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1,5
Publiée le 18 janvier 2026
Un réalisateur a pour projet d'adapter "Dracula" de Bram Stoker, mais il n'a aucune idée de la manière dont il doit s'y prendre. Il faut dire que c'est un roman adapté à de nombreuses reprises et que tout a été plus ou moins déjà fait. Il promet ironiquement un film très commercial avec du sexe, du sang, des bagarres, des courses-poursuites et tout ce qui va avec. La réalité est un méli-mélo d'idées dans un film fourre-tout, brouillon et déstructuré avec une histoire fil rouge entrecoupée de nombreux sketches. Une histoire aléatoire au cours de laquelle on peut trouver tout et n'importe quoi. Radu Jude utilise l'IA générative avec excès pour justement montrer les limites de cet outil, mais c'est plutôt lui qui montre les siennes avec ce film satirique grossier, provocant, ennuyeux et ridicule qui est un calvaire à regarder.
Trop long et très inégal – le film, qui dure 2h50, est composé d’une quinzaine de chapitres qui sont autant de courts-métrages reliés par plusieurs fils rouges – Dracula n’en demeure pas moins le nouveau geste punk du cinéaste roumain Radu Jude, à appréhender comme tel. Le cinéaste conceptualise ici l’intelligence artificielle générative comme le ramassis des angoisses, des haines et des délires de notre monde contemporain. Brassant une quantité impressionnante d’images, d’atmosphères, de thèmes, ce long-métrage foutraque et volontiers grivois fait écho comme rarement à la frénésie d’une société où l’absurdité règne en maîtresse et où toute forme de culture est remâchée par l'hystérie collective et passée à la moulinette de l'argent, stimulées en cela par un système capitaliste qui agit en ogre et dont plus personne ne semble posséder la boussole. A la fois fatiguant et indispensable.
Ce film est juste un porno soft ponctué de quelques paraboles comparant un vampire suceur de sang avec un patron abusif, un prêtre queutard, des touristes débiles et des tenanciers de cabaret proxénètes. Tous les ingrédients d'un gros délire.
Film à voir au second degré : pouvoir des images, abêtissement contemporain du flot d'image sensationnel / sexe / violence cf réseaux sociaux & Internet, populisme et pulsions, se marrer bêtement est-il régressif ? Des histoires par moment, mais encapsulées dans une absence d'histoire (fiction / non fiction). Du cinéma avec un iPhone et de l'IA complètement kitsch ... Obscène, impertinent, irrévérencieux, provocateur ... est-ce fantasque au fond ? Et ça revisite bien le "jouir sans entrave" de nos jours je trouve ... qui n'a plus du tout la même signification qu'il y a plus de 50 ans ...
Un vrai traumatisme ce film ! J'ai pour habitude de ne jamais regarder la bande annonce ni lire le synopsis voulant avoir l'effet de surprise. Je me suis ennuyée, trop long, déjanté (le champ de verge), la fin est une réelle délivrance (ne voulant pas quitter la salle contrairement à d'autres). Bref, à éviter !
J'avais pourtant bien apprécié "Bad Luck Banging or Loony Porn" et "N'attendez pas trop de la fin du monde" mais ce "Dracula" a été (pour moi) un véritable calvaire de 2h50. Ah c'est certain que les acteurs ont du bien s'amuser sur le tournage avec cette oeuvre totalement déjantée et loufoque. C'est embarrassant et je n'ai pas esquissé de sourire. Courage à ceux qui s'y risqueront. On compte les chapitres en espérant la fin qui tarde à venir...
Déjanté au plus haut point, super moment de cinéma. C'est plus un film sur le cinéma qu'un film sur les vampires, beaucoup de second degré, histoire de l'histoire de Dracula - histoire roumaine très différente de ce qu'on connait et récupérée par le cinéma international de manière imprévisible. Le tout est loufoque, ça mérite le détour.
ça joue avec nos attentes, et ça interroge nos routines cinématographiques, c'est du bon cinéma expérimental
Difficile d'apprécier apres voir vu nosferatu, qui lui avait une ambiance sombre se qu'on attendu d'un film de vampire. C'est un film sans originalité. Je déconseille