Festival des 3 continents à Nantes
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Jusqu'au 28 novembre, Nantes célèbre les cinémas d'Asie et d'Amérique du Sud...

Depuis 1979, le Festival des 3 continents se fait fort d'être la vitrine des cinémas asiatiques, latino-américains et africains.

La compétition comporte cette année douze films, tous inédits, venus notamment d'Argentine (Au sud d'une passion de Cristina Fasulino), du Chili (Coronacion de Silvio Caiozzi), d'Inde (Uttara de Buddhadeb), de Chine (La quai de Jia Zhang-Ke).

Ces longs métrages se disputeront entre autres le Grand prix de Montgolfière d'Or, attribué par le jury, qui se compose de la cinéaste britannique Emilie Young, du réalisateur portugais Pedro Costa, de l'écrivain français Irène Frain, la comédienne Isild Le Besco et Pascal Thomas.

Mais Nantes ne se limite pas à sa compétition et offre une sélection éclectique. Ainsi Jafar Panahi, qui signa en 1995 Le ballon blanc, présentera Le cercle. Moufida Tlatli (Les silences du palais), quant à elle, viendra défendre sa Saison des hommes.

Passionnés de cinéma iranien ("l'un des plus vivants du monde"), les organisateurs du Festival rendent hommage à Mahmoud Kalari. Collaborateur de Moshen Makhalbaf (Gabbeh), d'Abbas Kiarostami (Le vent nous emportera) et d'Ali Hatami (Delshodegan), ce chef opérateur (et réalisateur) s'est imposé comme l'une des figures incontournables du cinéma de son pays.

Le Festival revient également sur la carrière du réalisateur brésilien Glauber Rocha (1938–1991), qui obtint le Prix de la mise en scène (Cannes, 1969) pour Antonio das mortes, et réalisa notamment l'impérissable Le Dieu noir et le Diable blanc. L'intrégrale de son oeuvre sera projetée à Nantes.

Une rétrospective consacrée au cinéma japonais, et orchestrée par le critique et écrivain Donald Richie, permettra de comprendre son évolution. Cette sélection comprend une vingtaine de films parmi les joyaux de la production nippone des soixante dernières années (de Ozu à Ichikawa).

Pour la deuxième année consécutive, Nantes est au coeur d'une polémique. L'Afrique est en effet une nouvelle fois sous-représentée. Seuls cinq longs métrages africains, ceux du Malien Cheick-Oumar Sissoko, apparaissent au programme de cette 22ème édition. Les festivaliers pourront ainsi revoir La leçon des ordures (1985) et La genèse (1999) et découvrir en avant-première Battu, sa nouvelle réalisation.

En 1999, la Montgolfière d'Or avait récompensé le film kurde Luna papa de Bakhtiar Khudojnazarov.

V.G