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Vinz1
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2,0
Publiée le 18 janvier 2026
Ce petit body horror movie en provenance de Nouvelle-Zélande n'est qu'un ersatz de "The substance" car il est trop brouillon, parfois incohérent malgré deux, trois scènes gore intéressantes au faux air de déjà-vu. Hormis une fin sympathique et ô combien moralisatrice, ce film sur la différence et le culte de l'apparence est bien trop inoffensif pour pouvoir marquer les esprits ! Visionnez plutôt "The ugly stepsister" pour plus d'émotions !
Grafted est un film Néo-Zélandais de body horror complètement barré. Une sorte de Mean Girls meets The Substance. Impensable dites-vous ? Et si ! L'héroine, une jeune étudiante Chinoise, débarque en NZ et gros choc des cultures. Cette partie est d'ailleurs vraiment bien faite. En plus du choc des cultures, elle a une maladie de peau difficile à cacher et... c'est évidemment là qu'intervient le body horror. Le film n'est pas avare en hémoglobines malgré un budget forcément riquiqui. Tout n'est pas parfait mais c'est un bon petit film d'horreur à se regarder un vendredi soir et les acteurs se débrouillent bien.
Il y a des succès au box-office ou des œuvres devenues cultes, vite ou après coup, qui engendrent une palanquée de copies, plagiats ou autres productions inspirées de. On a eu la mode des young adult movies lancées par les sagas « Twilight » et « Hunger Games » qui ont accouché de moultes rejetons plus ou moins recommandables. Idem avec « Scream » pour le slasher à la fin des années 90 et tous ces succédanés souvent peu scrupuleux et mauvais qui ont suivi. On peut aussi parler de la manière dont la saga « John Wick » a réinventé tout le cinéma d’action contemporain depuis dix ans avec un défilé de sous-John Wick, comme on aime à les appeler. Eh bien, le chef-d’œuvre et la claque monumentale que fut « The Substance » il y a un an et demi a lancé aussi sa vague d’avatars et de copies dans le domaine du sous-genre horrifique qu’est le body horror.
Et si certains de ses longs-métrages s’avèrent excellents, comme « Together » cette année qui s’affranchissait avec brio de cet héritage (mais peut-être aussi parce qu’il avait été lancé avant la sortie du film de Coralie Fargeat, avec une voix propre et maîtrisée), beaucoup se casse les dents avec cette comparaison automatique. On a eu « Shell », « Skincare » et maintenant cette variation néo-zélandaise. « Grafted » se regarde et n’est pas à proprement parler mauvais mais l’ombre tutélaire du magistral uppercut avec Demi Moore le rend bien trop fragile et dispensable. La copie est bien trop voyante que ce soit au niveau des thématiques (la principale ici étant le culte de la beauté et de la perfection), la manière de mettre en images le sujet avec une réalisation tape-à-l’œil et les séquences gores qui piquent à tous les râteliers du body horror. Mais, au sein de cet essai de Sasha Rainbow, tout nous apparaît surtout plus superficiel et moins convaincant. Comme une version en mode série B voire très low cost de son illustre aîné.
« Grafted » apparaît souvent brouillon dans son exécution. Le prologue est très réussi et prometteur mais plus on rentre dans le vif du sujet, moins c’est pertinent. En outre, la tonalité choisie reste dans le champ du premier degré et dans un cadre réaliste, même si quelques pointes d’humour, un côté très girly et l’usage d’un soin qui n’existe pas sont présents. Donc, contrairement à « The Substance » et sa manière distanciée et schizophrène de filmer la descente aux enfers de son personnages, le côté improbable - visuellement comme narrativement - de ce qui se passe sous nos yeux ne fonctionne pas. Les invraisemblances pullulent (en premier lieu que personne ne reconnaisse Wei sous les traits de ses victimes) et font ressortir un film qui ne s’embarrasse pas de crédibilité et qui part dans tous les sens. Quelques séquences bien crades torturant les chairs sont amusantes mais on a déjà eu bien mieux et tout le discours sur la beauté est déjà-vu et simpliste. En gros, on est face à une version ado et lissée du monument de Fargeat. Pour ceux qui ont vu « The Substance », dispensez-vous de cette perte de temps.
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Un film très intéressant qui sera bien apprécié pour les aimants du body horror. C’est dommage qu’il n’est pas plus largement diffusé en France ! Le seul bémol pour moi c’est que parfois j’ai senti une manque d’empathie avec les personnages… à part cela, je le recommande vivement !
Grafted m’a mis une vraie claque. L’esthétique est dingue : les couleurs, la musique, l’ambiance; tout est maîtrisé et cohérent. Le film traite du racisme, des différences culturelles et du culte de l’apparence sans tomber dans le cliché. L’héroïne est imparfaite, mais on la comprend, et on a envie de la suivre jusqu’au bout. L’action démarre direct, les rebondissements s’enchaînent, et la fin surprend complètement. Grafted ne cherche pas à plaire, il s’impose. Et c’est pour ça qu’il marque.
Ce film va plus dans son propos de la qûete de beauté parfaite que dans "The Substance". Le seul soucis : c'est d'être sorti après le film de Coralie Fargeat.
Vu dans le cadre de "Gérardmer à Paris" par la Cinémathèque Française
Digne héritier de films comme les "yeux sans visage" ou de "la piel que habito", Grafted est une réussite tant dans sa violence que dans son concept ayant quelques ressemblances avec The substance. Le casting est le gros points forts, les actrices délivrants toutes de grandes performances.
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2,5
Publiée le 30 janvier 2025
Wei débarque en Nouvelle-Zélande pour poursuivre ses études à l'université et s'installe chez sa tante constamment absente avec sa cousine Angela. En plus de vouloir s'intégrer, Wei a pour but de continuer le projet scientifique de son père... Comme dans une vieille série B, il y a une expérience qui tourne mal, mais Sasha Rainbow va un peu plus loin avec un commentaire sur le sentiment d'appartenance, le rejet des origines, les préjugés, l'avidité ou le privilège de beauté. Le cadre choisi est donc cohérent avec beaucoup de superficialité et de faux-semblants pour se fondre dans la masse, mais tout ce qui concerne l'horreur corporelle ne m'a pas convaincu même si c'est un prolongement des thèmes évoqués. Le plus gros problème pour moi vient du manque de cohérence dans l'histoire quand spoiler: Wei prend l'identité de ses copines. Bref, un film moyen avec une histoire fade qui s'enlise à force de ne prendre aucun risque.