arrivée, il a jailli de la pénombre pour leur asséner multiples coups de couteau au thorax, au visage et aux bras. Avant de s'enfuir, sautant du troisième étage, et de se débarrasser de la panoplie du héros de sa série préférée. Les deux victimes ont été placées en observation aux urgences de l'hôpital Percy de Clamart (Hauts-de-Seine) où leurs jours ne sont pas en danger.

Décrit comme renfermé et perturbé psychologiquement, l'adolescent a été interpellé le lendemain à proximité du domicile de ses parents, comme si rien ne s'était passé, totalement impassible du délire sanguinaire qu'il avait commis. Mis en examen pour "tentatives d'homicides volontaires avec préméditation", il a été incarcéré à l'hôpital pénitentiaire de Fresnes (Val-de-Marne).

Selon les premiers éléments de l'enquête, Nicolas vouait une fascination, une obnubilation pour ce "slascher", collectionnant tenues, revues, posters et vidéos de ce teenage-horror-movie, dont le troisième volet, Scream 3 avec Neve Campbell, Courteney Cox-Arquette et David Arquette, est sur les écrans français depuis le 19 avril dernier. D'ailleurs, la veille du drame, le jeune déséquilibré s'était rendu au cinéma pour suivre les nouvelles aventures du tueur fantôme.

Cette mésaventure relance le sempiternel débat sur la violence à l'écran, et ses effets néfastes. Notamment sur les enfants et adolescents. "La violence à l'écran est-elle mimétique ou cathartique ?". Les études psychiatriques démontrent que cet acte est isolé, voire exceptionnel. Mais, existe bel et bien.

L.B avec l'A.F.P

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