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FaRem
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3,0
Publiée le 17 octobre 2025
Frieda est rejetée par sa communauté parce qu'elle est incapable de concevoir un enfant. En tant que femme, sa valeur est déterminée par sa capacité à donner naissance, mais personne ne se questionne sur la fertilité de son homme. Une situation douloureuse qui l'isole peu à peu et la pousse vers une forêt obscure à la terrible réputation... Sur fond d'oppression patriarcale, de fanatisme religieux et de remise en question de la foi, "Witte Wieven" raconte une histoire d'émancipation féminine par le "mal" qui est la seule chose vers laquelle Frieda peut se tourner dans ces circonstances. Un film sombre imprégné du folklore local sur les « femmes sages ». Une durée assez courte, ce qui est suffisant pour une intrigue aussi faible et prévisible. Ce n'est pas péjoratif, car Didier Konings met surtout l'accent sur la qualité de l'ambiance et des effets pratiques. C'est comme une bande démo pour celui qui a un beau CV en tant que concept artist et créateur d'effets spéciaux. Bref, c'est pas mal.
Au sein d'une petite communauté moyenâgeuse très pieuse cernée par des bois peuplés de créatures menaçantes, Frieda ne parvient pas à engendrer la vie, condition sine qua non pour trouver une place parmi les siens et, plus particulièrement, aux yeux des hommes. Alors qu'un jour, elle tente d'échapper dans la fameuse forêt à un prédateur bien humain du village, elle en revient transformée...
Si vous êtes en quête d'un pur film de folk horror, vous allez en avoir pour votre argent avec ce "Witte Wieven" aka "Hérésie" en VF, venu tout droit des Pays-Pas, sous très forte influence évidente du "The Witch" de Robert Eggers et de tous les rejetons de ce sous-genre ayant émergé dans son sillage. Village austère gouverné unilatéralement par la religion et les hommes qui en propagent la parole pour asseoir leur domination sur le sexe opposé, femmes condamnées à la servilité et à un seul rôle matriciel de génitrice, créatures païennes enfouies au fond des bois chargées d'offrir la lumière de l'émancipation à l'une d'entre elles (vue bien entendu ensuite comme l'incarnation du diable)... N'en jetez plus, "Hérésie" condense tous les stéréotypes d'un cheminement supra-classique d'un récit de folk horror, avec le risque de n'y créer aucune grande surprise en son sein (la durée succincte de 62 minutes n'arrange rien) ou, au mieux, de ne faire preuve que d'une certaine efficacité en en proposant une variation esthétique séduisante.
Ça tombe bien, autour de ces étapes scénaristiques trop didactiques, le cinéaste Didier Konings (artiste ayant travaillé sur de nombreux blockbusters hollywoodiens) a heureusement la bonne idée de déployer une imagerie forte, que ce soit en termes de noirceur éprouvante sur le quotidien épouvantable de Frieda ou du surnaturel qui s'y immisce avec une deuxième partie vraiment superbe, notamment dans la manière d'évoquer visuellement cette espèce de plénitude de conscience atteinte par son héroïne et l'affirmation de soi forcément violente qui en découle. Certes, toute cette énergie formelle dépensée ressemble beaucoup à une démonstration à l'état de C.V. filmé de la part de Konings mais il faut bien dire que les promesses sont là et alléchantes, sans doute prêtes à être tenues sur un récit beaucoup plus original.
Au Moyen-Âge, dans un petit village hollandais rempli de fanatiques religieux et de superstitions, Frieda essaie de concevoir un enfant avec son mari, sans toutefois réussir à tomber enceinte. Les habitants la soupçonnent d’avoir conclu un pacte avec le diable qui réside dans la forêt.
Film sombre, sous un air Pagan religieux, dans un village pieu, pas trop mal par moment, mais trop court pour se plonger complètement dedans meme pas une heure, hors générique.
Vu sur Shadowz. Film très bien réalisé, avec quelques scènes mémorables. Cependant, il est très dérivatif, comme beaucoup de films de ces dernières années, de The Witch d’Eggers. Parmi ceux-ci, Hagazussa et The Devil's Bath sont supérieurs.
Très belle découverte en exclusivité sur Shadowz, non sans faire penser au très The Witch. Le film aura la nouveauté de nous parler de laquestion de la stérilité dans un Moyen-Âge crasseux et puritain. De très belle idée visuelle illustre avec brio le folklore, la vie et la mort.