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Quentin
5 abonnés
89 critiques
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2,5
Publiée le 16 juillet 2025
Heureusement qu’Adèle incarne avec brio, cette caricature moderne. La satire tient davantage à elle qu’à un scénario convenu et inégal.
On ne se méprendra pas sur la réussite de la représentation grotesque d’un monde loin d’être imaginaire, mais le bât blesse et on a parfois envie de lever le poignet dans une salle où on ne sait pourtant qu’on ne passera pas l’heure et demie.
Je suis partie au bout de 30mn malgré un bon casting. Film que j’ai trouvé très vite ennuyeux, pas drole, insipide et dialogues plats. On sait très vite si on va accrocher ou pas !
spoiler: L'idée de départ est intéressante car très contemporaine. Mais le scenario et la réalisation tournent au rocambolesque et font perdre rout réalisme.
On retrouve la patte si caractéristique de Quentin Dupieux, à la fois facile et complexe. Un film facile par son ancrage dans un univers apparemment "normal", mais complexe par ses subtilités. L'accident de piano propose donc une forme de jonglage avec l'absurde qui peut rappeler, sous à plusieurs reprises "Le Daim".
J'ai d'abord cru que Dupieux allait s'attaquer aux profils d'influenceurs, mais il n'est pas tombé dans cette facilité. Le film est bien plus complexe que cela. Je ne pense pas qu'il faille sur-intellectualiser ses films, qui se distinguent par une certaine folie et un style déjanté. Cependant, le personnage de Magalie m'a intrigué et questionné.
On a du mal à prendre position, à l'identifier, à la caractériser. Elle est à la fois tout et son contraire : désintéressée de tout sauf de faire une vidéo qui trouve son public, calme mais empreinte d'une forme d'hystérie, attirant les foules à travers la caméra mais repoussante dans la vraie vie. C'est un personnage qui semble vivre pour les autres plus que pour soi, qui résume son existence à être vue plutôt qu'à vivre pleinement.
Thème intéressant bien que foulé et refoulé- les réseaux sociaux et la noirceur humaine- mais son traitement est franchement caricatural, sans justesse. Les personnages sont Manichéens, tous idiots ou horribles. Mais ce qui justifie ma note est la forme, terriblement lourde, se perdant en longueurs inutiles. Oui le thème est sordide, mais il n'est pas nécessaire de le faire ressentir au spectateur en lui faisant passer un aussi mauvais moment.
Grosse deconne sur le sujet des influenceurs, tout est excessif et provocateur… mais finalement c’est quand même une fable pas si loin de la réalité désolante
Fidèle à ses principes, Quentin Dupieux pousse une démonstration à l’extrême. Ici c’est la non sensibilité à la douleur Le jeu des acteurs est absolument extraordinaire. Le texte est subtile. Le tout nous emmène dans une absurdité totale. Merci pour ce moment. 
Après Daaaaaali ! et Le Deuxième Acte, Quentin Dupieux revient à un cinéma à la narration plus classique (à l’image de Yannick) avec L’Accident de piano. Une fois de plus, le film ne brille pas par une mise en image originale mais se démarque surtout par certains personnages décalés (ici Magaloche et la fratrie formée par Roméo et Karim). Ces derniers permettent à l’auteur de pointer la déshumanisation amenée par la célébrité et internet. Ainsi, l’ensemble est moins drôle que prévu mais semble fait pour évoquer cette thématique. Dupieux (qui, comme dans ses premiers films, compose la bande originale en retrouvant le pseudonyme qui l’avait rendu célèbre : Mr. Oizo) bénéficie, à nouveau, d’un très bon casting grâce aux présences d'Adèle Exarchopoulos (une fois de plus géniale dans un rôle où elle est, en plus, enlaidie de manière surprenante), Jérôme Commandeur, Sandrine Kiberlain, Karim Leklou et Gabin Visona. S’il n’est pas le meilleur film de Dupieux, L’Accident de piano reste donc plaisant à suivre tout en ayant une vision assez sombre sur la société actuelle.
Le film est du pur Quentin Dupieux, on retrouve toute la médiocrité de l'âme humaine, sa part d'ombre et la fange qui l'entoure, mais là où le film est original et pour moi un peu plus intelligent que les autres (les précédents) c'est qu'il dénonce une dure réalité, celle des réseaux sociaux et des influenceurs(-ceuses), ces réseaux qui nous manipulent, nous influencent et qui font vivre en marge de la réalité en trompant ceux qui y adhèrent. Adèle Exarchopoulos est méconnaissable, on peut parfois rire tant le déferlement de violence paraît sorti tout droit d'un scénario de bande-dessinée mais il pointe malheureusement aussi une bien sombre et triste réalité.
En sondant un certain star-system du web contemporain, par le biais d’une farce absurde et drôlement inquiétante, Quentin Dupieux passe à la moulinette de son regard critique et de son imagination déjantée la bêtise, la médiocrité, la vulgarité, le cynisme et le vide de sens de notre époque ou des produits de notre époque. Course à la célébrité et à l’argent facile, idiotie monstrueuse, insensibilité et amoralité, déshumanisation en marche… L’auteur et ses acteurs y vont franchement dans le "méchamment noir" pour essorer le grotesque et le pathétique des personnages et des situations, et pour en tirer un pur jus misanthrope. Ça ne fait pas dans la nuance, certes, c’est inégal et pas toujours bien foutu en termes de mise en scène (la séquence de l’accident de piano), certes encore, mais c’est unique, globalement bien vu et plus abouti scénaristiquement que certains opus du cinéaste, avec en prime une réflexion miroir réjouissante sur les spectacles débiles et le statut d’artiste.
« Seul compte le buzz ! Tout s’achète ! » : jolie petite philosophie de la vie moquée et dénoncée par Quentin Dupieux dans son dernier film, délirant comme d’habitude, mais pas seulement, comme d’habitude aussi. Ses trois héros (l’influenceuse devenue richissime en exploitant une tare de naissance, l’insensibilité à la douleur ; son homme à tout faire bien veule ; la journaliste moralisatrice mais ne reculant pas devant le chantage) sont méchants, bêtes et cupides et vivent dans un monde régi par les réseaux sociaux et le fric. Ils n’en sortiront pas indemnes, certains mêmes en périront ! C’est drôle, grinçant, horrible et très bien joué par Adèle Exarchopoulos, Jérôme Commandeur et Sandrine Kiberlain.
Un démarrage un peu longuet... avant que l'intrigue se mette enfin en place, et où l'on commence à comprendre quel genre de personne est vraiment Magalie :-) Magistralement interprétée par Adèle Exarchopoulos (je pèse mes mots) ! J'avais déjà entendu Quentin Dupieux louer ses qualités d'actrice dans une interview ancienne (à l'époque de "Mandibules", où Adèle était déjà bluffante), mais je peux le confirmer aujourd'hui : Adèle Exarchopoulos est une GRANDE actrice. Le face-à-face avec Sandrine Kiberlain est jubilatoire ; une scène qui mériterait d'entrer dans les annales du cinéma Français selon moi (l'avenir le dira). Note importante aux spectateurs : comme d'habitude avec les films de Dupieux, spoiler: il y a des morts :-) Je déconseillerais d'y emmener les enfants et les adultes sensibles. Je reverrai ce film avec plaisir d'ici quelques mois. Peut-être pas le meilleur de Dupieux ("Réalité" et "Yannick" gardent ma préférence). Et loin d'être le pire (coucou "Steak"). Mais il mérite un deuxième visionnage (ou davantage si affinité). De par son ambiance inquiétante et/ou son humour noir, il se rapproche du "Daim" et de "Fumer fait tousser". Merci Quentin Dupieux !
Dupieux délaisse ici l’absurde léger pour un vitriol glacé. À travers Magalie, influenceuse tyrannique campée par une Adèle Exarchopoulos aussi glaçante que magnétique, le film radiographie une époque gangrenée par l’illusion de la connexion. Le regard est féroce, sans échappatoire — pas même l’humour habituel. Même Jérôme Commandeur, impeccable en souffre-douleur résigné, semble écrasé par la vacuité ambiante. Une fable cruelle, presque clinique, sur la solitude.