Tyler Perry, à la fois acteur, présentateur et réalisateurs de films et de séries, livre ici son film le plus accessible à un large public. Pas qu’il soit un cinéaste pointu ou de films expérimentaux mais il s’est spécialisé dans les œuvres à destination du public afro-américain dont l’interminable saga des « Madea » qu’il interprète et qui compte plus de dix opus. Des films totalement inconnus ailleurs et jamais distribués chez nous qui cartonnent pourtant aux USA. Un réalisateur de niche donc qui tourne principalement avec des acteurs afro-américains sur des sujets qui leur sont souvent dédiés. Avec « À bout », il propose pour une fois un film qui pourra toucher tout le monde quand bien même, le long-métrage s’illustre encore une fois au sein de la même population.
C’est peut-être aussi l’un de ses films les plus sérieux, loin de comédies potaches ou des thrillers de seconde zone nourrissant cette blaxploitation dont il s’est fait l’étendard. « À bout » contient en lui une forte dose de cinéma social. On n’est pas chez Ken Loach non plus mais la descente aux enfers de son personnage est guidée par un important sous-texte social et par les problèmes de société auxquels sont confrontés les afro-américains depuis des décennies et que le trumpisme ne risque pas d’améliorer. Dans la même veine qu’un « Chute libre », que « Un après-midi de chien » ou que le petit film français « Très bien... merci », le personnage principal va subir un enchaînement de coups du sort presque kafkaïen qui vont le pousser jusqu’au point de rupture. Le film se différencie ensuite par un concours de circonstances l’amenant sur le chemin du film de braquage.
On peut dire que malgré de gros défauts dommageables et peu étonnants de la part du réalisateur, « À bout » est assez réussi dans l’ensemble et distrait indubitablement. Sur son versant dramatique, le film est particulièrement déchirant notamment grâce à la prestation habitée et émouvante de Taraji P. Henson. On vibre avec elle et l’empathie ressentie pour son personnage est au maximum. Sur l’aspect suspense, le film est aussi très pertinent, on est captivé sans aucune minute d’ennui par le tracé de cette victime devenue coupable. La mise en scène est classique mais le rythme est soutenu et on est vraiment embarqué par le thriller tout autant qu’on est bouleversé par le drame.
Malheureusement, le film a la main très lourde sur ce qui tombe sur la tête du personnage. Le script y va peut-être un peu fort mais passons. Perry n’hésite pas non plus à pousser le pathos dans ses retranchements ce qui contredit parfois un peu les intentions. On se dit que plus de sobriété n’aurait pas fait de mal et nous aurait probablement encore plus touché. Et si « À bout » pointe avec beaucoup de force les dysfonctionnements de la société et la pression mis sur les classes les moins aisées broyées par le système américain, il n’évite pas toujours le manichéisme. Et le pire, qui est impardonnable, est de voir que le peu de personnages blancs sont des salauds finis sans aucune nuance. Ce genre de tendance est nauséabonde dans un film en 2025 et aboutit au contraire de l’effet recherché; dommage. Et, pour finir, le rebondissement final est l’exemple même de la fausse bonne idée : raté et inutile.
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un film percutant qui explore les difficultés sociales des mères célibataires et leur détermination à subvenir aux besoins de leurs enfants. c’est un long-métrage qui offre une représentation ancrée dans la réalité de leurs épreuves. Bien que le rebondissement de l'intrigue etait evident, le film a su conserver sa force narrative.
J’ai rarement été aussi bouleversé par un film. À bout m’a totalement happé : le parcours de cette mère, entre désespoir, lutte et résilience, m’a profondément touché. Taraji P. Henson est bouleversante de justesse. Son jeu, sans fard, m’a fait ressentir chaque émotion comme si je les vivais moi-même.
Ce que j’ai adoré, c’est la manière dont le film montre la dureté du réel, sans artifice. Il y a une forme de vérité brute qui résonne fort, surtout quand on est quelqu’un de sensible et qu’on aime comprendre ce que les gens vivent en silence. On ressort de là avec le cœur serré, mais aussi avec une forme de respect pour ceux qui se battent dans l’ombre.
Certes, ce n’est pas un film parfait (quelques longueurs peut-être), mais son intensité émotionnelle l’emporte sur tout le reste. J’aime quand un film me bouscule, me fait réfléchir, et me reste en tête longtemps. Celui-là, je ne l’oublierai pas de sitôt.
On ne peut malheureusement pas juger ce film sans évoquer le plot twist. Plus le temps passait plus j'avais une impression de déjà vu et cela se confirme. Il s'agit exactement des mêmes ressorts que le film Joker (le 1) sorti quelques années auparavant. Une personne passe une mauvaise journée et les choses dérapent. spoiler: le plot twist final avec le fait que les choses se passent dans sa tête c'est purement un copier coller sauce black industry US
Un sacrée capture d’un réalité vécue par des millions de personnes … Invitation à l’analyse et à la réflexion sur notre société; Tout y est parfaitement ficelé; Merci
J'ai bien aimé la fin . Jusqu'où un choc émotionnel , la pression et l'épuisement peuvent-ils déformer la réalité au point de nous pousser à faire n'importe quoi sans réfléchir ? Les dialogues sont niais , la laideur de la policiere siliconée me met mal à l'aise mais le film reste intéressant car il dénonce aussi l'injustice face aux besoins essentiels : manger , se loger et être soigné
Ce film m'a fait passer plein d'émotions et m'a tenu en haleine jusqu'au bout. Le jeu d'acteur est excellent, et je trouve les scènes de violences tout à fait crédible. Même si la méchanceté est un peu poussé à l'extrême pour concentrer tous ces problèmes en une seule journée, des gens se retrouvent véritablement dans des situations invivables dans le style. Je pense que les personnes ayant rédigé les mauvais avis dénonçant le côté "pas crédible" de l'histoire ont connu quelques privilèges qui les ont tenu éloigné de situations injustes, qui oui existent en dehors ce que l'on connait. spoiler: Le moment où les gens viennent la soutenir m'a beaucoup touché.
À bout tente de mixer drame familial et satire sociale, mais le mélange ne prend malheureusement pas. Les intentions sont là, avec des thèmes importants comme la pression au travail et les secrets de famille, mais l’exécution manque de nuance. Les acteurs, quoique investis, semblent parfois enfermés dans des dialogues convenus et peu naturels. Tyler Perry garde sa patte, mais son humour et son sérieux cohabitent sans harmonie. Le rythme est inégal : quelques moments de tension retiennent l’attention, mais trop de scènes traînent. Les engagements du film restent superficiels, sans véritable profondeur émotionnelle. Je lui attribue donc une note de 2/5.
Quand on regarde ce film on se dit c'est pas possible d'être aussi malchanceux, tout les problèmes qu'elle cumule malgré elle et qu'elle doit surmonter seule avec une fille à charge peu de parents y arriveraient. spoiler: Le twist de fin est terrible mais l'est encore plus pour un parent
Les projets de Tyler Perry c'est souvent ça passe ou ça casse. Avec À Bout, je ne savais pas à quoi m'attendre et je suis assez surpris. Le film est à la fois un drame intimiste, un huis clos haletant et un thriller psychologique. Taraji P. Henson est saisissante et remarquable de sincérité. L'intrigue est très poignante et je me suis retrouvé à lâcher une petite larme (voir deux ou trois). Le déroulé de l'histoire est quand même prévisible jusqu'à l'arrivé au plot twist de fin auquel j'étais très loin de l'avoir imaginé. Tyler Perry est un génie sur le suspense qu'il met dans ses longs-métrages et ses séries et les dialogues sont tellement profonds, surtout vrais et déchirants. J'avais un peu peur de la durée du film par rapport au sujet mais tout est bien ficelé, il se passe suffisamment de chose pour ne pas s'ennuyer.