Teresa
Note moyenne
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70 critiques spectateurs

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Fred le cinéphile
Fred le cinéphile

1 abonné 13 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 novembre 2025
Loin des biopics hagiographiques souvent convenus et sans surprise, ce film m’a happé littéralement par son audace, l'atmosphère très bien rendue du Calcutta des années 40, et sa réalisation pleine de passion et de fougue. Ceux qui ont connu Mère Teresa vont retrouver le côté rebelle de ses jeunes années face à l'institution et même son féminisme avant l'heure.
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 479 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 novembre 2025
Teresa s’impose comme une œuvre qui refuse la facilité du portrait hagiographique pour sonder la part sombre et lucide d’une femme en rupture avec l’ordre établi. Teona Strugar Mitevska choisit de montrer une foi à vif, tiraillée entre conviction, ambition et questionnement intérieur. Interprétée par Noomi Rapace, Teresa apparaît comme une figure déterminée, à la fois dure et fragile, portée par une énergie qui ne cherche jamais à séduire mais à déranger. Le film interroge la notion même de sainteté, non comme une image figée, mais comme une lutte permanente contre les carcans sociaux, religieux et patriarcaux.

La mise en scène joue sur une tension constante entre silence et déflagration émotionnelle, accentuée par une bande son rock et hard rock qui agit comme une externalisation de la violence intérieure. Ce choix sonore accompagne ce besoin d’être contre le courant, de résister, de ne pas se laisser absorber par un système rigide qui dicte les corps et les consciences. Le regard posé sur Teresa reste volontairement ambigu, laissant émerger ses contradictions, ses zones d’ombre et les polémiques liées à son héritage, sans jamais les effacer ni les justifier. Le film dessine ainsi un portrait complexe, dérangeant, mais nécessaire, où la foi se confronte à la morale contemporaine et où l’humanité prime sur le mythe.
LaureCiné
LaureCiné

1 critique Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 novembre 2025
Vu en avant-première.
Techniquement je l'ai trouvé très réussi, certains plans sont magnifiques, la réalisatrice a vraiment son style, assez unique ! L'actrice principale, Teona, montre à nouveau son talent !

En revanche petite déception au niveau du scénario : énormément d'éléments de fiction, certains aspects de cette grande personnalité sont totalement ignorés, c'est vraiment dommage ! Il manque quelque chose !
La bande-son, quand à elle, fait son effet, pas mal !
Sebastien
Sebastien

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 novembre 2025
Film hyper fort découvert à l'avant-première hier. Noomi Rapace juste incroyable et surtout découvert le personnage de Teresa sous un angle que je ne connaissais pas. Je vous encourage à aller le voir.
laurent c.
laurent c.

26 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 novembre 2025
J’ai vu le film en avant-première en présence de Noomi Rapace. Actrice incroyable. Le film est porté par une réalisation originale et le jeu de Noomi Rapace. Sur le fond j’attendais plutôt l’histoire de Mère Teresa, donc un peu déçu malgré tout
Marie-Noëlle L.
Marie-Noëlle L.

17 abonnés 87 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 novembre 2025
Vu en Belgique où il est sorti depuis qq semaines.
Étrange film sur les 7 jours qui précédent le début de l'indépendance de Mère Teresa de l'ordre dans lequel elle était engagée. Naomi Rapace est impressionnante dans ce rôle qui l'a change de d'habitude. Ne vous attendez donc pas à un film sur la vie de mère Teresa mais plutôt comment elle s'est forgé son caractère bien trempé !
Rémy LE BIHAN
Rémy LE BIHAN

23 abonnés 96 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 novembre 2025
Avant première , Toulon Liberté  Bien interprété par Noomi Rapace , mais je suis déçu de cette brève histoire d’un cours moment de la vie de Soeur Teresa , et la séquence de hard rock qui ne se prête pas s la situation.
Une allusion à l’avortement , sans conviction réelle !!
Dommage
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 782 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 novembre 2025
Qui est le film ?
Après ses portraits de femmes prises dans des tensions sociales et familiales, Mitevska s’attaque à l’une des figures les plus saisies du vingtième siècle, mais peut-être la moins interrogée : Mère Teresa. Le film ne promet ni réhabilitation ni procès. Il promet un décapage, un grattage du vernis pour faire apparaître la femme là où subsistait la statue. En choisissant une semaine décisive de la vie de Teresa, Mitevska installe son film dans un clair-obscur biographique, entre reconstitution et vertige intérieur, comme si la sainteté devait se lire non dans les faits mais dans ce qui les déborde. Le projet n’est ni démystificateur ni idolâtre.

Par quels moyens ?
Mitevska installe d’abord son film dans un dispositif formel qui mime l’enfermement. Le cadre temporel resserré, la sécheresse des lieux, l’absence du pittoresque indien forcent à entrer dans un espace mental plutôt que géographique. La bande-son, stridente, rock et parfois clashante, opère une désynchronisation fertile. La caméra épouse son agitation, son refus du repos, ce mouvement perpétuel : la sainteté, ici, n’est jamais stable, elle ne flotte pas en hauteur, elle racle le sol. Teresa ne s’explique pas. Elle s’éprouve.

Noomi Rapace fait de ce visage habituellement associé à la bonté une surface orageuse. Elle marche comme on attaque. Elle parle comme on tranche. Une femme écrasée par la structure patriarcale de l’Église mais reproduisant elle-même les modèles d’autorité les plus rigides. En ce sens, Teresa est une entrepreneuriale de la foi, une CEO qui redistribue, réorganise, contrôle, ajuste les meubles comme elle ajuste les consciences. Le film observe comment une vocation peut tourner à la maniaquerie, comment la discipline du renoncement peut devenir une forme d’emprise. Ce n’est jamais un portrait à charge, mais un portrait qui refuse d’ignorer l’ombre qui fait tenir la lumière.

L’arrivée du secret d’Agnieszka ouvre alors le véritable gouffre du film. Non pas le scandale moral, mais ce qu’il révèle : la fragilité du système que Teresa tente de bâtir, un système où l’ordre spirituel exige la négation du corps, et où toute maternité devient une menace. Alors que le film se garde de poser frontalement la question de l’avortement, Agnieszka met en péril l’ordre que Teresa projette. Mitevska laisse cette tension travailler le film comme une tumeur. Et Teresa protège et écrase dans un même geste.

L’un des gestes les plus puissants du film réside dans ce léger glissement vers le fantastique. Teresa apparaît parfois comme une héroïne giallo, poursuivie par ses propres visions, par des forces qui pourraient aussi bien être divines que délirantes. Le film emprunte au giallo et à Buñuel cette manière de faire entrer l’hallucination dans le champ du réel sans prévenir. La sainteté apparaît alors comme un état limite, un délire contrôlé dont l’Église serait la sage-femme silencieuse.

Le film refuse l’innocence. Teresa n’est jamais une victime pure ni une sainte immaculée. Mitevska se souvient de la figure controversée, de la femme accusée d’aimer la pauvreté plus que les pauvres, de l’emprise spirituelle qui se substituait parfois au soin réel. Mais cette dimension n’écrase pas la complexité du portrait. Le regard reste aimant, inquiet, fasciné par la puissance de cette femme qui veut sauver le monde en l’ordonnant selon ses propres obsessions. Mais dont le seul instant de grâce véritable tient dans cette scène où les murs semblent se resserrer sur Teresa et Agnieszka. Une image qui dit mieux que tout le film combien la spiritualité, lorsqu’elle devient structure de pouvoir, peut enfermer celles-là mêmes qui la portent.

Où me situer ?
La réussite de Mother tient à cette manière de rendre presque palpable la friction entre un idéal spirituel et les violences qu’il charrie inévitablement. Là où tant de biopics se satisfont d’une surface sanctifiée ou polémique, Teresa ose s’approcher de la zone brûlante, quitte à s’y consumer un peu. Ce que je lui reproche davantage tient à la dispersion de ses effets : une intensité souvent mal maîtrisée, des gestes répétés jusqu’à l’émoussement, des lignes narratives qui reviennent dire ce que le film avait déjà établi. Par moments, l’ensemble semble hésiter entre approfondir son trouble ou le décliner en variations superflues.

Quelle lecture en tirer ?
Ce que Teresa montre finalement, c'est comment une femme tente de marcher seule dans une structure qui la dépasse, comment son désir de pureté la conduit à reproduire les violences qu’elle combat, comment sa foi déborde, griffe, contredit, éclaire et aveugle. Mitevska nous invite à regarder là où le mythe se fissure, non pour le détruire mais pour lui rendre sa complexité humaine.
Coric Bernard

455 abonnés 851 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 novembre 2025
Ce film retrace une courte période de sept journées de la vie de Mère Teresa avant qu’elle quitte sa congrégation de Calcutta pour fonder l’ordre des missionnaires de la charité. La réalisation est sobre et très bien maitrisée. La réalisatrice macédonienne décrit bien le caractère à la fois farouche et déterminée de cette sœur légendaire qui est aussi en proie au doute mais qui reste malgré tout empreinte d’un altruisme exceptionnel. L’actrice qui joue le rôle de TERESA le fait avec une grande conviction et un grand talent.

Bernard CORIC

(film visionné en projection de presse le 12/11/2025 au cinéma ARLEQUIN à PARIS)
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 octobre 2025
Voici donc le long-métrage le plus ambitieux de Teona Strugar Mitevska, native de Skopje, la capitale de la Macédoine du Nord, toute comme son héroïne, Mère Teresa. Le film n’est pas un biopic, se concentrant sur sept jours cruciaux de l’existence de son personnage, en 1948, à Calcutta. Pas une hagiographie non plus, mais un portrait nuancé d’une femme intense, un brin rigide, mais audacieuse et intrépide, avec ses doutes, naturellement, quant à son engagement qui pourrait, après tout, être considérée comme l’expression d’un orgueil démesuré. Le film sort des sentiers battus de la sainteté, confrontant la religieuse à une situation extrême, tout en interrogeant les questions de la sororité, de la féminité et même de la maternité. La , avec ses morceaux de Hard Rock, déstabilise et convainc de l’originalité de la démarche, dans une approche qui essaie de se rapprocher d’une certaine vérité psychologique, forcément relative. Teresa est un film puissant sur une femme qui ne l'était pas moins, incarnée par une Noomi Rapace complètement investie qui trouve là son rôle le plus fort. Comme le dit Teona Strugar Mitevska : « Mère Teresa n’était pas parfaite, mais elle était remarquable. » Avant d’être sainte, n’était-elle pas humaine, avant tout ?
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