Un cachet mirobolant ne justifie peut-être pas tous les sacrifices physiques. Jim Carrey a pu s'en rendre compte sur le tournage de How the Grinch Stole Christmas (Le Grinch en version française). Porter le costume vert de ce vilain misanthrope qui cherche à saboter la fête de Noël a été, selon les dires du comédien, la chose la plus difficile qu'il ait faite dans sa vie. "C'était infernal, une expérience très proche de la claustrophobie".
Dans l'édition du TV Guide du 18 novembre, Jim Carrey donnait de plus amples détails sur cette expérience difficile. Le costume était si douloureux que le comédien a comparé l'expérience à être enterré vivant. Il a également décrit les lentilles de contact spéciales utilisées pour transformer son regard "comme des couteaux plantés dans ses yeux".
Pour pallier aux difficultés inhérentes au port du costume du Grinch, Jim Carrey a engagé un Navy SEAL (un membre du commando de marine le plus respecté des Etats-Unis) pour l'aider et lui donner différents conseils pour endurer cette épreuve. "Il m'a appris quelques petites choses à faire, comme pincer ma jambe quand je sentais venir une crise de panique. Il m'a donné une vraie leçon pour endiguer les pensées compulsives".
Il est vrai que le port du costume du Grinch, plusieurs heures par jour, devait être véritablement oppressant. On se rappelle que le comédien Kevin Bacon avait exprimé les mêmes sentiments vis-à-vis de son expérience sur le film L'homme sans ombre de Paul Verhoeven. Dans le journal qu'il a tenu tout au long du tournage, Bacon avait témoigné heure par heure du calvaire qu'il vivait, recouvert dix à douze heures par jour de latex ou de peinture.
Au vu des résultats visuels dans Le Grinch, le sacrifice de Jim Carrey n'aura pas servi à rien : outre ses mimiques si particulières, le héros de Truman Show est absolument méconnaissable sous la fourrure verte du personnage crée par le Dr Seuss. Dans cette comédie de Ron Howard (Backdraft, Apollo 13) qui sortira le 6 décembre sur nos écrans, Jim Carrey tentera de saboter le Noël des Whos, les habitants de Whoville pour se venger de leur bonheur.
Y.S. avec Associated Press