Martin Bourboulon semble vouloir franchir un cap. Après les adaptations ciné des grands romans historiques du XIXe siècle, l'estime du public populaire ne lui suffit plus, le voilà parti à l'assaut du cinéma politique contemporain. Adaptant à l'écran les mémoires d'un soldat français en Afghanistan, il raconte les derniers jours de Kaboul. Les Talibans, l'inquiétude des civils, la fuite des occidentaux, il y a matière à un grand film politique. Mais Martin Bourboulon reste lui-même ; passées les évidences sur le rapport des Talibans aux femmes, l'analyse s'arrête là. On reste sur un film d'action avec des gentils et des méchants, des soldats courageux et des politiques incapables... simplicité et manichéisme. Après tout, c'est ce qui marche le mieux. Mais ne soyons pas trop dur, si c'est raté pour la finesse politique, le divertissement est cependant très réussi. Le rythme est très bien maitrisé, la tension monte progressivement, pourront-ils partir ? On devine à l'avance qui va mourir et qui va s'en sortir, certes, mais on se laisse prendre au jeu. Il n'échappera à personne qu'il y a beaucoup d'emprunts à "Argo" de Ben Affleck (2013), ainsi que des scènes inspirées de "La voix d'Aïda" de Jasmila Zbanic (2020). Il n'y a ni le souffle du premier ni la subtilité du second, mais le film est tout de même très réussi. Un changement de registre raté mais un divertissement réussi.
Globalement le film est très bien mené, on est scotché par le suspense et on ne voit pas le temps passer. Quelques fois les ficelles du scénario sont très très grosses, mais le reste est très convaincant.
Mise en scène interessante et bravo au réalisateur. Je suppose que le film a été au Maroc et l’environnement s’apprêtait à l’atmosphère de Kaboul. R Zem est fait pour cette histoire vraie et bravo pour son interprétation excellente. En revanche L Khoudri ne m’a pas inspiré
Je sais gré à Martin Bourboulon de ne pas s'être contenté de l'approche à la Paul Greengrass avec caméra qui bouge dans tous les sens, mais bien d'avoir visé une ampleur de mise en scène à la Spielberg. Cela étant, je trouve qu'il ne maîtrise pas tout à fait le sujet pour en faire un grand film : les situations, très confuses, s'en tiennent à un suspens assez basique de "tirera, tirera pas" et le héros n'est guère approfondi ou remis en question (humaniste, d'accord, mais de là à mentir aux collègues ?). Mais heureusement, le charisme de Roschdy Zem, toujours impeccable, tire le film au-dessus des barricades.
Quand les talibans sont revenus en ville l’ambassade de France a été la dernière à fermer, ce film raconte son évacuation. Un film largement tiré de faits et de personnages réels qui se regarde sans grand étonnement mais qui est bien mené. Comme l’exfiltration pliée au delà des règles et de la diplomatie. Kathryn Bigelow aurait sans doute fait mieux mais Bourboulon réussi sa mission.
Un bon film d’aventure, sur un lieu de guerre, l’ Afganistan. Budget en adéquation avec le sujet abordé, belle réalisation dynamique de Martin Bourboulon, qui arrive à créer un bon suspens , alors qu’il n’y a finalement que peu de scènes de combats. De très gros moyens avec du matériel militaire, de nombreux figurants, des avions de combats. Roschdy Zem est très bon , dans un rôle plus dynamique que d’habitude , moins dans l’introspection, et cela lui va bien .
Découvert par hasard lors d’une émission mettant en avant le Festival de Cannes, je me suis laisse tenter à découvrir ce film et je n’ai pas été déçu. Le genre de film que l’on peut et doit montrer dans les cours d’histoire. Les équipes qui ont travailler sur le film ont vraiment délivrer une très belle œuvre. Une pensée également aux personnes qui ont réellement vécus les faits racontés.
Les derniers jours de l’ambassade de France en Afghanistan, lors de l’arrivée des talibans. Comment sauver des centaines de ressortissants sous le régime et le feu des mollahs, en évitant le pire ? Un fait historique qui se transforme en thriller, un scénario en béton font de ce film une vraie réussite. Et en plus c’est une histoire vraie !
Sur le registre des films de guerres (contemporaines ce qui fait que tout un chacun en a une vision, une opinion, une version), une séquence de chaos qui en évoque bien d’autres quand une armée, une puissance quitte dans la précipitation un pays devant l’avancée de ses « libérateurs », quels qu’ils soient. C’est fort, c’est puissant, c’est prégnant. L’auteur du récit éponyme adapté ici sur grand écran avec force moyens techniques et humains on s’en doute (puisque le spectateur s’y retrouve comme pour de vrai) souligne qu’il n’en est pas revenu indemne. Le spectateur non pas. pas