L'annonce a fait l'effet d'une bombe sur les hautes collines de Los Angeles. Le géant du cinéma américain, Steven Spielberg, est accusé de plagiat !
L'histoire remonte à 1991. Gregory Grant, petit cinéaste, fait le tour des festivals avec un court métrage sous les bras, Ode to G.I. Joe.
Au bout du compte, il obtiendra une récompense gratifiante : un prix étudiant de la part de l'Académie des Oscars.
Là, tout s'accélère et Grant est en contact avec Amblin, la société de production de Spielberg.
Ce qui s'est passé après est bien flou, et évidemment, les deux camps relatent des faits soigneusement opposés.
Pour Grant, sa rencontre avec les dirigeants d'Amblin aurait conduit à la volonté de faire d'Ode to G.I. Joe un long métrage. Un projet qui tourne court, la société n'envisageant pas de faire un film sur des jouets.
Tout pourrait en rester là, seulement voilà que deux semaines plus tard, les studios du père d'E.T. mettent en chantier le film d'animation Small Soldiers, où des figurines de petits soldats prennent vie.
Colère de Gregory Grant, qui accuse Spielberg & Co d'avoir " directement copié des scènes distinctes " de son film au profit de Small Soldiers.
Le procès est en cours. Sont directement mis en cause Steven Spielberg, son studio Dreamworks Pictures ainsi que Universal Pictures, tous deux producteurs et distributeurs de Small Soldiers.
Du côté de Dreamworks, on ne souhaite pas se prononcer pour l'instant.
Il est clair que cette affaire fait mauvaise figure dans le paysage jusqu'ici idyllique du réalisateur de La Liste de Schindler, que l'on croyait intouchable.
Alors qu'il s'apprête à tourner A.I., un vaste projet de science-fiction laissé en héritage par Kubrick, Spielberg est pourtant face à la plus implacable réalité.
Etrange paradoxe...
C.C.