Le Centre Pompidou accueille depuis le 4 octobre et jusqu'au 5 mars 2001 une vaste rétrospective consacrée au cinéma britannique. Pendant 5 mois, le centre va proposer des projections de films réalisés outre-Manche, réparties en 13 cycles thématiques. Très complet, ce festival devrait ravir les cinéphiles. Voici le programme.
La dynastie Redgrave ouvrira le bal : cette famille célèbre au cinéma comme au théâtre sera mise à l'honneur du 4 au 30 octobre par la projection de film des parents, Michael Redgrave (Une femme disparaît, d'Alfred Hitchcock) et Rachel Kempson (Coeur captif, de Basil Dearden) ainsi que des enfants Vanessa (Blow up de Michelangelo Antonioni, Prick up de Stephen Frears), Corin (Quatre mariages et un enterrement de Mike Newell) et Lynn (Georgy Girl de Silvio Narizzano). Pour compléter l'album de famille, des films de Tony Richardson, auquel fut marié Vanessa Redgrave, seront également projetés, comme par exemple Les corps sauvages, ainsi que des films des enfants nés de cette union, Natasha Richardson (Un mois à la campagne de Pat O'Connor) et Joely Richardson (Drowning by numbers, de Peter Greenaway), et de la génération future avec la fille de Joely, Daisy Beva, vue dans Le petit monde des Borrowers. De quoi balayer 60 ans de cinéma anglais en quasiment 4 générations.
Du 18 au 30 octobre, le fantastique et l'imaginaire débarqueront à Beaubourg, avec la projection des Chaussons rouges, un film de 1948 adapté d'un conte d'Andersen, ou encore d'Excalibur (1981). Du 1er au 27 novembre, c'est la littérature anglaise qui sera sous les sunlights, des pièces de Shakespeare à Dickens : Les grandes espérances, de David Lean, Le troisième homme de Carol Reed et autres adaptations de romans par James Ivory tels que Retour à Howard Ends marqueront ce cycle. Du 14 novembre au 11 décembre, Beaubourg proposera aux spectateurs d'explorer le catalogue de la Hammer, cette compagnie anglaise spécialisée dans l'horreur et l'épouvante : Frankenstein et Dracula feront partie du programme. La fin de l'année sera consacrée à la France dans le cinéma anglais, ou comment nos voisins d'outre-Manche perçoivent l'Hexagone. Ce cycle proposera des films comme French without a tears (1939) ou Moulin-Rouge (1928).
Le passage à l'année 2001 se fera sous le signe de l'humour, puisque le festival Typiquement British proposera un cycle consacré à la comédie anglaise. Seront projetés dans ce cadre Noblesse oblige, Un poisson nommé Wanda ou encore les films des Monthy Pythons, entre le 20 décembre et le 1er janvier 2001. La thématique suivante proposera du 27 décembre au 8 janvier un voyage autour des cinéastes étrangers, qui ont ponctuellement apporté des oeuvres au cinéma britannique, comme Répulsion, de Roman Polanski, et Orange mécanique, de Stanley Kubrick.
Janvier mettra le film criminel à l'honneur, du 10 au 29. Ce sera l'occasion de retrouver -entre autres- plusieurs films d'Alfred Hitchcock, le maître du suspense.
Enfin pour terminer cette rétrospective, plusieurs thèmes de société seront abordés. Du 1er au 13 février, Typiquement British proposera un regard sur l'homosexualité dans le cinéma anglais, avec la projection de My beautiful laundrette, de Stephen Frears, et Beautiful thing (1996). Le cycle suivant, qui se tiendra du 7 au 26 février, sera consacré aux réalités sociales, un thème récurrent dans le cinéma anglais. Ce sera l'occasion de voir ou revoir les films de Ken Loach, Mike Leigh ou Stephen Frears, mais aussi de découvrir la jeune génération, à travers Les virtuoses, de Mark Herman, ou The Full Monthy, de Peter Cattaneo. Le festival s'achèvera en musique, en proposant du 24 février au 5 mars un cycle sur le rock et la pop music. Les mélomanes et les cinéphiles pourront entre autres voir Quatre garçons dans le vent, un film de Richard Lester sur les Beatles (1964), Pink Floyd the wall (1982), Trainspotting de Danny Boyle ou encore L'obscénité et la fureur de Julien Temple, sur les Sex Pistols, qui sortira en France au mois de novembre.
F.M.L