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Les sorties de Philippe
78 abonnés
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2,5
Publiée le 4 juillet 2025
Plutôt décevant : Quentin Dupieux devient «normal», il fait une histoire qui se tient, il fait la morale (les réseaux sociaux c’est pas bien), sans rien d’extraordinaire, du cinéma plan-plan, on rit à peine, le jeu d’acteur est limité… On est loin de ses précédents films complètement déjantés et assez jouissifs (Yannick, Daaaaaali!, Le deuxième acte), ou parfois ratés (Fumer fait tousser) mais on moins il essayait. Là il n’essaye plus. Du cinéma (presque) mainstream sans originalité. Un écart passager, on l’espère. > Plus d’infos culture sur mon Instagram "Les sorties de Philippe"
Après un mystérieux accident de piano, Magali Moreau, une célèbre influenceuse (Adèle Exarchopoulos), accompagnée de son secrétaire (Jérôme Commandeur), se réfugie dans un chalet au cœur des Alpes pour récupérer de ses blessures. Un fan (Karim Leklou) a tôt de fait de la reconnaître et de la harceler. Une journaliste (Sandrine Kiberlain) a vent d’un lourd secret et menace de l’éventer si Magali n’accepte pas une interview exclusive.
Quentin Dupieux est de retour, un an tout rond après "Le Deuxième Acte" qui avait fait l’ouverture de Cannes et dont le culot transgressif m’avait bluffé, dix-huit mois après "Daaaaaalí !" et deux ans après "Yannick" qui, sans m’enthousiasmaient autant, étaient déjà sacrément bluffants.
Quentin Dupieux se heurte désormais à un défi. L’effet de surprise ne joue plus. Pire : son cinéma, basé sur la transgression, semble condamné à une impossible surenchère. Le risque pour lui est de sombrer dans le grand n’importe quoi. On pouvait d’ailleurs craindre avec "Mandibules" ou "Fumer fait tousser" que Quentin Dupieux y ait cédé.
Mais Dupieux réussit avec "L’Accident de piano" à nous surprendre, à nous faire grincer des dents et à nous faire réfléchir.
La surprise, elle vient de l’interpétation déjantée d’Adèle Exarchopoulos. On l’avait, et moi plus souvent qu’à mon tour, rangée au nombre des bimbos de service, trop sexy pour être tout à fait honnête, pas assez intelligente pour assumer des rôles plus exigeants. Ce qu’elle ose ici, dans ce rôle absolument haïssable, est sidérant. Elle a réussi à s’inventer un rictus impayable, mi hyène mi humain.
Les dents grincent devant un film dont le scénario ne recule devant aucune outrance. La misanthropie atteint des sommets. Dupieux use de la liberté que sa célébrité lui a donnée. Il s’autorise des développements qu’aucun producteur ne soutiendrait chez un réalisateur moins connu. À ce titre, pour une fois, Dupieux clôt son propos – il nous avait frustrés avec des films ultra brefs et des fins bâclées – avec des choix scénaristiques chaque fois plus radicaux que les précédents
Et nos cerveaux sont stimulés dans un film moins absurde que les précédents. Dupieux prend depuis "Yannick" un tour plus politique en interrogeant la question de la célébrité et en dénonçant notre culture superficielle du paraître. Magali, nous dit-on, est devenue mondialement célèbre en tournant des séquences vidéo d’une rare bêtise. Sa célébrité, loin de la responsabiliser, l’a aigrie et a aggravé son égoïsme et sa rancœur. Ses fans, incarnés par Karim Leklou et son petit frère, sont au moins aussi bêtes et aussi veules qu’elle.
Rien n’échappe à cette purge radicale. On rit beaucoup devant "L’Accident de piano". On ne rit pas de gaîté de cœur. C’est un rire amer, grinçant. Mais qui a dit que le cinéma devait faire du bien ?
Un des plus longs Quentin Dupieux mais pas le meilleur. Ça se regarde relativement bien et l'histoire d'une influenceuse complètement déconnectée qui part en vrille est plutôt bien vue mais il manque un petit quelque chose par rapport aux autres films de Dupieux, moins de folie que d'habitude notamment dans les seconds rôles. Par exemple Jérôme Commandeur est sous exploité. Son rôle de décolle pas.
Casting très bon. Et c"est tout. Comédie ? Pas un rire. Reste a écrire une bonne histoire et un bon scenario pour faire un film. Ici , encore une fois , impossible de comprendre l'intention de ce film.
Une critique au vitriol des influenceurs, de leurs fans , des journalistes, et cela dans l’univers hors du commeun de Quentin Dupieux. Super film une fois de plus pour ce réalisateur si original
Pas vraiment convaincu par la nouvelle livraison de Dupieux : à l'humour noir dans la veine du "Daim", "L'accident de piano" vaut comme souvent par sa direction d'acteur et certains dialogues qui font mouche. Reste que, finalement, le traitement de cette influenceuse internet manque de folie et l'interview dans le gymnase s'éternise. Un final massacre un chouia trop attendu.
J'ai l'impression que Quentin Dupieux est revenu à sa veine plus concernée comme Réalité, Le Daim ou Yannick, mais il nous a tellement pris pour des cloches dernièrement que je reste circonspect.
Quentin Dupieux se tente à la satire des réseaux sociaux, mais quel échec
Le sujet n’est pas maîtrisé, on croirait voir la métaphore d’une personne âgée sur internet. De ce fait l’absurdité du cinéma de dupieux perd toute sa substance et on se retourne avec un film qui se montre faussement profond et réfléchit rendant le tout ridicule.
Encore une fois, Quentin Dupieux se contente d'un scénario qui manque de travail, et cette idée qui aurait pu être géniale se trouve mal exploitée, malgré l'engagement de ses comédiens. C'est tiède, et Quentin Dupieux semble se complaire à réinventer l'eau tiède. L'interview dure des plombes pour rien, et la bêtise des followers est sous exploitée. Dommage.
Avec L'Accident de piano, Quentin Dupieux propose un film excellent avec des personnages haut en couleur portés par de très bons acteurs ! L'intrigue est prenante et les dialogues sont très drôles : je recommande vivement.
Quentin Dupieux parvient toujours à se renouveler tout en restant fidèle à son style et son univers. Cette comédie noire et satirique, réjouissante, est l'un de ses meilleurs films.
J’ai adoré le sarcasme de ce film , voilà de quoi bien se moquer des influenceurs ( euses ) et de voir l’importance des réseaux sociaux jusqu’à la bêtise …. Bravo pour Adèle , et Jérôme qui y sont remarquables
… autrement dit : insensibilité congénitale à la douleur. Nous avions déjà eu droit à une aimable comédie américaine sur ce sujet. Mais voilà l’inénarrable Quentin Dupieux qui s’empare de cette neuropathie pour mener une charge sans concession sur les . et leurs fans. Magalie est une star du web hors sol et sans morale qui gagne des fortunes en postant des contenus choc sur les re�seaux. Après un accident grave survenu sur le tournage d'une de ses vide�os, Magalie s'isole à la montagne avec Patrick, son assistant personnel, pour faire un break. Une journaliste de�tenant une information sensible commence à lui faire du chantage… La vie de Magalie bascule. 88 minutes au vitriol teintées de noirceur voire de désespoir. Cruel et lucide. On entre ici dans l’univers absurde des influenceurs qui font la pluie et beau temps sur les réseaux asociaux entre réalisme et grotesque. Fable contemporaine, miroir de notre société, avec ses dialogues ciselés, cadrages décalés, situations absurdes, interprétations décalées – voire outrées -, qui tire à boulets incandescents sur les influenceurs décérébrés du net, le journalisme peu regardant et à l’affut du scoop, les parents profiteurs, les fans abrutis… et notre monde à la dérive. Tout le petit monde de Dupieux est au rendez-vous, avec, toutefois, je le répète, une pointe de désespoir dans sa démonstration implacable. Un concentré de cinéma tordu. 9ème opus du maître de l’absurde à la française. Après Mandibules et Fumer fait tousser, Adèle Exarchopoulos confirme son talent et son culot. Elle ose tout. Ici, tignasse indicible, minerve, bras dans le plâtre, appareil dentaire, débit de mitraillette et rire de dingue… Quelle panoplie ! A ses côtés, Jérôme Commandeur, Sandrine Kiberlain et Karim Leklou, tous aussi caricaturaux et antipathiques que « l’héroïne », lui donnent la réplique. A la fois scénariste, cadreur, monteur, compositeur, Dupieux sait tout faire, mais surtout attirer notre attention sur les maux qui frappent notre société hyper-connectée et décérébrée. Vaut mieux en rire avant que d’en pleurer !