Santosh
Note moyenne
3,9
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170 critiques spectateurs

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Fabios Om
Fabios Om

73 abonnés 1 338 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 juin 2025
Santosh" est le premier long métrage de fiction de la britanno-indienne Sandhya Suri spoiler: .

Respectable et techniquement soigné, remarquablement interprété, ce thriller féministe n'en demeure pas moins démonstratif et académique. Une curiosité spoiler:
La démonstration est assez saisissante et laisse pantois sur l’un des pays le plus peuplé au monde, curieusement montré en exemple mais pour le lequel la vie quotidienne du lambda moyen est loin d’être enviable. spoiler:
Mais avec un scénario qui pour la deuxième partie du films commence à ce faire ressentir et être un peux long on vois que la qualité d’écriture a baissé au fur et à mesure du film . Dommage c’était pourtant un bon film .
Steven O.
Steven O.

33 abonnés 781 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mai 2025
Un film en VO Indi c'est un première pour moi. Je ne connaissais pas du tout ce long métrage mais le résumé et les critiques positives ont fini par me laisser tenter

On suit donc cette veuve nouvelle recrue dans la police qui part enquêter avec une inspectrice haut gradée et chevronnée sur la morte d'une jeune femme issue d'une caste d'intouchables.
Le film ne vaut pas forcément pour l'enquête policière en elle-même (somme tout relativement banale) mais sur les us et coutumes de l'Inde trop peu montrés à l'écran
Et clairement c'est là que le film ture sa force et sa puissance : On voit clairement encore que les castes et le traitement de celles-ci par les autorités sont toujours d'actualité, la place des femmes dans la société mais aussi la place des musulmans etc. C'est un pèle mêle des problèmes sociétaux qui gangrènent l'Inde depuis toujours qui est mis en avant. Parfois mêmes les personnes qui essaient de faire avancer les causes nobles sont obligés aussi d'être borderline avec des méthodes douteuses.

C'est prenant, bien interprété, la réalisation au cœur de Mumbai et ses environs presque caméra au point rend l'immersion encore plus forte.
Reste une fin que j'ai trouvé mal gérée qui termine le film sur une mauvaise note alors que le reste est très appréciable
FMParis
FMParis

1 abonné 16 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 12 novembre 2025
Vraiment mauvais et en plus totalement invraisemblable : une jeune mère au foyer veuve d'un policier, est nommée elle-même policier en vertu du décès de son mari, et, sans aucune formation préalable, elle va enquéter sur un meurtre, et sa supérieure lui laisse faire tout ce qu'elle veut. Bref on est dans l'invraisemblable total pour un film qui se veut pourtant réaliste, en prise avec les réalités indiennes etc.
Si au moins l'enquète policière était interressante, mais non, elle est d'une lenteur abyssale et sans intérêt.
L'actrice principale est très limitée, avec la même tête d'enterrement durant tout le film.
A noter , une scène d'une violence extrème (de la police sur un suspect) sans aucune justification.
Au final il ressort de ce film ennuyeux à souhait que les castes ce n'est pas bien et que les riches sont méchants.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 avril 2025
Si la corruption et l'incompétence policière d'Inde est souvent dénoncée au centre de long-métrage, Santosh propose une vue féminine et une sororité qui se fait rare dans ce cinéma.

L'immersion est maîtrisée au sein de cette agitation urbaine qui est oppressante, la réalisatrice Sandhya Suri nous présente Santosh (Shahana Goswami) ayant perdue sa moitié.

Dans ce pays régi par le patriarcat, notre protagoniste perd bien plus que son amour, elle subit un déshonneur écoeurant.
Bien décidée à rendre hommage à son mari et à reprendre le contrôle de sa vie et de sa dignité.

Cependant, c'était sans compter sur la gangrène qui se propage, le fruit pourri ne pourrit pas l'arbre, il tombe.

Au milieu de cette 'justice' corrompue, brutale et bidon, Santosh se voit tomber dedans avec une facilité déconcertante.

Pour en revenir à la maîtrise de l'immersion, elle passe par les environnements pauvres mais riches visuellement, ces animaux errants, la multifonction des habitants mais surtout la culture et les traditions, que la réalisatrice retransmet superbement.

Très rapidement, on est révolté face à cette police, ce manque d'empathie, ce mépris, cette misogynie, ces menaces et surtout, le plus écoeurant, cette banalisation face au v*ol.

Le petit côté thriller accentue un climat lourd et oppressant, la violence et le travail sonore pour l'accompagner ne peut que nous glacer le sang.

Je félicite Sandhya Suri pour trouver dans cette folie, un équilibre pour nous offrir un beau message et une superbe sororité dans un monde qui en a grandement besoin.
Xavier d
Xavier d

12 abonnés 266 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 mars 2025
Excellents acteurs, réalisation, caméra. Pas sur d’avoir compris toutes les subtilités liées aux castes et à la culture indienne.
Thierry Delarue
Thierry Delarue

6 abonnés 382 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 mars 2025
Par obligation, pour préserver ses droits Santosh, dont on moque le nom parce que c'est aussi celui donné aux garçons, devient policière suite à la mort de son mari. En Inde, pays à la population débordante de précarité, les femmes ont accès au statut d'agent de maintien de l'ordre souvent cantonnées à des tâches subalternes. Elles sont tout aussi corrompues, tout aussi impuissantes face à la misère omniprésente, surtout dans les régions rurales et les banlieues des grandes villes. Une jeune fille disparue dont on néglige la plainte du père parce qu'il appartient à une caste inférieure. Dans toute cette pauvreté ambiante qui crie à l'injustice face à cette police négligente, superficielle, règne un climat machiste et misogyne qui met très mal à l'aise Santosh plongée dans un univers cruel et sans pitié pour les plus démunis. Davika Pippal est retrouvée morte assassinée, jetée au fond d'un puits. La population locale doute sur l'enquête que la police va encore certainement bâcler. Santosh choquée prend cette affaire très au sérieux, malgré sa chef inspectrice qui dirige les preuves et les témoignages selon sa propre volonté. Personne ne veut s'occuper des victimes des intouchables de peur de se salir les mains. Pourtant ces agents de police se les saliront quand même pour obtenir des aveux sous la torture d'un innocent pris pour coupable idéal. C'est le quotidien banal, sans justice, ni morale, où le droit s'achète qui fait loi. Dans ces conditions comment représenter l'ordre et la sécurité sans y perdre sa dignité. Ma note sera de 3,18 sur 5. Parce que, ne riez pas les nantis, il est ainsi dans toutes les polices du monde. Sauf qu'ici en Inde c'est sans filtre. Il y a deux catégories d'intouchables : Il y a ceux qu'on ne veut pas toucher, il y a ceux qu'on ne peut pas toucher.
Roub E.

1 324 abonnés 5 422 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 février 2025
Un film qui m a attrapé dès son introduction et m a laissé deux heures plus tard avec le plaisir d avoir découvert un film total, brillant dans son côté drame social, photographie de l Inde actuel, son aspect polar et la découverte d un personnage principal que l on a l impression de connaître intimement. À la fois haletant, réfléchi et parfaitement exécuté c est de l excellent cinéma.
MIKA MF
MIKA MF

2 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 février 2025
Un monde insoupçonné...l'Inde des castes...des intouchables...bavures exactions policières des bons acteurs.
christophe D10
christophe D10

34 abonnés 1 029 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 février 2025
Si l’Inde a le mérite d’être la plus grande démocratie du monde, ce film dépeint de manière très noire certains aspects du pays, tels que la corruption généralisée, le système archaïque des castes, et la difficulté pour les femmes de se faire une place dans une société restée très patriarcale.
L’enquête policière est plus un prétexte qu’autre chose, pour dénoncer avec force ces côtés négatifs du pays, et c’est plutôt réussi et instructif sur ce plan là.
Par contre, même si cela reste toujours intéressant, un rythme assez lent, et pas mal de longueurs, empêchent d’avoir un jugement totalement positif.
Iloonoyeil
Iloonoyeil

93 abonnés 367 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 février 2025
voilà un petit film très intéressant au niveau du rôle des femmes en qualité de gardiennes de la paix aux Indes ! plans séquences étonnants, soignés suspens garanti! Cordialement. Gérard Michel
Sulana Luce
Sulana Luce

14 abonnés 129 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 mars 2025
Santosh nous pose un cas de conscience.
Si vulnérable soit elle, par son statut de veuve, la pauvreté et l’ostracisme de sa belle famille, faut-il saisir toutes les opportunités qui se présentent, fermer les yeux sur l’innommable jusqu'à y perdre son âme ?
L’indépendance dans ce cas précis aura alors, un prix. C’est pourtant ce que l’on attend d’elle dans une Inde où le pouvoir se manifeste à la ville comme à la campagne, enivre autant les hommes que les femmes.
On se surprend à l'observer, à la juger, à espérer qu'elle fera le meilleur choix. Pour nous ou pour elle ?
Un film saisissant !
Très belle distribution
tuco-ramirez
tuco-ramirez

167 abonnés 1 794 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 janvier 2025
Santosh est une très jeune veuve indienne. Très vite, on comprend que la condition de veuve en Inde n’est pas enviable ; balloté entre une belle famille qui ne veut plus d’elle et sa famille qui pensait l’avoir placée ; elle va devoir trouver une solution de vie par elle-même. Son mari, policier tué lors d’une intervention, lui laisse son poste comme c’est la tradition. Elle va devenir policière et découvrir l’arrière du décor d’une société cultivant les injustices. A travers une enquête qu’elle va mener, c’est un véritable état des lieux de cette société historiquement et structurellement construite sur l’inégalité ; celle-ci est l’ADN national. On connait le système de castes, mais elle se traduit de bien d’autres manières. Ce film embrasse donc toute cette complexité et traite diverses facettes de l’injustice faites à des pans entiers de la société : les veuves, les intouchables, les musulmans,… tous ceux-ci sont les premières victimes d’une police corrompu, d’une justice inexistante pour protéger les vulnérables,… Mais au travers de la fiction et les yeux de Santosh ; les réalités indiennes actuelles ne sont pas présentés dans un film à thèse, didactique et documentaire ; on est bien dans une fiction engagée et de bonne facture. Par contre à embrasser trop de sujets, le film aurait pu nous perdre ; mais sa densité ne fait que renforcer notre attention et l’intérêt que l’on peut lui porter. Si on est optimiste ; on aimerait à penser que c’est le genre de film qui pourrait faire voler en éclat les castes et un fonctionnement sociétal archaïque. Et si on ne regarde que la fiction, on assiste aussi à un polar classique assez glaçant et millimétré.
Il faisait partie des 3 films indiens présentés à Cannes en 2024 ; peut-être celui qui a fait le moins parlé, mais celui qui m’a le plus convaincu car il mêle adroitement thriller et drame social. Et donc peut être vu par un public non averti. Un premier long prometteur.
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Gentil
Gentil

4 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 janvier 2025
Film interessant et moderne. Il donne une vision de l'Inde différente des clichés habituels, dur mais a instructif et à voir !
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

98 abonnés 4 506 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 janvier 2025
Son mari policier tué en service, la jeune Santosh prend sa place suivant le programme dit de "recrutement compassionnel"... Santosh apprend le métier en subalterne sur le meurtre sordide d'une jeune fille.
Je ne sais pas si le film est destiné prioritairement au public indien ou au spectateur occidental; il est clair que dans le second cas, avant même que commence l'intrigue, le reflet de la société indienne que donne la réalisatrice, entre misère et insalubrité, est aussi édifiant qu'atterrant. On ne découvre pas la grande pauvreté en Inde, mais le rappel est troublant.
Le constat accablant de la société indienne dressé par la cinéaste se poursuit dans le polar. S'il n'est pas dénué d'intensité, ce n'est pas pour une question de suspense ni à propos de l'identité du criminel; Sandhya Suri poursuit son réquisitoire en multipliant les thématiques, à commencer par l'état de délabrement de la police, qu'on découvre en même temps que Santosh: policiers improductifs et sexistes, usage de la torture et de la corruption. C'est abrupt sans caricature. La réalisatrice n'oublie pas d'évoquer les archaïsmes des castes et les antagonismes religieux. Et puis, tout au long du film, apparait la question centrale de la place des femmes et de la considération qu'on leur porte, que Sandhya Suri n'a pas besoin de surligner.
Si la fin du film est un peu plus conventionnelle dans sa conclusion policière et morale, la cinéaste aura su ne pas alourdir le récit par des intentions mélodramatiques ou par la thèse appuyée.
L'immersion m'a paru réaliste; elle est dépaysante autant qu'inconfortable.
Fiers R.
Fiers R.

209 abonnés 925 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 janvier 2025
S’il y a bien un pays dont le cinéma ne parvient pas à s’exporter outre ses frontières c’est bien l’Inde. Et pourtant, elle détient l’industrie cinématographique la plus prolifique et bénéfique au monde à côté d’Hollywood. Cette industrie, on l’a très justement nommée Bollywood. Sauf que culturellement, ces films ne parlent quasiment à personne de par leur particularité qui ne touche que ce pays, certes le plus peuplé au monde. En effet, voir des personnages chanter et danser sur de la musique indienne dans des productions fastueuses qui durent souvent des heures ne plaît que très peu au public occidental et à ceux d’autres pays du monde. Il est donc étonnant de voir débarquer à Cannes cette année deux films classiques (ou devrait-on dire hors du sérail de Bollywood) en salles après avoir eu en plus la primeur d’une sélection en compétition à Cannes. Il y a eu le contemplatif « All we imagine as light » qui a obtenu le Grand Prix du Jury et ce « Santosh » qui concourait dans la section Un Certain Regard et qui a fait forte impression. Et si l’on ajoute à cela les films d’action qui commencent à sortir par chez nous, dont l’excellent et impressionnant « Kill » et son jeu de massacre ferroviaire, il semblerait que l’Inde commence à s’exporter avec des films plus adaptés à nos contrées avec brio.

Avec ce « Santosh » on entre à la fois dans une veine de polar comme les affectionne tant les américains et les sud-coréens mais qui garde son identité hindou propre de façon marquée, mais également dans une peinture de l’Inde rurale avec ses us et coutumes. Car ici le contexte est tout aussi – si ce n’est plus – important que l’intrigue. Et c’est d’ailleurs sur cette dernière partie que le premier long-métrage de l’indienne Sandhya Suri nous convainc le plus. À travers le portrait de cette jeune veuve qui va devenir agente de la paix – l’équivalent de policière municipale chez nous – à la place de son mari suite à une loi étonnante propre à l’Inde et de sa première enquête sur un viol suivi d’un meurtre, la cinéaste va ausculter son pays de manière passionnante et instructive. La corruption, la place de la femme, l’absence de véritable justice, la place des musulmans dans la culture hindou, les intouchables et le système de castes, ... Tout cela est admirablement montré en filigrane de l’enquête policière et nous captive. Au final, bien plus que le suspense et des pistes suivies par notre jeune policière et sa supérieure qui la prend sous son aile. Et le film dépeint aussi bien les traditions de l’Inde des campagnes que l’on oppose à celle des villes. Un décorum inédit pour le spectateur occidental, presque documentaire, mais tout à fait édifiant et intéressant.

Malheureusement, il n’en est pas de même pour la partie polar puisque l’histoire de ce meurtre et de la recherche du coupable est d’une trivialité qui joue en défaveur du film. S’il n’était pas hindou, ce suspense ne vaudrait pas grand-chose tant il n’a rien d’exaltant ni de bien original et palpitant. D’ailleurs, il semblerait que l’intrigue ne soit pas la préoccupation majeure de la cinéaste au vu comment l’enquête avance. Même sa résolution, rapide et elliptique, en est la preuve. En résulte un manque de tension, un manque d’enjeux et un certain décrochage s’opère une fois passée la surprise et la découverte de cette œuvre des antipodes. Et comme le long-métrage dure plus de deux heures, on ne peut nier que longueurs et lenteurs s’accumulent rendant le visionnage parfois un peu neurasthénique. Une vingtaine de minutes en moins n’aurait pas amoindri la force du film, au contraire. Heureusement, l’aspect naturaliste de « Santosh » et des interprètes vraiment investies et justes permettent de passer outre. Mais si le versant plongée dans le pays nous conquiert, il est vrai que le polar nous déçoit.

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