Après la fameuse affaire de son anoblissement (opposé au soutien quarantenaire de Sean Connery à l'indépendance écossaise, le parti de Tony Blair avait tout fait, selon le comédien, pour retarder, voire annuler, son anoblissement par la Reine), Sean Connery se retrouve une fois de plus opposé au pouvoir britannique et au Parti Travailliste de Tony Blair.
Au centre des nouvelles revendications et déclarations du comédien écossais et fier de l'être, une nouvelle loi l'empêchant de financer le Scottish National Party (SNP) et l'autorisation sans cesse repoussée de financer et construire un studio de cinéma en Ecosse.
"Je suis un fier Ecossais, un homme libre issu de mon Edimbourg natal, et un citoyen britannique, mais ces lois me traitent comme un étranger". A travers cette phrase, Sir Sean Connery a exprimé toute sa rancoeur vis à vis d'une loi sur le financement des partis politiques adoptée il y a peu par le Parti Travailliste.
Selon le nouveau texte, les donateurs à des organes politiques britanniques doivent être obligatoirement domiciliés au Royaume-Uni et enregistrés sur les registres électoraux dans ce pays, exception faite aux partis d'Irlande du Nord, autorisés à recevoir des fonds du monde entier. Cette loi empêche Sean Connery de financer le SNP, le parti nationaliste écossais qui revendique l'indépendance de l'Ecosse face au Royaume-Uni. L'ex-James Bond vivant actuellement aux Bahamas, après avoir vécu à Marbella en Espagne...
Sean Connery se serait véritablement insurgé contre cette décision qu'il estime anti-démocratique et politiquement motivée à son encontre.
En face, le Secrétaire Ecossais Travailliste Brian Wilson a démenti cette accusation, déclarant simplement : "Cette idée qu'il y aurait une dispense pour Sir Sean Connery, qui a pris la décision personnelle de ne pas être enregistré pour voter lors des élections britanniques, est insensée".
Quelques jours auparavant, Sean Connery avait exprimé son incompréhension et son mécontentement face à une non-décision cette fois-ci du Parlement écossais, dominé par le Parti Travailliste. Ainsi, malgré des fonds, des terrains et un accord avec Sony Pictures et avec le groupe Premier Property, le projet de 90 millions de Livres Sterling d'un studio de cinéma voulu par Sean Connery ne reçoit pas l'autorisation du Parlement pour une obscure raison de non respect de lois...
Pourtant, comme le soulignent Sean Connery et ses associés, la construction d'un complexe de 6 millions de Livres pour la BBC ainsi qu'un autre studio de cinéma moins prometteur ont immédiatement eu le feu vert du Gouvernement...
Le porte-parole du parti travailliste a qualifié ces accusations de paroles totalement insensées, mettant provisoirement fin aux débats. Mais l'opposition entre Sir Sean Connery et le parti de Tony Blair, relayant l'éternel conflit entre Ecosse et Angleterre, est toujours sous les feux de l'actualité...
Y.S. avec AFP et The Independent