David est un Juif gay qui vit en Italie loin de sa famille. La mort d’un oncle l’oblige à revenir à Buenos Aires. Son père est plongé dans un profond coma ; sa mère le veille à son chevet et n’arrive pas à imaginer sa mort pourtant certaine. David, lui, cherche sa place, dans un monde qui ne lui en fait pas.
"Moi, ma mère et les autres" est une comédie familiale douce amère, une tragédie pas vraiment tragique, bref une tramédie comme il est désormais convenu de qualifier ce genre de films. Son titre original, passablement intraduisible, "Los domingos mueren más personas" [le dimanche est le jour de la semaine où on enregistre le plus de décès], est d’ailleurs bien dans la tonalité de ce film à l’humour triste.
On s’attache à son héros, David, un gros nounours dépressif, qui enchaîne les rebuffades amoureuses auprès de tous les hommes qu’il tente en vain de draguer. Pourtant, il n’a rien de très sympathique cet anti-héros égoïste en surpoids, qui n’offre à sa mère rongée par l’angoisse et le chagrin qu’un soutien bien parcimonieux avant le tout dernier plan.
Iair Said, qu’on avait aperçu dans "Los Delicuentes" interprète le rôle principal et tient la caméra. Marche-t-il sur les pas de Woody Allen avec ce personnage ? Si tel est le cas, c’est hélas avec moins d’humour et moins de profondeur. Aussi propre soit-elle, sa mise en scène a un parfum de déjà-vu qui lui ôte quasiment tout intérêt.
Film vendu comme"la comédie argentine de l'année" mais absolument pas drôle mais pas inintéressante. spoiler: Le film s"ouvre sur le personnage principe , argentin, gay, juif et un peu en surpoids. Son petit ami l'a largué et son père est dans le coma...le film restera un peu dans cette mélancolie en suspens alors que le héros doit traverser sa famille pas classique et essayer de sortir de sa dépression amoureuse.
Pas une comédie donc, même si un petit humour juif version argentine remonte parfois dans les dialogues entre le fils et sa mère !
Le titre français du premier long-métrage de Iair Said, Moi, ma mère et les autres, est sans doute moins "amusant" que l'originel, Los domingos mueren más personas, mais il est certainement plus fidèle au ton général du film. Lequel, malgré la sympathie que l'on éprouve pour son personnage principal, prénommé David (toujours Iai Said), gracieux dans sa lourdeur, est bien moins original qu'il ne souhaiterait l'être, rappelant quelques portraits spoiler: de familles juives déjà vus dans plusieurs films argentins, avec son content d'humour et de mélancolie, ceux de Daniel Burman, par exemple. L'on peut comprendre que l'ACID l'ait choisi dans sa sélection 2024 et c'est un cinéma de situations qui manie l'ironie et la tendresse avec une certaine subtilité mais l'exercice a ses limites et n'a pas vocation à plaire à tout un chacun, notamment ceux qui privilégient des scénarios plus structurés, incluant éventuellement des changements de rythme plus fréquents. spoiler: En gros, si vous n'appréciez que modérément les affres de David, en surpoids, Juif et homosexuel, et sa pittoresque famille, il y a peu de chances d'apprécier un film qui se déroule pratiquement en vase clos, "les autres" représentant une terre inconnue assez peu explorée.