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Uther Zendrest
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2,0
Publiée le 30 juin 2025
Franchement c'est un peu longuet. Roschdy Zem joue pas bien. Et le coté sauveur envers et contre tous, ca manque de nuance. Lyna Khoudri dont le goût récent pour les bads boys casse son charme on y croit plus (adieu les années papicha), erreur de casting. Par contre les seconds rôle au top les français de l'ambassade ou les talibans plus vrai que nature.
Vu en avant première c'est un biopic qui mérite d'être vu car ce qui c'est passé à Kaboul est terrible l'acteur Roschdy Zem et Lyna Khoudri incarne parfaitement leurs rôles on se met à la place des personnes qui étaient sur place on sursaute, je conseille fortement ce biopic car cela permet de découvrir ce qui c'est vraiment passé là bas.
Il y a des lieux dont on ne revient jamais vraiment. Les héros de ce film ont sans doute laissé quelque chose d'eux-mêmes à Kaboul en 2021. Martin Bourboulon est un storyteller hors pair. Il dirige ce film avec maîtrise et sans emphase et nous embarque, avec une efficacité chirurgicale, dans cette odyssée afghane haletante et bouleversante. Lyna Khoudri, Sidse Babett Knudsen et Roschdy Zem sont très bons et on les suit avec une intense empathie dans leur angoissante aventure.
"13 jours et 13 nuits" s'impose comme un thriller d'une intensité rare, une œuvre qui ne lâche jamais son spectateur. La force du film réside d'abord dans sa capacité à nous plonger au cœur de l'évacuation de Kaboul, offrant une immersion viscérale dans le chaos et la tension palpable de ces jours décisifs. La réalisation, d'une précision chirurgicale, notamment dans les scènes de foule d'une ampleur impressionnante, parvient à restituer fidèlement l'urgence et la désorientation de la situation. On est véritablement happé par l'action, l'adrénaline ne faiblissant jamais. Le casting est sans faute. Roschdy Zem, une fois de plus, confirme son statut d'acteur majeur. Son interprétation est d'une justesse remarquable ; le rôle semble taillé sur mesure, lui permettant d'incarner avec une authenticité déconcertante le défi humain et logistique de l'opération. À ses côtés, Sidse Babett Knudsen livre une performance absolument remarquable en journaliste. Son personnage, loin d'être un simple artifice narratif, est un vecteur essentiel de la tension dramatique, risquant sa vie pour documenter les événements et offrant une perspective cruciale sur le terrain. Au-delà de l'aspect purement thriller, le film est un témoignage poignant de ce qu'ont vécu des milliers de personnes en Afghanistan. Il nous confronte à l'inimaginable et souligne, avec une gravité nécessaire, la fragilité de la paix et la résilience humaine face à l'adversité. "13 jours et 13 nuits" rend également un hommage appuyé au travail souvent méconnu de nos militaires et diplomates, dont l'engagement a permis de sauver de nombreuses vies afghanes. La présence glaçante des Talibans sert de rappel constant à la menace et à l'espoir tenace de voir un jour leur régime s'effondrer. En somme, c'est un film puissant et maîtrisé, qui allie divertissement de haute volée et propos percutant. Il devrait sans aucun doute trouver son public, notamment pendant la fête du cinéma. 16/20
Je ne comprends pas certaines critiques très négatives sur ce fIlm vraiment excellent : la réalisation parvient à rendre haletant ce sujet très délicat, la tension est palpable tout au long du film jusqu'au climax. Le jeu des acteurs est quant à lui exceptionnel : Roschdy Zem bien sûr mais aussi Lynz Khoudri et Sidse Babett Knudsen
La grande force de ce film - qui justifie à elle seule d’aller le voir - est son incroyable réalisme à raconter cette épisode incroyable du retrait d’Afghanistan.
Roshdy Zen en chef de la sécurité de l’ambassade de France et Sidse Babett Knudsen en journaliste courageuse sont particulièrement convaincants.
Je met rarement une note aussi élevée. Un film dont on sort pas indemne. La reconstitution est frappante de réalisme. Que ce soit à l’ambassade ou l’aéroport. Haletant des premières secondes à la fin. Le plus terrible est que ce soit une histoire vraie…
Je n'ai pas souvenir d'un film m'ayant donné autant la "chair de poule". Un sentiment de révolte ne m'a pas quitté tout au long du film. Le talent de Rochdy Zem n'est plus à démontrer depuis bien longtemps et ce rôle lui colle à la peau. Un film à voir pour ne pas oublier cet épisode tragique et penser à ce peuple afghan qui souffre sous le joug des talibans.
Un film sous tension du début à la fin, on ne voit pas le temps passer et quelle claque ! Roschdy Zem est parfait dans son rôle et le spectateur découvre les traits d’une histoire vraie sous un angle nouveau, insoupçonné. Ça m’a bouleversée.
Adapter au cinéma un fait historique récent, les américains le font sans arrêt et souvent très bien. En France, avec ce genre de sujet, on est d’habitude assez frileux. C’est pour cela que « 13 Jours 13 Nuits », le nouveau film de Martin Bourboulon, mérite qu’on s’y attarde. Bourboulon est un réalisateur qui nous a plutôt proposé des films en costumes ces dernières années, avec des fortunes diverses. Ici, c’est un film de guerre auquel on assiste, cloué sur notre fauteuil de cinéma. Cloué nous sommes car en deux heures, la tension nerveuse ne baissera quasiment à aucun moment. Autant dire qu’on sort de la séance assez lessivé. Même dans les rares moments de calme, on reste dans un état de tension car on se doute que le pire peut arriver à chaque seconde. De ce point de vue le film tient parfaitement ses promesses. Habillé d’une musique efficace (signée Gaétan Roussel) et qui a bon gout de ne pas appuyer encore plus les effets et la nervosité, « 13 Jours 13 Nuits » impressionne par la reconstitution des nombreuses scènes de foules et de chaos, qui se succèdent de façon infernale et qui rendent assez bien, je dois dire, l’état de frénésie et de désespoir qui s’est emparé d’un peuple sur le point de retomber dans la nuit. Je n’ai pas toujours été fan du travail de Martin Bourboulon mais ici, honnêtement, la reconstitution de l’Afghanistan et des évènements est très réussie. Le scénario est adapté du récit du vrai Mohamed Bida, aujourd’hui en retraite, et qui a collaboré au film. Je l’ai entendu dire en interview qu’à part quelques détails un tout petit peu romancé, le récit est fidèle aux souvenirs très douloureux qu’il a de cette opération. Je n’ai donc aucune raison de remettre en cause la crédibilité et la véracité de ce que j’ai vu à l’écran. Et pourtant, c’est peu dire que cette exfiltration en 3 étapes est un tour de force de logistique, de courage et d’abnégation qui est à mettre au crédit des militaires français en poste d’abord, et de la France tout court ensuite, qui a exfiltré vraiment le maximum de personnes possibles en un minimum de temps. spoiler: L’opération, comme le film peut se découper artificiellement en trois parties : sortir de l’ambassade par la route et en convoi (négocier avec las talibans), faire la route entre l’ambassade et l’aéroport (la partie sans doute la plus difficile nerveusement) puis une fois à l’aéroport, dans un chaos indescriptible, tenter d’embarquer. 13 jours et 13 nuits pour réussir à sauver quelques 400 vies. Si on ne sait pas que le fil est inspiré de fait réel, on peut croire par moment à un délire de scénariste, spoiler: notamment avec l’épisode surréaliste du chef taliban . Le film nous laisse sur une impression de gâchis et de désespoir devant ce qu’est devenu aujourd’hui ce pays si beau et si mal entouré géographiquement (revoir « Riberboom ») où ceux qui ne sont pas encore morts (et surtout celles qui ne sont pas encore mortes) doivent souhaiter de l’être bientôt. Si l’enfer moderne ressemble à quelque chose, je cois que le film de Martin Bourboulon s’en approche grandement. C’est Roschddy Zem qui incarne Mohamed Bida, et on peut dire qu’il lui rend honneur. On connait son talent, on n’est pas vraiment surpris. A ses cotés il y a deux actrices, Lyna Khoudri et Sidse Babett Knudsen, qui lui donne parfaitement la réplique. La première incarne une jeune franco-afghane, interprète, et qui va devoir se montrer très courageuse et résiliente, et la seconde une journaliste pas moins courageuse mais aussi parois peu inconsciente du danger spoiler: et qui ne va pas passer loin d’allonger la trop longue liste les journalistes tués dans l’exercice de leur fonction. Aux coté des ces trois rôles titres, un nombre important de comédiens qui complète ce tableau aussi réaliste que funeste. « 13 Jours 13 Nuits » est un film sans doute perfectible sur des détails mais qui n’a vraiment pas à rougir de sa qualité. C’est surtout une séance de cinéma si intense que je ne pas prête d’oublier.
En août 2021, les Américains abandonnent l’Afghanistan aux Talibans. La France lance l’opération Apagan pour fermer son ambassade, rapatrier son personnel diplomatique et consulaire et avec lui plusieurs milliers d’Afghans persécutés par le régime.
Commandant de police, attaché de sécurité de police adjoint à l’ambassade de France en Afghanistan, à quelques semaines de la retraite, Mohamed Bida a raconté les treize jours qui ont séparé l’annonce du départ des forces américaines d’Afghanisatn et son décollage de l’aéroport de Kaboul dans un livre autobiographique. Avec un groupe de policiers du RAID et en lien avec l’ambasadeur de France, mon ami David Martinon, replié à l’aéroport international, il a accueilli à l’ambassade plusieurs centaines de réfugiés afghans titulaires d’un visa pour la France. Fils de harki, il tenait à les protéger et à les évacuer. Les hélicoptères ayant subi des tirs d’artillerie, la voie aérienne leur était fermée pour quitter l’ambassade. Mohamed Bida et ses hommes ont dû affréter des bus et négocier avec les talibans qui contrôlaient les rues un accord pour autoriser leur transit jusqu’à l’aéroport. Arrivés sur place, il a pendant dix jours encore, sur instructions de Paris identifié, accueilli et exfiltré plusieurs centaines d’Afghans qui cherchaient à fuir le régime.
C’est cette histoire vécue que Martin Bourboulon, le réalisateur à succès de comédies grand public ("Papa ou Maman") et de films historiques ("Eiffel", "Les Trois Mousquetaires"), a reconstitué au Maroc, faute de pouvoir tourner en Afghanistan. Pour interpréter le rôle du commandant Bida, il a fait le bon choix avec Roschdy Zem qui lui insuffle ce mélange parfait d’hyper-virilité et d’humanité. Pour le rôle de l’interprète masculin qui a accompagné Bida dans ses négociations, il a fait le choix plus discutable d’une actrice. Et pour faire bonne mesure, il a inventé de toutes pièces une journaliste courageuse, jouée par Sidse Babett Knudsen ("Borgen", "L’Hermine", "La Fille de Brest").
Le résultat a des airs de blockbuster américain. Il en a surtout les défauts : des scènes d’action paroxystiques dont on sait par avance l’issue heureuse, rien sur la guerre en Afghanistan, les ressorts du retrait américain, l’offensive éclair des talibans ou le régime théocratique qu’ils mettent en place, rien non plus sur les personnages réduits à des caricatures.