Le contraste est saisissant. Dimanche dernier, Julia Roberts apparaissait resplendissante, ravie d'avoir empoché le premier Oscar de sa carrière pour son interprétation de l'assistante juridique Erin Brockovich dans le film du même nom réalisé par Steven Soderbergh et sorti en avril 2000 en France.
La véritable Erin Brockovich, elle, était bien loin des strass d'Hollywood. Non seulement la pétulante assistante n'était pas invitée à la prestigieuse cérémonie du Shrine Auditorium, mais elle devait, en plus, faire face à une plainte en diffamation déposée deux jours auparavant devant un tribunal de Los Angeles par son deuxième mari, Steven Brockovich.
Ce dernier n'a, en effet, pas apprécié les propos tenus l'année dernière par son ex-femme dans des publications telles que le magazine People ou le tabloid Star. Erin Brockovich avait déclaré que Steven ne payait plus la pension alimentaire qui lui était imposée. Des déclarations démenties par Steven Brockovich, qui a finalement décidé d'attaquer son ex-femme en justice. C'est Ed Masry (à qui Albert Finney prêtait ses traits dans le film de Soderbergh) qui assure la défense de sa fidèle collaboratrice.
Et comme si cela ne suffisait pas, Erin Brockovich a également eu la mauvaise surprise de ne pas entendre son nom cité lors du discours d'acceptation de l'Oscar de Julia Roberts. Dans son flot de remerciements émouvants, l'actrice n'a, en effet, pas mentionné le nom de son modèle. Une mauvaise surprise qu'Erin Brockovich a découverte devant la télévision d'Ed Masry et de sa femme, chez qui elle avait passé la soirée afin de suivre la cérémonie.
T.C.