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Un Dupieux typique.
Commence par une comédie cynique qui nous amuse beaucoup, pour ensuite instiller le malaise. Il aime beaucoup ébranler le spectateur.
Il y a beaucoup du « Daim » et du « 2eme Acte ».
On voit bien le message inquiétant qu’il veut nous faire passer.
Mais voilà, attention, à ainsi réemployer les recettes de manière très ostentatoire, le réalisateur risque de tourner en rond et nous laisser un sentiment de déjà-vu.
J’ai préféré à ce titre « Yannick » qui aborde une dynamique un peu plus positive avec un soupçon de tendresse. Et « Daaaaalí » qui maîtrisait en plus futé l’absurde et le non-sens.
Commence par une comédie cynique qui nous amuse beaucoup, pour ensuite instiller le malaise. Il aime beaucoup ébranler le spectateur.
Il y a beaucoup du « Daim » et du « 2eme Acte ».
On voit bien le message inquiétant qu’il veut nous faire passer.
Mais voilà, attention, à ainsi réemployer les recettes de manière très ostentatoire, le réalisateur risque de tourner en rond et nous laisser un sentiment de déjà-vu.
J’ai préféré à ce titre « Yannick » qui aborde une dynamique un peu plus positive avec un soupçon de tendresse. Et « Daaaaalí » qui maîtrisait en plus futé l’absurde et le non-sens.
Excellent casting, sujet jamais abordé et traité avec un humour grinçant jubilatoire. Un bon cru de Dupieux.
Exarchopoulos excelle dans ce rôle de psychopathe sans morale et prends toute la lumière. À côté, Commandeur, Kiberlain et Leklou sont plus transparents mais c’est pour mieux servir le film, pour que tout tourne autour de « Magaloche », influenceuse insensible à la douleur. Du pur Dupieux comme j’aime.
L'absurdité, les insultes, la rivalité journaliste / influenceuse, le politiquement incorrecte comme beaucoup m'ont plu. Je trouvais le jeu d'Adèle Exarchopoulos too much au début mais on comprend vite que c'est volontairement stéréotypé, puis on s'accroche au perso. En revanche, on pourrait reprocher à Quentin Dupieux de faire une critique un peu trop premier degré des réseaux sociaux et des "jeunes", donnant un ton légèrement boomer au film, bien qu'il y ait un message juste. Je trouvais aussi que ça aurait pu aller plus loin, qu'il aurait pu y avoir plus de rythme, le résultat est moins scandaleux et plus fade qu'on pourrait l'imaginer.
Ce film est indiqué comme une comédie et par les comédiens du film, on pouvait penser que c'était une comédie.
Mais j'ai eu très peu l'occasion de rire.
Je trouve que Quentin Dupieux a voulu montrer le monde actuel et la petitesse des humains. Ca manque de finesse et de drôlerie. Je suis déçu, je pense que le sujet peut être mieux traité. Dommage. Bravo quand aux acteurs et surtout à Adèle.
Mais j'ai eu très peu l'occasion de rire.
Je trouve que Quentin Dupieux a voulu montrer le monde actuel et la petitesse des humains. Ca manque de finesse et de drôlerie. Je suis déçu, je pense que le sujet peut être mieux traité. Dommage. Bravo quand aux acteurs et surtout à Adèle.
Le film m'a rappeler le daim, et on voit qu'Adèle Exarcopoulos se fait un plaisir d'interpréter ce personnage !
Comme d’habitude (à quelques exceptions près) avec Quentin Dupieux, un concept fort et original mais une mise en œuvre inaboutie et paresseuse, comme si le réalisateur s’arrêtait pile à la frontière qui sépare le film sympathique mais mineur de l’œuvre véritablement aboutie qui assume et va au bout du sens de son propos.
Pourtant, comme d’habitude, le film est maîtrisé : l’histoire est originale et bien vue, les acteurs sont bons, la mise en scène est inventive. Quentin Dupieux conjugue son humour absurde et potache à une poésie abstraite et mélancolique et pose un œil acéré et redoutablement juste sur notre société, pour en exhiber et en dénoncer sincèrement ses travers. Malheureusement, son côté poseur et la distance ironique qu’il prend avec son œuvre la condamne à une certaine superficialité (à notre époque, il n’y a que l’image et le fric facile qui compte, rendez-vous compte ma bonne dame ! – tu parles d’une découverte), alors qu’il a indéniablement le talent et le potentiel pour rendre son œuvre beaucoup plus marquante. Lorsqu’il s’affranchit de son concept et de ses gimmicks pour les mettre au service de son propos, des tripes et de l’émotion, ce qui n’est que partiellement le cas ici.
Pourtant, comme d’habitude, le film est maîtrisé : l’histoire est originale et bien vue, les acteurs sont bons, la mise en scène est inventive. Quentin Dupieux conjugue son humour absurde et potache à une poésie abstraite et mélancolique et pose un œil acéré et redoutablement juste sur notre société, pour en exhiber et en dénoncer sincèrement ses travers. Malheureusement, son côté poseur et la distance ironique qu’il prend avec son œuvre la condamne à une certaine superficialité (à notre époque, il n’y a que l’image et le fric facile qui compte, rendez-vous compte ma bonne dame ! – tu parles d’une découverte), alors qu’il a indéniablement le talent et le potentiel pour rendre son œuvre beaucoup plus marquante. Lorsqu’il s’affranchit de son concept et de ses gimmicks pour les mettre au service de son propos, des tripes et de l’émotion, ce qui n’est que partiellement le cas ici.
Plutôt décevant : Quentin Dupieux devient «normal», il fait une histoire qui se tient, il fait la morale (les réseaux sociaux c’est pas bien), sans rien d’extraordinaire, du cinéma plan-plan, on rit à peine, le jeu d’acteur est limité… On est loin de ses précédents films complètement déjantés et assez jouissifs (Yannick, Daaaaaali!, Le deuxième acte), ou parfois ratés (Fumer fait tousser) mais on moins il essayait. Là il n’essaye plus. Du cinéma (presque) mainstream sans originalité. Un écart passager, on l’espère.
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Après un mystérieux accident de piano, Magali Moreau, une célèbre influenceuse (Adèle Exarchopoulos), accompagnée de son secrétaire (Jérôme Commandeur), se réfugie dans un chalet au cœur des Alpes pour récupérer de ses blessures. Un fan (Karim Leklou) a tôt de fait de la reconnaître et de la harceler. Une journaliste (Sandrine Kiberlain) a vent d’un lourd secret et menace de l’éventer si Magali n’accepte pas une interview exclusive.
Quentin Dupieux est de retour, un an tout rond après "Le Deuxième Acte" qui avait fait l’ouverture de Cannes et dont le culot transgressif m’avait bluffé, dix-huit mois après "Daaaaaalí !" et deux ans après "Yannick" qui, sans m’enthousiasmaient autant, étaient déjà sacrément bluffants.
Quentin Dupieux se heurte désormais à un défi. L’effet de surprise ne joue plus. Pire : son cinéma, basé sur la transgression, semble condamné à une impossible surenchère. Le risque pour lui est de sombrer dans le grand n’importe quoi. On pouvait d’ailleurs craindre avec "Mandibules" ou "Fumer fait tousser" que Quentin Dupieux y ait cédé.
Mais Dupieux réussit avec "L’Accident de piano" à nous surprendre, à nous faire grincer des dents et à nous faire réfléchir.
La surprise, elle vient de l’interpétation déjantée d’Adèle Exarchopoulos. On l’avait, et moi plus souvent qu’à mon tour, rangée au nombre des bimbos de service, trop sexy pour être tout à fait honnête, pas assez intelligente pour assumer des rôles plus exigeants. Ce qu’elle ose ici, dans ce rôle absolument haïssable, est sidérant. Elle a réussi à s’inventer un rictus impayable, mi hyène mi humain.
Les dents grincent devant un film dont le scénario ne recule devant aucune outrance. La misanthropie atteint des sommets. Dupieux use de la liberté que sa célébrité lui a donnée. Il s’autorise des développements qu’aucun producteur ne soutiendrait chez un réalisateur moins connu. À ce titre, pour une fois, Dupieux clôt son propos – il nous avait frustrés avec des films ultra brefs et des fins bâclées – avec des choix scénaristiques chaque fois plus radicaux que les précédents
Et nos cerveaux sont stimulés dans un film moins absurde que les précédents. Dupieux prend depuis "Yannick" un tour plus politique en interrogeant la question de la célébrité et en dénonçant notre culture superficielle du paraître. Magali, nous dit-on, est devenue mondialement célèbre en tournant des séquences vidéo d’une rare bêtise. Sa célébrité, loin de la responsabiliser, l’a aigrie et a aggravé son égoïsme et sa rancœur. Ses fans, incarnés par Karim Leklou et son petit frère, sont au moins aussi bêtes et aussi veules qu’elle.
Rien n’échappe à cette purge radicale. On rit beaucoup devant "L’Accident de piano". On ne rit pas de gaîté de cœur. C’est un rire amer, grinçant. Mais qui a dit que le cinéma devait faire du bien ?
Quentin Dupieux est de retour, un an tout rond après "Le Deuxième Acte" qui avait fait l’ouverture de Cannes et dont le culot transgressif m’avait bluffé, dix-huit mois après "Daaaaaalí !" et deux ans après "Yannick" qui, sans m’enthousiasmaient autant, étaient déjà sacrément bluffants.
Quentin Dupieux se heurte désormais à un défi. L’effet de surprise ne joue plus. Pire : son cinéma, basé sur la transgression, semble condamné à une impossible surenchère. Le risque pour lui est de sombrer dans le grand n’importe quoi. On pouvait d’ailleurs craindre avec "Mandibules" ou "Fumer fait tousser" que Quentin Dupieux y ait cédé.
Mais Dupieux réussit avec "L’Accident de piano" à nous surprendre, à nous faire grincer des dents et à nous faire réfléchir.
La surprise, elle vient de l’interpétation déjantée d’Adèle Exarchopoulos. On l’avait, et moi plus souvent qu’à mon tour, rangée au nombre des bimbos de service, trop sexy pour être tout à fait honnête, pas assez intelligente pour assumer des rôles plus exigeants. Ce qu’elle ose ici, dans ce rôle absolument haïssable, est sidérant. Elle a réussi à s’inventer un rictus impayable, mi hyène mi humain.
Les dents grincent devant un film dont le scénario ne recule devant aucune outrance. La misanthropie atteint des sommets. Dupieux use de la liberté que sa célébrité lui a donnée. Il s’autorise des développements qu’aucun producteur ne soutiendrait chez un réalisateur moins connu. À ce titre, pour une fois, Dupieux clôt son propos – il nous avait frustrés avec des films ultra brefs et des fins bâclées – avec des choix scénaristiques chaque fois plus radicaux que les précédents
Et nos cerveaux sont stimulés dans un film moins absurde que les précédents. Dupieux prend depuis "Yannick" un tour plus politique en interrogeant la question de la célébrité et en dénonçant notre culture superficielle du paraître. Magali, nous dit-on, est devenue mondialement célèbre en tournant des séquences vidéo d’une rare bêtise. Sa célébrité, loin de la responsabiliser, l’a aigrie et a aggravé son égoïsme et sa rancœur. Ses fans, incarnés par Karim Leklou et son petit frère, sont au moins aussi bêtes et aussi veules qu’elle.
Rien n’échappe à cette purge radicale. On rit beaucoup devant "L’Accident de piano". On ne rit pas de gaîté de cœur. C’est un rire amer, grinçant. Mais qui a dit que le cinéma devait faire du bien ?
Un des plus longs Quentin Dupieux mais pas le meilleur. Ça se regarde relativement bien et l'histoire d'une influenceuse complètement déconnectée qui part en vrille est plutôt bien vue mais il manque un petit quelque chose par rapport aux autres films de Dupieux, moins de folie que d'habitude notamment dans les seconds rôles. Par exemple Jérôme Commandeur est sous exploité. Son rôle de décolle pas.
Casting très bon. Et c"est tout. Comédie ? Pas un rire. Reste a écrire une bonne histoire et un bon scenario pour faire un film. Ici , encore une fois , impossible de comprendre l'intention de ce film.
Une critique au vitriol des influenceurs, de leurs fans , des journalistes, et cela dans l’univers hors du commeun de Quentin Dupieux. Super film une fois de plus pour ce réalisateur si original
Pas vraiment convaincu par la nouvelle livraison de Dupieux : à l'humour noir dans la veine du "Daim", "L'accident de piano" vaut comme souvent par sa direction d'acteur et certains dialogues qui font mouche. Reste que, finalement, le traitement de cette influenceuse internet manque de folie et l'interview dans le gymnase s'éternise. Un final massacre un chouia trop attendu.
J'ai l'impression que Quentin Dupieux est revenu à sa veine plus concernée comme Réalité, Le Daim ou Yannick, mais il nous a tellement pris pour des cloches dernièrement que je reste circonspect.
Quentin Dupieux se tente à la satire des réseaux sociaux, mais quel échec
Le sujet n’est pas maîtrisé, on croirait voir la métaphore d’une personne âgée sur internet. De ce fait l’absurdité du cinéma de dupieux perd toute sa substance et on se retourne avec un film qui se montre faussement profond et réfléchit rendant le tout ridicule.
Le sujet n’est pas maîtrisé, on croirait voir la métaphore d’une personne âgée sur internet. De ce fait l’absurdité du cinéma de dupieux perd toute sa substance et on se retourne avec un film qui se montre faussement profond et réfléchit rendant le tout ridicule.
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