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Yann A.
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0,5
Publiée le 2 novembre 2025
Je vais essayer de ne pas faire un pavé comme tous les fans aveugles de Dupieux qui ont besoin de 60 pages pour nous expliquer a quel point ce qu'il fait est bien... Mais sérieusement quand est ce la dernière fois qu'il a fait un film subtil et abouti ? La pour le coup on est dans le néant de la finesse, malgré un casting 5 étoiles je n'ai jamais ri ou souri, le message est tellement grossier et évident qu'on ne réfléchi même pas, la mise en scène bah stricte minimum mais bon c'est la marque des auteurs géniaux qui seront encensés par Télérama... Au final c'est long, très long et 0 intérêt. Arf j'ai fait un pavé mais vais finir quand même par dire qu'au moins Yannick, même si court (comme dhab...) était drôle par moment et exploitait au mieux les acteurs... La a part Adèle Exarchopoulos y a rien. Bref quand est ce qu'on va juger dupieux vraiment sur son travail et par son originalité ?
Ce film de quentin dupieux est assez loufoque avec un humour assez spécial qui est déstabilisant mais qui m’a fait rire. Il vient traiter le sujet de l’influence et de ces dérives avec une volonté de toujours plus comme on le retrouve sur internet aujourd'hui, après je pense que le film aurait pu être un peu plus nuancé à propos des réseaux sociaux et abordé des aspects plus positifs même si j’admet que ca aurait peut être desservi a l’histoire du film. Par contre j’ai vu beaucoup de gens dire que le personnage de Magalie est un monstre mais personnellement je pense que c’est juste une fille un perdu et manipulable, les vrais monstres c’est l’agent qui est avide d’argent et la journaliste qui elle est avide de pouvoir. Ça nous montre bien ce que les gens sont prêts a faire pour de l’argent, du pouvoir, de la notoriété. Pour finir j’ai vraiment trouvé bon le jeu d’adele.
Adele est méconnaissable en psychopathe antipathique et c’est le film de Dupieux le plus direct dans sa critique de la société depuis Yannick. Influenceur, journaliste, assistant comme voyeurs en prennent pour leur grade !
Lorsque l'on connait le cinéma prolixe de Quentin Dupieux et son appétence pour l'absurde, on navigue ici en territoire connu. Adèle Exarchopoulos s'en donne ici à cœur joie dans ce personnage plutôt odieux, totalement méconnaissable, et la critique des réseaux sociaux comme celle de la notoriété restent plutôt chargées. Mais on connait le réalisateur, qu'on aime ou qu'on aime pas sa griffe reconnaissable immédiatement, il arrive toujours à nous entraîner dans sa folie, son univers. Personnellement, mon film préféré parmi toute sa filmographie reste " Le deuxième Acte ", particulièrement proche dans l'écriture de mon metteur en scène n°1, Bertrand Blier.
J'adore les Quentin Dupieux. Ce réalisateur est une sorte de génie de l'originalité et de l'absurde mais toujours avec la pointe d'humour qui va bien. Dans l'accident de Piano où Adèle et Jérôme ont des rôles qui leur colle à la peau, il manque quelque chose qui fait décoller le film. Je ne sais pas quoi, mais il manque quelque chose, un presque rien.
L'Accident de piano est l'un des films les plus directs et clairs de Dupieux, mais dans le même temps l'un de ses moins inventifs. Porté par une production plus contrôlée, le film en devient moins spontané que certaines de ses autres oeuvres. Le fil narratif se déroule en ligne droite, avec une descente aux enfers progressive pour son protagoniste, interprété par Adèle Exarchopoulos, qui est la réelle force du film. Ses maniérismes et son caractère font d'elle un personnage haut en couleur qui capture notre attention. Ce personnage incarne le regard de Dupieux sur les influenceurs internet et est ainsi porteur de sa critique sur ce milieu. Bien qu'une caricature efficace, elle n'est pas vraiment le cliché typique de l'influenceuse, au contraire, elle n'est pas très présentable ni superficielle en apparence, spoiler: mais est motivée par une pulsion inexplicable de mutiler son corps afin d'attirer l'attention. Ainsi, Dupieux ne semble pas faire une critique de surface mais bien de fond avec ce personnage, interrogeant réellement la raison d'être de l'influenceur, le pourquoi. Est-ce un artiste ? Un businessman ? Un psychopathe ? Mais Dupieux ne prétend pas donner de réponses sérieuses, bien qu'il finisse sur un ton très pessimiste, il semble avant tout vouloir s'amuser car le film n'explore pas ses thématiques en profondeur. Malheureusement, ce personnage éclipse tout les autres, dont celui joué par Sandrine Kiberlain, qui représente la voix des médias traditionnels.
À chaque année son Dupieux! Et le cru 2025 est plutôt une bonne cuvée même s’il aurait pu être encore mieux si le cinéaste le plus décalé et prolifique du cinéma français s’était appliqué de manière plus rigoureuse. Réalisateur inégal au possible si l’on met de côté ses premiers films, tous quasiment expérimentaux et trop bizarres pour intéresser le plus grand nombre, il était sur une bonne pente depuis quelques années. Le génial « Yannick » (peut-être son film le plus accessible et réussi) ou encore le délicieux et méta « Deuxième acte » le prouvent. Seul « Daaaaali! » s’avérait moins convaincant. Toujours dans cette veine moins loufoque et plus simple à appréhender, « L’accident de piano » est sympathique mais cumule quelques défauts l’empêchant d’être au sommet du panier de sa filmographie.
Le cinéaste continue à attirer les plus grands acteurs français par sa singularité qui provoque probablement chez eux la possibilité de jouer autre chose et de sortir de leur zone de confort. Il commence cependant à avoir fait le tour de ceux avec qui il désirait tourner. La preuve, il reprend certains comédiens comme Adèle Exarchopoulos et se décide maintenant à recruter à l’international pour son prochain film qui verra Kristen Stewart et Woody Harrelson au casting. Ici, Sandrine Kiberlain, Karim Leklou et Jérôme Commandeur sont les nouveaux venus et ils s’éclatent à jouer les scènes délirantes imaginées par Mr. Oizo, de son pseudo de deejayas. Des scènes assorties de dialogues savoureux et complètement perchés. Néanmoins, c’est Exarchopoulos qui, comme dans « Mandibules », attire tous les regards avec cette prestation délirante et jubilatoire aussi physique que verbale. Décidément, la jeune actrice sait tout jouer et n’a plus peur de rien.
« L’accident de piano » commence fort et si on ne sait pas vraiment à quelle sauce on se fait manger, on jubile des échanges lunaires entre cette influenceuse richissime et son assistant (joué par Commandeur). On navigue entre le débile assumé, la misanthropie et une acuité bienvenue. C’est bête et méchant comme on dit mais c’est drôle. Puis on comprend où ça veut en venir et l’idée est encore une fois géniale. Surtout que, cette fois, Dupieux parvient à aller plus loin qu’un simple film concept qui s’épuise et n’a rien à dire au-delà de son étrangeté initiale. Le film n’existe donc pas que pour son originalité de postulat et c’est tant mieux puisqu’il envoie aussi un discours salé sur la bêtise de nos sociétés abêties aux réseaux sociaux, à l’argent roi et aux vidéos débiles de Youtubeurs. On enfonce peut-être des portes ouvertes mais cette critique au vitriol est bien vue.
Cependant, comme toujours avec le cinéaste on peut dire que les blagues les plus courtes sont souvent (voire toujours) les meilleures. Habitué des films très courts qui durent moins de soixante-quinze minutes, il fait une petite entorse à cette règle avec un film (un peu) plus long d’une quinzaine de minutes. Et bien ce sont les quinze minutes de trop pour « L’accident de piano » qui souffre de petites baisses de rythme notamment dans sa seconde partie. Et puis on pourra trouver la fin bâclée et moins réussie, tout comme la mise en scène relativement paresseuse. Il n’empêche, certaines séquences complètement dingues et des échanges qui le sont tout autant permettent de passer un bon moment.
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Dans ce conte moral délicieusement porté par des comédiens qui s’en donnent à cœur joie – Adèle Exarchopoulos évidemment, mais citons aussi Jérôme Commandeur, Sandrine Kiberlain et Karim Leklou – Quentin Dupieux prend un malin plaisir à dézinguer à tout va : il tape tour à tour sur le règne des influenceurs et des réseaux sociaux, la médiocrité de l’espèce humaine et la vanité de son propre statut d’amuseur public. Malgré un fond de noirceur évident, il se fait plaisir, et nous fait plaisir, en nous embarquant dans une farce jouissive, dans laquelle il pousse systématiquement le bouchon trop loin : ses personnages sont génialement caricaturaux, tous plus vils les uns que les autres, et nous invitent à réfléchir sur les tares des sociétés contemporaines autant que sur la bassesse de nos comportements quotidiens.
Du Dupieux tout craché - et je suis un fan de la première heure - mais peut-être un peu attendu et répétitif. Mais cela reste un univers singulier et franchement drôle et décalé. Dupieux sait aussi faire des films compacts, qui passent vite et bien.
Accompagné de notes de piano lourdes et détendues, Adèle Exarchopoulos fait un travail exceptionnel en interprétant une influenceuse virale se mettant en scène en se mutilant sans recevoir aucune douleur. Avec un appareil dentaire hideux, une coupe de cheveux laide et un rire nerveux qui vous tend du début à la fin du film par la mise en scène carré de Dupieux. Aussi malsain que drôle, le réalisateur n'arrive tout de même pas à nous faire comprendre sa vision des influenceurs actuels, ce qui est pourtant dommage car l'on attend beaucoup de se réalisateur français en pleine ascension. A voir
Avec l’accident de piano, Quentin Dupieux fait à nouveau "du Quantin Dupieux". Mais cette fois le propos est plus direct, plus de boucle spatio-temporelle ou de mise en abime. Avec son humour toujours noir, son sens de l’absurde, il porte un regard cynique sur les mirages contemporains, la cruauté du monde, l’inanité de nombre de programmes du web, célébrité factice,…. Plus démonstratif, plus désespéré ou simplement misanthrope décomplexé, c’est peut-être la limite de son propos tant le constat est sombre : influenceurs, followers, journalistes,… personne à sauver !