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Arthur Brondy
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1,5
Publiée le 20 mai 2025
C’est un été comme un autre pour Babis et ses deux jumeaux Konstantinos et Elsa. Sur l’île de Poros, les vacances semblent paisibles jusqu’à la rencontre de leur mère. Le rythme est très lent, les dialogues pas très marquant et la beauté des paysages ne parvient pas à rattraper un récit un peu fade.
On rentre facilement dans l'histoire avec des personnages assez délurés et certaines scènes cocasses. Puis des longueurs où l'on s'ennuie en attendant impatiemment le dénouement. Filmé format vacances avec des effets assez originaux.
Vu en avant 1ère sur une cession de cinéma surprise. Rythme assez lent, a des similitudes très légères dans le style sur la montage, les couleurs, les couleurs d’aftersun (mais n’est pas du tout du même niveau !) A voir par curiosité dans un moment où la programmation est un peu faible
Que ça fait du bien ce beau Cinéma! KYUKA, AVANT LA FIN DE L'ÉTÉ, un film grec réjouissant, d'une grande liberté et grande finesse, trés émouvant et drôle. Magnifiques acteurs, une relation frère/soeur rarement vue si belle au cinéma. Trés lumineux!
Kyuka est un intéressant film grec de Kostis Charamountis, présenté dans la décapante section ACID du dernier festival de Cannes.
Il est construit d'une façon très curieuse. Au début, on a l'impression qu'il s'agit d'un simple film de vacances montrant un homme et ses deux enfants vivre sur leur bateau, amarré dans une délicieuse île grecque.
Le scénario ne se dévoile que très lentement et va s'avérer d'une grande subtilité (je ne peux en révéler plus sans gâcher le plaisir de la découverte).
Le format 4/3, la qualité de la lumière, l'originalité du montage (une scène montée "à l'envers", des enchaînements parfois hyper-saccadés, des ellipses radicales, des séquences en boucle) rendent le film à la fois aimable et intrigant. Certaines scènes, comme une impayable séquence de pêche lors de laquelle deux hommes veulent absolument pêcher le plus gros poisson, sont extrêmement réussies, dans un style qui mêlent causticité, nostalgie et émotion.
Le tout pourra peut-être vous irriter par son caractère un peu trop artificiel, mais pour ma part j'ai été agréablement surpris par ce premier film prometteur.
Dans ce récit estival, tout semble simple en surface : un père célibataire, ses deux adolescents, une maison de vacances sur une île grecque. Mais très vite, le quotidien vacancier s’effrite, rattrapé par le passé, par les silences d’une famille incomplète et les blessures laissées à demi cicatrisées. L’arrivée inattendue de la mère biologique des jumeaux, comme un fantôme revenu à la lumière, vient troubler l’équilibre fragile de ce trio solaire.
Charamountanis filme avec une tendresse désarmante. Il capte les gestes minuscules, les silences entre deux répliques, la lumière qui glisse sur une peau encore salée d’avoir nagé. Le film est ludique et malin, riche en expérimentations formelles, chaque détail compte. Le temps n’est plus linéaire, il devient émotion.
Kyuka ne cherche pas à tout expliquer. Il nous laisse avec des sensations, des images, des questions. Et c’est justement ce qui en fait un film profondément humain. Une œuvre lumineuse, qui parle de liens familiaux avec subtilité et poésie, et qui prouve que parfois, le plus grand des bouleversements peut naître dans le calme.
Le prochain été se rapproche à grands pas et vous ne savez peut-être pas comment vous allez l’occuper. Le réalisateur grec Kostis Charamountanis a une proposition à vous faire : il vous invite à venir le retrouver « avant la fin de l’été » sur un voilier et sur une île grecque dans un film qui va parfois vous paraitre laisser ses interprètes improviser en totale roue libre mais qui in fine, va, se révéler attachant et émouvant. Critique complète sur https://www.critique-film.fr/critique-express-kyuka-avant-la-fin-de-lete/
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2,0
Publiée le 18 mars 2025
"Kyuka: Before Summer's End" fait plus ou moins suite à "Kioku Before Summer Comes", ce court-métrage estival dans lequel on retrouvait déjà Elsa Lekakou et Konstantinos Georgopoulos, qui incarnaient deux adolescents nostalgiques de leurs vacances d'été. La nostalgie est toujours présente, mais c'est surtout l'instant présent qui compte et ce qui est en train de se jouer. De vieilles blessures, des non-dits, de la complicité, l'espoir d'une réconciliation, il s'agit d'une chronique estivale légère et solaire qui est fidèle à son cadre lumineux. Pour accentuer cela, Kostis Charamountanis partage des moments comme s'il nous montrait des vidéos de vacances. Il prend aussi quelques libertés avec un style parfois expérimental. J'ai parfois eu l'impression qu'il voulait trop en faire, ce qui pour le coup n'est pas en phase avec l'ambiance et le cadre. "Kyuka" a de belles images, une atmosphère agréable, mais le récit est quand même superficiel avec pas mal d'éléments inutiles. Bref, c'est beau, mais sans plus.
Vu à la reprise de l'ACID : Chronique solaire comme il pourrait y en avoir tant d'autres, Kyuka a pour lui une photographie sublime et un jeu de la mise en scène et du montage qui crée un sentiment très étrange et émouvant.
L'été, la mer, un voilier occupé par un père et ses deux adolescents : le voyage en Grèce que nous offre le premier long métrage de Kostis Charamountanis est a priori alléchant. Méfiance quand même, le film a fait partie de la sélection ACID pour Cannes 2024, ce qui induit une originalité dans le propos et/ou la forme, pas nécessairement au goût de tout un chacun. Passe encore pour le format carré, assez inutile eu égard au sujet du film, mais ce n'est rien par rapport au degré de singularité que nous "inflige" le cinéaste grec. En vrac, nous avons droit à des conversations anodines, des dialogues qui se chevauchent (les sous-titres ne suivent plus), des coupures de son volontaires, de nombreuses considérations sur les plaisirs de la pêche, à la ligne ou au harpon, ou encore de longs moments dignes d'un documentaire sur la faune marine. A cela s'ajoute une B.O systématiquement surprenante, soit grandiloquente, soit composée de chansons mièvres. Du cinéma quasi expérimental, idéal pour les festivals mais voué à un maigre public en salles, malgré des critiques qui ne manqueront pas de saluer un film "libre et inspirant." Ben, voyons ! Ah oui, le sujet, en filigrane, est celui de la famille, décomposé ou recomposé, on ne saurait dire.
C’est bien déroulé, le film a un charme et un propos intéressants. Cependant la partie expérimentale vient à l’encontre de tout cela - elle intervient un peu tard, apporte presque de la confusion.
Le film aurait été plus émouvant sans, à mon sens.