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Après Daaaaaali ! et Le Deuxième Acte, Quentin Dupieux revient à un cinéma à la narration plus classique (à l’image de Yannick) avec L’Accident de piano. Une fois de plus, le film ne brille pas par une mise en image originale mais se démarque surtout par certains personnages décalés (ici Magaloche et la fratrie formée par Roméo et Karim). Ces derniers permettent à l’auteur de pointer la déshumanisation amenée par la célébrité et internet. Ainsi, l’ensemble est moins drôle que prévu mais semble fait pour évoquer cette thématique. Dupieux (qui, comme dans ses premiers films, compose la bande originale en retrouvant le pseudonyme qui l’avait rendu célèbre : Mr. Oizo) bénéficie, à nouveau, d’un très bon casting grâce aux présences d'Adèle Exarchopoulos (une fois de plus géniale dans un rôle où elle est, en plus, enlaidie de manière surprenante), Jérôme Commandeur, Sandrine Kiberlain, Karim Leklou et Gabin Visona. S’il n’est pas le meilleur film de Dupieux, L’Accident de piano reste donc plaisant à suivre tout en ayant une vision assez sombre sur la société actuelle.
Le film est du pur Quentin Dupieux, on retrouve toute la médiocrité de l'âme humaine, sa part d'ombre et la fange qui l'entoure, mais là où le film est original et pour moi un peu plus intelligent que les autres (les précédents) c'est qu'il dénonce une dure réalité, celle des réseaux sociaux et des influenceurs(-ceuses), ces réseaux qui nous manipulent, nous influencent et qui font vivre en marge de la réalité en trompant ceux qui y adhèrent. Adèle Exarchopoulos est méconnaissable, on peut parfois rire tant le déferlement de violence paraît sorti tout droit d'un scénario de bande-dessinée mais il pointe malheureusement aussi une bien sombre et triste réalité.
Je m’incline devant ce monument d’ennui. Longue vie au néant cinématographique. Encore une fois son style plaît ou ne plaît pas.
En sondant un certain star-system du web contemporain, par le biais d’une farce absurde et drôlement inquiétante, Quentin Dupieux passe à la moulinette de son regard critique et de son imagination déjantée la bêtise, la médiocrité, la vulgarité, le cynisme et le vide de sens de notre époque ou des produits de notre époque. Course à la célébrité et à l’argent facile, idiotie monstrueuse, insensibilité et amoralité, déshumanisation en marche… L’auteur et ses acteurs y vont franchement dans le "méchamment noir" pour essorer le grotesque et le pathétique des personnages et des situations, et pour en tirer un pur jus misanthrope. Ça ne fait pas dans la nuance, certes, c’est inégal et pas toujours bien foutu en termes de mise en scène (la séquence de l’accident de piano), certes encore, mais c’est unique, globalement bien vu et plus abouti scénaristiquement que certains opus du cinéaste, avec en prime une réflexion miroir réjouissante sur les spectacles débiles et le statut d’artiste.
« Seul compte le buzz ! Tout s’achète ! » : jolie petite philosophie de la vie moquée et dénoncée par Quentin Dupieux dans son dernier film, délirant comme d’habitude, mais pas seulement, comme d’habitude aussi. Ses trois héros (l’influenceuse devenue richissime en exploitant une tare de naissance, l’insensibilité à la douleur ; son homme à tout faire bien veule ; la journaliste moralisatrice mais ne reculant pas devant le chantage) sont méchants, bêtes et cupides et vivent dans un monde régi par les réseaux sociaux et le fric. Ils n’en sortiront pas indemnes, certains mêmes en périront ! C’est drôle, grinçant, horrible et très bien joué par Adèle Exarchopoulos, Jérôme Commandeur et Sandrine Kiberlain.
Un démarrage un peu longuet... avant que l'intrigue se mette enfin en place, et où l'on commence à comprendre quel genre de personne est vraiment Magalie :-) Magistralement interprétée par Adèle Exarchopoulos (je pèse mes mots) ! J'avais déjà entendu Quentin Dupieux louer ses qualités d'actrice dans une interview ancienne (à l'époque de "Mandibules", où Adèle était déjà bluffante), mais je peux le confirmer aujourd'hui : Adèle Exarchopoulos est une GRANDE actrice.
Le face-à-face avec Sandrine Kiberlain est jubilatoire ; une scène qui mériterait d'entrer dans les annales du cinéma Français selon moi (l'avenir le dira).
Note importante aux spectateurs : comme d'habitude avec les films de Dupieux, spoiler: il y a des morts :-)
Je déconseillerais d'y emmener les enfants et les adultes sensibles.
Je reverrai ce film avec plaisir d'ici quelques mois. Peut-être pas le meilleur de Dupieux ("Réalité" et "Yannick" gardent ma préférence). Et loin d'être le pire (coucou "Steak"). Mais il mérite un deuxième visionnage (ou davantage si affinité). De par son ambiance inquiétante et/ou son humour noir, il se rapproche du "Daim" et de "Fumer fait tousser".
Merci Quentin Dupieux !
Le face-à-face avec Sandrine Kiberlain est jubilatoire ; une scène qui mériterait d'entrer dans les annales du cinéma Français selon moi (l'avenir le dira).
Note importante aux spectateurs : comme d'habitude avec les films de Dupieux, spoiler: il y a des morts :-)
Je déconseillerais d'y emmener les enfants et les adultes sensibles.
Je reverrai ce film avec plaisir d'ici quelques mois. Peut-être pas le meilleur de Dupieux ("Réalité" et "Yannick" gardent ma préférence). Et loin d'être le pire (coucou "Steak"). Mais il mérite un deuxième visionnage (ou davantage si affinité). De par son ambiance inquiétante et/ou son humour noir, il se rapproche du "Daim" et de "Fumer fait tousser".
Merci Quentin Dupieux !
Dupieux délaisse ici l’absurde léger pour un vitriol glacé. À travers Magalie, influenceuse tyrannique campée par une Adèle Exarchopoulos aussi glaçante que magnétique, le film radiographie une époque gangrenée par l’illusion de la connexion. Le regard est féroce, sans échappatoire — pas même l’humour habituel. Même Jérôme Commandeur, impeccable en souffre-douleur résigné, semble écrasé par la vacuité ambiante. Une fable cruelle, presque clinique, sur la solitude.
Quentin Dupieux semble à la fois faire un pas de côté et à la fois continuer son exploration de l’absurde. Dans l’accident de piano, le spectateur découvre Magalie, incarnée à la perfection par Adèle Exarchopoulos, une star du web qui fuit la médiatisation mais qui se retrouve contrainte de donner une interview. Certains passages sont drôles et réussi, même si Dupieux ne parvient plus vraiment à nous surprendre.
Je n’ai pas accroché
C’est bien joué mais le rôle principal est insupportable. spoiler:
Je me suis ennuyé . Je suis resté car je n’étais pas seul.
C’est bien joué mais le rôle principal est insupportable. spoiler:
Je me suis ennuyé . Je suis resté car je n’étais pas seul.
On voit une actrice fabriquer mille et une mimiques pour tenter d’être drôle sans y parvenir du tout, son jeu est caricatural, si elle n’avait pas la reconnaissance de ses pairs qui la protège de tout, on verrait à quel point elle joue mal dans ce film.
On commence à en avoir marre des films de Dupieux qui sont des court métrages beaucoup trop financés que l’on oublie en sortant de la salle, ou peut être même pendant qu’on le regarde. Les décors et certains plans sont beaux mais c’est à la limite la moindre des choses quand on sait le prix que ce projet a coûté. L’univers est rempli de vide et ce film aussi.
On commence à en avoir marre des films de Dupieux qui sont des court métrages beaucoup trop financés que l’on oublie en sortant de la salle, ou peut être même pendant qu’on le regarde. Les décors et certains plans sont beaux mais c’est à la limite la moindre des choses quand on sait le prix que ce projet a coûté. L’univers est rempli de vide et ce film aussi.
Vu la bande annonce j'y suis allé à reculons même si j'apprécie beaucoup en général (donc pas tout) le cinéma de Quentin Dupieux. Et c'était plutôt une bonne surprise. Cet accident de piano est dans sa forme plus sage et construit comme un film plus classique que d'habitude. C'est une sorte de biopic imaginaire d'une youtubeuse / tiktokeuse à succès comme il en existe à la pelle sur les réseaux faisant des absurdités et autres pranks débiles pour avoir des vues. Bon elle a une particularité physique dû à sa maladie qui a créé cet enchainement qu'elle a pas forcément planifié. De l'argent gagné facilement. Et c'est de toute cette vacuité dont va se servir Dupieux pour nous dépeindre une série de personnages aussi méprisables les uns que les autres. Cet accident de piano est pour moi dans la continuité directe de son précédent et excellent précédent film Le Deuxième acte. Précédemment avec intelligence artificielle et le wokisme, puis là avec les réseaux sociaux il interroge une société nihiliste ou le capitalisme aura tout absorbé même l'individu qui n'est plus que l'outil de lui même. On sent Dupieux s'interroger à travers tout ça sur sa place de cinéaste, d'artiste....
Quentin fidèle à lui-même, mêlant le trash aux sentiments profonds. Pas déçu comme d'habitude à voir pour les inconditionnels et même les autres !!
Un film complément barré, une satire au vitriol des réseaux sociaux avec leurs influenceurs néfaste pour l équilibre de notre société.
Quentin Dupieux livre avec « L’Accident de Piano » son film le plus misanthrope, du mois parmi ceux que j’ai vu. Sur 1h28 (durée assez longue si on regarde sa filmographie), il explose tout ce qui le débecte dans la société d’aujourd’hui : les pseudos vedettes du net, les gens versatiles, cyniques, sans culture et sans morale, les journalistes prêts à tout et les fans débiles, bref : la médiocrité moderne. Il met en scène, avec la singularité qu’on lui connait, une jeune femme immédiatement antipathique
spoiler:
qui le restera jusqu’à la dernière image
, entourée de gens qui sont soit débiles, soit arrivistes, soit les deux à la fois. Mise en scène décalée, musique conceptuelle, il nous épargne quand même pas mal de scènes gores quant aux vidéos de Magaloche. La pauvre fille se fait écraser, bruler, électrocuter, charcuter volontairement et il a la bonne idée de ne pas rajouter le voyeurisme à la liste des horreurs qu’il dénonce. Reste que son film est malgré tout assez violent, spoiler: notamment à la fin quand les choses dérapent. Car il n’est nul besoin d’être malin, forcément que les choses vont déraper, avec un postulat de départ comme le sien.
La dernière image, onirique et symbolique, peut être interprétée de plein de façon. Son film se laisse regarder, sans ennui, même si on a du mal à croire tout ce qu’on voit. Il faut dire que le personnage de Magalie, incarnée par une Adèle Exarchopoulos méconnaissable, est totalement taré. Enlaidie comme ses pas possible (même ses vêtements sont hideux), on ne la comprend pas ; spoiler: tout juste laisse-t-elle entendre, entre deux paroles venimeuses, qu’elle fait tout cela parce qu’elle se déteste mais l’explication est un peu courte.
Elle prétend avoir fait 3 ans de psychothérapie, on se demande bien quelle type de psy elle a rencontré ! Détestable, sans morale et sans affect, Exarchopoulos a du s’amuser comme une folle avec ce genre de rôle improbable, et elle est parfaitement dans le ton de ce personnage insaisissable. Les seconds rôles ne sont pas en reste : Karim Leklou en fan (très) débile, Jérôme Commandeur en assistant personnel cynique et Sandrine Kiberlain en journaliste faussement onctueuse, que des pointures qui n’ont pas peur d’en faire des tonnes, mais c’est leur rôle qui veut cela. Car « L’Accident de Piano » est une farce alors forcément tout y est excessif. C’est une farce qui peut être drôle (mais il faut aimer l’humour très noir) mais qui est surtout une farce cinglante, morbide, et qui n’a pas peur de dénoncer à la sulfateuse. Du coup, si on est adepte de la subtilité il vaut mieux passer son chemin (d’ailleurs des spectateurs sont sortis au milieu du film, ce qui est assez rares avec les films que je vais voir). Devant « L’Accident de Piano », on se souvient que l’idée d’internet, au départ, c’était la plus grand bibliothèque de savoir du monde, l’espace libre où toutes les connaissances pouvait de mutualiser, pour faire grandir l’Homme, pour tirer vers la haut. On aurait du se douter que l’être humain étant ce qu’il est, ca allait devenir la plus grande invention débilitante de l’histoire de l’Humanité. Ici cette débilité est incarnée par Magalie, pauvre fille sans morale (et sans culture : « C’est qui Spielberg ? ») qui gagne 10 000 fois ce que les médecins qui la sauvent gagnent en une vie, en s’infligeant toutes les blessures du monde, devant des fans voyeurs et hilares. Culte de la débilité, culte de l’argent facile, Dupieux dénonce à l’acide sulfurique. Mais est-ce une démonstration efficace ? Derrière la farce morbide, est ce qu’il réussi à faire réfléchir ceux qui ne sont pas déjà convaincu par son propos ? Je ne sais pas, ce n’est pas sur du tout. Un peu faible sur le fond, « L’Accident de Piano » restera surtout comme le rôle le plus improbable d’Adèle Exarchopoulos, une comédienne qui n’en finit pas de surprendre par le choix audacieux de ses rôles.
, entourée de gens qui sont soit débiles, soit arrivistes, soit les deux à la fois. Mise en scène décalée, musique conceptuelle, il nous épargne quand même pas mal de scènes gores quant aux vidéos de Magaloche. La pauvre fille se fait écraser, bruler, électrocuter, charcuter volontairement et il a la bonne idée de ne pas rajouter le voyeurisme à la liste des horreurs qu’il dénonce. Reste que son film est malgré tout assez violent, spoiler: notamment à la fin quand les choses dérapent. Car il n’est nul besoin d’être malin, forcément que les choses vont déraper, avec un postulat de départ comme le sien.
La dernière image, onirique et symbolique, peut être interprétée de plein de façon. Son film se laisse regarder, sans ennui, même si on a du mal à croire tout ce qu’on voit. Il faut dire que le personnage de Magalie, incarnée par une Adèle Exarchopoulos méconnaissable, est totalement taré. Enlaidie comme ses pas possible (même ses vêtements sont hideux), on ne la comprend pas ; spoiler: tout juste laisse-t-elle entendre, entre deux paroles venimeuses, qu’elle fait tout cela parce qu’elle se déteste mais l’explication est un peu courte.
Elle prétend avoir fait 3 ans de psychothérapie, on se demande bien quelle type de psy elle a rencontré ! Détestable, sans morale et sans affect, Exarchopoulos a du s’amuser comme une folle avec ce genre de rôle improbable, et elle est parfaitement dans le ton de ce personnage insaisissable. Les seconds rôles ne sont pas en reste : Karim Leklou en fan (très) débile, Jérôme Commandeur en assistant personnel cynique et Sandrine Kiberlain en journaliste faussement onctueuse, que des pointures qui n’ont pas peur d’en faire des tonnes, mais c’est leur rôle qui veut cela. Car « L’Accident de Piano » est une farce alors forcément tout y est excessif. C’est une farce qui peut être drôle (mais il faut aimer l’humour très noir) mais qui est surtout une farce cinglante, morbide, et qui n’a pas peur de dénoncer à la sulfateuse. Du coup, si on est adepte de la subtilité il vaut mieux passer son chemin (d’ailleurs des spectateurs sont sortis au milieu du film, ce qui est assez rares avec les films que je vais voir). Devant « L’Accident de Piano », on se souvient que l’idée d’internet, au départ, c’était la plus grand bibliothèque de savoir du monde, l’espace libre où toutes les connaissances pouvait de mutualiser, pour faire grandir l’Homme, pour tirer vers la haut. On aurait du se douter que l’être humain étant ce qu’il est, ca allait devenir la plus grande invention débilitante de l’histoire de l’Humanité. Ici cette débilité est incarnée par Magalie, pauvre fille sans morale (et sans culture : « C’est qui Spielberg ? ») qui gagne 10 000 fois ce que les médecins qui la sauvent gagnent en une vie, en s’infligeant toutes les blessures du monde, devant des fans voyeurs et hilares. Culte de la débilité, culte de l’argent facile, Dupieux dénonce à l’acide sulfurique. Mais est-ce une démonstration efficace ? Derrière la farce morbide, est ce qu’il réussi à faire réfléchir ceux qui ne sont pas déjà convaincu par son propos ? Je ne sais pas, ce n’est pas sur du tout. Un peu faible sur le fond, « L’Accident de Piano » restera surtout comme le rôle le plus improbable d’Adèle Exarchopoulos, une comédienne qui n’en finit pas de surprendre par le choix audacieux de ses rôles.
Quelques moments drôles, par le comique de situation, c’est sûr, et un bon jeu général d’Exarchopoulos et de Kiberlain.
Mais pas tout le temps en raisons de la mise en scène où l’on sent trop que c’est écrit, et du jeu mauvais des autres personnages secondaires, dont Commandeur…
Mais pas tout le temps en raisons de la mise en scène où l’on sent trop que c’est écrit, et du jeu mauvais des autres personnages secondaires, dont Commandeur…
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