Désolant. C'est le 2ème film que je vois de ce cinéaste et c'est la deuxième fois que je suis profondément déçu. Ce film, l'accident de piano, pour moi, c'est un nanard... Un gentil nanard, un peu prétentieux, avec de belles images et un bon son, mais sans qualité particulière. Ni gai, ni triste, ni drôle, ni surprenant, ni gore;. C'est peut-être un film dans le style grand guignol avec un peu de tout, et au final beaucoup de pas grand chose... J'imagine que cela doit être difficile de trouver un bon sujet de film, mais quand au final, j'ai vu défiler la liste des nombreux techniciens du film, je me suis dit que ce film avait nécessité beaucoup de moyens. Le sujet n'est pas mauvais et aurait pu faire l'objet d'un court métrage plus tonique, mais là c'est trop long, trop mou...
Un très bon film, avec le côté décalé de Dupieux mais un réalisme assez flagrant. Il propose ici une analyse des influenceurs d’aujourd’hui, tout en gardant un brin de décalage et d’exagération, typique de son cinéma. Adèle est géniale et Sandrine Kiberlain est vraiment excellente dans son rôle également. On délaisse le côté humoristique pour un côté plus dramatique qui m’a plu.
Un nouveau délire de Quentin Dupieux qui s'en prend cette fois à la starification des créateurs de contenus sur les réseaux sociaux. Adèle Exarchopoulos campe l'une de ses stars du web devenue riche et célèbre grâce à son insensibilité à la douleur. Obligée de se cacher dans un chalet à la montagne avec son assistant qu'elle maltraite (Jérôme Commandeur) après un "accident de piano", spoiler: elle est persécutée par une journaliste qui la fait chanter (Sandrine Kiberlain) et deux fans inconditionnels . Une comédie noire sur le narcissisme des stars des réseaux et la bêtise des followers dans notre société numérique qui ne jure plus que par le paraître et la célébrité éphémère provoquée par des contenus vides de sens et d'intérêt. Une nouvelle satire réjouissante de Dupieux qui épingle aussi au passage les médias et le métier d'artiste.
Quentin d. Nous en fait voir de toutes les couleurs pour notre grand plaisir. fait un très grand numéro. Un humour toià la limite de l’amertume. Une réussite pour ceux qui apprécient son humour.
Succulent. Quentin Dupieu est un réalisateur épatant, un vrai, avec un style, un univers, des obsessions. Le jeu de ses comédien·ne·s est à la fois singulièrement étrange et juste. Certes, j'ai préféré DAAAAAALI ! (à mes yeux plus émouvant et poétique), mais chaque Dupieu vaut son pesant de cacahuètes. En tout cas, je n'en ai jamais vu un vraiment décevant. Dupieu me fait un peu penser à un Mocky plus constant et moins brouillon. Il tourne beaucoup, des films courts et percutants, toujours emballants, il y a une "patte" et ne tombe pas dans la répétition ou la mécanique. Ca m'épate et me régale. Quel écart entre ses comédies et les comédies plan-plans et commerciales, fabriquées pour séduire et reposant généralement sur des vieilles recettes éculées, voire réac (au moment où j'écris ceci s'annonce COCORICO 2, avec les pauvres Christian Clavier et Didier Bourdon, catastrophe annoncée ?). Vive Dupieu !
Avec L’Accident de piano, Quentin Dupieux signe un film plus accessible que ses œuvres habituelles, tout en conservant son humour noir et son sens de la satire sociale. Le film se distingue d’abord par la performance marquante d’Adèle Exarchopoulos, qui incarne avec un mélange de charme glacé et de cruauté une influenceuse narcissique, parfaitement en phase avec la critique corrosive de la culture des réseaux sociaux. L’humour noir, parfois grinçant, fonctionne efficacement pour souligner l’absurdité des comportements humains et des dynamiques virales contemporaines.
La mise en scène et la direction artistique renforcent cette atmosphère étrange, en particulier grâce au cadre isolé et aux choix visuels singuliers qui accentuent la tension et le malaise. Le film offre également une réflexion sur l’époque contemporaine, interrogeant la vacuité des contenus viraux et la superficialité des célébrités numériques. Notamment, l’ensemble apparaît moins tordu que d’habitude chez Dupieux, ce qui rend le film plus lisible, mais au prix d’une certaine perte de complexité narrative qui caractérisait ses précédentes œuvres.
Film long, bien que l’histoire soit intéressante, mais le film reste long voir même ne se passe rien, donc on s’ennuie comme pas permis (chose de dommage car film qui avait du potentiel)
Pourtant bien que Jérôme Commandeur soit là, même son charisme n’a pas su tout rattraper, par contre le rôle que tient Adèle Exarchopoulos lui va à merveille
Dupieux c’est Dupieux. Rien ne lui échappe si ce n’est, dans ce cas, le changement de son format paraissant un peu flemmard et sa moins bonne capacité à nous captiver tout du long. Mais comme d’habitude chez lui, cherchez bien dans tous les sous-textes possibles, et vous y trouverez beaucoup de richesse. Et Adèle toujours la meilleure.
Excellente histoire où chaque protagoniste incarne tout un pan de la société à lui tout seul. Super bien écrit, incarné et réalisé, un vrai drame psychologique sur la bêtise de l'Humain et des réseaux malheureusement pas à la portée de tous
C’est barré, c’est du Dupieux. Un scénario qui repose sur une idée 100% farfelue, des personnages à l’âme noire, un enchaînement improbable d’événements. Adèle E. est remarquable, encore une fois elle prend des risques et ça paie ! Après, il faut aimer le burlesque façon Dupieux…
Accident de piano est un film complètement disjoncté, mais étonnamment cohérent. Son univers décalé fonctionne à merveille, notamment grâce au concept du « pétale de plomb », aussi étrange qu’intrigant. Le scénario contient un vrai petit côté génial, et l’ensemble est porté par des acteurs tous bluffants. Mention spéciale à Adèle Exarchopoulos, absolument remarquable.
Réflexion sur les dérives de l'internet et de ses "stars" dites créateurs de contenu - association de mots grotesque en soi puisque s'il y a une création il y a un contenu. Voilà donc une exécrable "Youtubeuse-like" dont la descente est corollaire d'un accident mortel suite à ses frasques de mise en scène. On comprends vite que ce personnage n'a aucun autre centre d'intérêt qu'elle-même et l'argent qu'elle retire d'une particularité. Il est amusant de noter que celle qui a le langage le plus vulgaire est la plus populaire. Lors de l'entretien la journaliste se pose alors plus comme le vestige mais comme une provocation face à une société nivelée vers le bas. Cela dit le film est presque un huit-clos entre quelques personnages et abandonne le coté "weirdos" des précédentes réalisations fantaisistes de l'auteur pour un aspect "craignos" collant plus à la réalité actuelle. A regarder une fois, au plus.