Au boulot !
Note moyenne
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254 critiques spectateurs

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elsa marin
elsa marin

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 octobre 2024
Un documentaire sur la beauté ordinaire des gens: la chroniqueuse n'est que le prétexte de rencontres émouvantes, sincères. Un film pour comprendre les besoins fondamentaux que l'on partage tous
Sylvie Blanquart Hoyer
Sylvie Blanquart Hoyer

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 novembre 2024
Encore un excellent docufilm !
Toujours aussi drôle et touchant à la fois
Sincères fecilitation à François Ruffin et Gilles Peret de savoir nous montrer la vraie vie les vrais gens sans tomber dans le pathos
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 novembre 2024
François Ruffin et Gilles Perret sont de retour. Après "Merci Patron !", réalisé par le seul premier (César du meilleur documentaire 2017 et succès-surprise au box office avec 5000.000 entrées), le sympathique duo avait signé ensemble "J’veux du soleil !", road movie à travers la France des Gilets jaunes, et "Debout les femmes !", enquête documentée sur les emplois du lien.

J’avais mis quatre étoiles à chacun de ces films, diablement efficaces, drôles et politiques. Pourquoi trois seulement à celui-ci qui en réutilise avec autant d’efficacité les mêmes recettes ? Parce que le procédé qui sent un peu le réchauffé a perdu de son authenticité.

"Merci Patron !", "J’veux du soleil !", "Debout les femmes !" et "Au boulot !" partagent bien des points communs. Commençons par les plus anecdotiques. Leurs titres claquent, en forme de slogans, ponctués d’un emphatique point d’exclamation. Le même dessinateur, Thibaut Soulcié, en signe les affiches. François Ruffin en est le héros récurrent et sympathique, sorte de Tintin de la France périphérique. À vingt-trois ans à peine, il fonde à Amiens en 1999 un trimestriel satirique Fakir. En 2017, grâce notamment à la notoriété que lui a apportée le succès de "Merci Patron !", il fait une entrée remarquée à l’Assemblée nationale. Il incarne désormais à la gauche de la gauche, une alternative au mélenchonisme qu’il accuse d’avoir trahi les classes populaires.

"Au boulot !" utilise la même recette que "Merci Patron !" : personnifier un sujet. Dans "Merci Patron !" c’était Bernard Arnault qui personnifiait le capitalisme honni ; dans "Au boulot !" les deux co-réalisateurs ont dégotté une personnalité tellement caricaturale qu’on pourrait douter de sa réalité : la trentaine fashionista, blonde jusqu’au bout des ongles, impeccablement manucurés, Sarah Saldmann est une avocate et une chroniqueuse qui a acquis une petite célébrité par ses sorties fracassantes sur les plateaux TV où elle fustige sans filtre, comme Laurent Wauquiez l’avait fait en son temps, l’assistanat. La prenant au mot, François Ruffin la défie de passer une semaine dans la peau d’un smicard. Contre toute attente, Sarah Saldmann accepte le défi et s’embarque avec son cornac dans un Tour de France des "working poor" : à Lyon avec un livreur soumis à des cadences infernales, à Boulogne-sur-Mer, dans une usine de conditionnement des produits de la pêche, à Amiens dans un restaurant, à Saint-Etienne auprès d’une aide à domicile, à Abbeville dans une antenne du Secours populaire….

Le procédé rappelle celui utilisé dans "Debout les femmes !" : François Ruffin y racontait la mission parlementaire sur les métiers du lien qu’il avait effectuée en binôme avec Bruno Bonnell, un député macroniste, ancien chef d’entreprise, chantre d’un capitalisme et d’un esprit d’entreprise contre lesquels Ruffin s’est toujours battu. La bande-annonce de "Au boulot !" liste les situations inattendues que cette conjugaison des contraires fait naître. La précieuse ridicule, la « Cruella BCBG » se retrouve dans un environnement qu’elle ne connaissait pas, y découvre la dure réalité des prétendus « assistés » qu’elle accusait sans les connaître et, sans surprise, voit ses préjugés voler en éclats. Une dispute hors caméra, dont on se demande d’ailleurs si elle n’a pas compromis la sortie du film, le prive néanmoins du happy end escompté, Ruffin & Perret lui substituant un happening franchement raté.

Ruffin & Perret savent y faire. Leur documentaire est diablement efficace. Quiconque a fustigé sans en rien connaître la « culture de l’assistanat » ne s’y reprendra pas après l’avoir vu. Pour autant, même si on se trouve mesquin d’y trouver à redire, la générosité affichée de leur démarche cache une part de rouerie qui suscite des réserves.
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 octobre 2024
Très bon et intéressant documentaire de Gilles Perret et de François Ruffin qui (me) donne à réfléchir et où la Juriste Sarah Saldmann sert de levier et de prétexte à mettre en valeur France "d'en bas" !
Bertrand A.
Bertrand A.

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 octobre 2024
Film vu en avant-première en présence de François Ruffin. Les soi-disant assistés sont enfin visibles et deviennent les vrais stars du film ! Un bel essai de connexion entre des populations divisées. Un film humaniste qui remet en cause les idées reçues.
maugis
maugis

23 abonnés 72 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 novembre 2024
Superbe film ou Sarah Saldmann se livre dans la peau des petites gens qu’elle denigrais
Dommage que Francis Ruffin ai perdu ses nerfs et mélangé la représentation des gens simples avec un problème politique meme si il a un peu raison
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 novembre 2024
Qu'on apprécie ou non le député François Ruffin, il est indéniable qu'il possède un réel talent pour capturer, avec authenticité et empathie, la réalité des travailleurs invisibles de France. Dans "Au boulot !", il oppose habilement riches et pauvres en confrontant l'avocate parisienne Sarah Saldmann à des métiers modestes, souvent ignorés de la haute société : livreur, auxiliaire de vie, bénévole du Secours populaire et femme de chambre. Avec une grosse touche d'humour et une sincérité touchante, le film espère éveiller la conscience des plus aisés, même s'il risque de trouver surtout un écho auprès de la classe moyenne.
Bernard M
Bernard M

28 abonnés 514 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 novembre 2024
Le film de Gilles Perret et de François Ruffin est un documentaire-reportage sur le travail, le travail mal rémunéré, la réinsertion, vrai problème de notre société, un petit film qui aurait très bien pu être un reportage TV.Il évite néanmoins l'écueil d'un cinéma engagé et il présente, il explique sans jamais prendre position et c'est là sa plus grande qualité.Il est teinté d'humour, cet humour qu'on trouve dans les trois films de François Ruffin ce qui positive des situations souvent dramatiques et on ne sent pas embarqué dans un film politico-social: c'est ce qui en fait toute sa force.François Ruffin cinéaste, c'est là qu'il réussit le mieux même si ses films n'ont pas une grande portée dans les souvenances à long terme;
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 novembre 2024
François Ruffin signe un film politique brillant avec Au boulot. Il s’acharne à déconstruire le discours médiatique parlant d’assistanat et met en lumière la France qui souffre et se bat pour survivre. Un film plein d’espoir et de lumière. Le personnage de Sarah Saldmann est certes détestable à plein d’égard mais apporte une forme de légèreté nécessaire pour faire face à la dureté des récits exposés dans le film.
samuel churin
samuel churin

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 novembre 2024
Foncez voir ce film. C’est une petite merveille. Le prétexte de Sarah Saldmann, caricature du mépris de classe, est surtout là pour mettre en avant celles et ceux de l’ombre qui effectuent de boulots souvent pénibles sans aucune reconnaissance, même pas salariale. L’approche est très intelligente dans le sens où le discours sur les fainéants ou assistés n’est pas circonscrit aux chroniqueurs de BFM où Cnews, il est partout et de plus en plus répandu. De plus le film est tellement drôle. Cet humour est nécessaire. On ne voit pas le temps passé. Comme Dario Fo et son théâtre politique prétexte d’une grande comédie, Perret et Ruffin réussisse un coup de maître.
Gilles Morysse
Gilles Morysse

11 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 10 avril 2025
"Franchement, voir une livreuse de colis en hauts talons, ça manque clairement de crédibilité dès le départ. Tenir sur la durée dans cette tenue pour un tel métier, ça semble tout simplement irréaliste. Ce film m’a vraiment déçu, je n’ai pas accroché du tout."
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 851 abonnés 8 176 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 novembre 2024
Sur le plateau des Grandes Gueules en février 2023, l’avocate Sarah Saldmann s’emporte et affirme que la France est “un pays d’assistés” et que l’on peut vivre pleinement avec le SMIC. Suite à ses propos, l’homme politique François Ruffin lui propose d’aller à la rencontre de la France d’en-bas, celles et ceux qui tentent de (sur)vivre avec des petits revenus ou avec les aides de l’État.

« Mes impôts n’ont pas à payer la médiocrité de ceux qui ne veulent rien foutre ! (...) Une angine et on va pas bosser ? Mais c’est quoi ces gens qui foutent rien ? C’est quoi ces glandus, ces assistés et ces feignasses ? »

Pour leur 3ème collaboration après J’veux du soleil (2019) & Debout les femmes ! (2021), le réalisateur Gilles Perret et le député François Ruffin (tous les deux ouvertement de gauche), proposent à l’avocate (qui se revendique bourgeoise) d’aller à la rencontre de ces petites gens qui sont au chômage, sous perfusion d'aides sociales ou tout simplement au SMIC et qui ont du mal à joindre les deux bouts et à tenir jusqu’à la fin du mois.

« J'ai pas envie de t'emmener faire du tourisme social. »

C’est ainsi que l’on se retrouve au coeur d’un road-movie, dans différentes régions et villes de France (Lyon, Boulogne s/ mer, Amiens, Grigny ou encore Abbeville), mettant en scène la chroniqueuse de TPMP & CNEWS pour lui faire découvrir l’envers du décors (leurs conditions de vie et de travail). C’est ainsi que le documentaire prend alors une toute autre tournure et se transforme en une sorte de “Vis ma vis” (l’émission de TF1 qui était diffusée au début des années 2000) où Sarah Saldmann va prendre conscience de la dure réalité sur le terrain, en fonction des différents métiers qu’elle sera amenée à découvrir, loin de son très cossu XVIe arrondissement. Là voilà en immersion, aux côtés d’un livreur, dans la restauration, dans une usine de poissons, aux côtés d’une aide à domicile, d’installateurs de fibre internet, d’un agriculteur ou encore de bénévoles au Secours Populaire.

« S’que j’veux faire, c’est la réinsertion sociale des riches. »

Bien évidemment, on sait pertinemment qu’après avoir vécu cette immersion le temps d’une semaine, elle ne va pas lâcher son sac à main Dior, ses escarpins Louboutin et ses boucles d’oreilles Boucheron pour aller s’habiller dans une friperie d’Emmaüs et faire du bénévolat au Resto du Coeur, mais il n’empêche, le résultat est particulièrement savoureux. Sarah Saldmann est tellement condescendante et hautaine que l’on jubile de la retrouver avec la France d’en-bas, avec les vrais gens, bien loin du strass, paillettes et Champagne de sa petite vie bourgeoise où le Plaza-Athénée est sa deuxième adresse. Mais ne vous détrompez pas, ce n’est pas elle qui est finalement au centre du film, mais celles et ceux qu’elle a injustement taxés "d'assistés", les travailleurs de l’ombre.

● http://bit.ly/CinephileNostalGeek ● http://twitter.com/B_Renger ●
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 janvier 2025
C'est en quelque sorte un remake de "Debout les femmes !" que nous proposent François Ruffin et Gilles Perret, sauf que, cette fois-ci, les hommes sont admis auprès des femmes dans le camp des travailleurs méprisés et sous payés, sauf que ... c'est moins réussi. L'idée du film est né d'une rencontre sur un plateau de télé entre François Ruffin et Sarah Saldmann, une avocate qui clame haut et fort qu'on vit dans un pays d'assistés et de feignasses et que le SMIC, c'est déjà pas mal. OK lui propose Ruffin, désireux de réinsérer les riches, êtes vous prête à voir ce que c'est de vivre avec 1300 Euros par mois. Sarah Saldman a accepté, mais ce n'est pas tout à fait ce que le film va nous montrer. On va entendre beaucoup de femmes et d'hommes raconter leurs galères pour boucler leurs fins de mois, on va voir Sarah Saldman essayer de faire plus ou moins correctement des petits boulots, comme livrer des colis en ... chaussures à talons, mais on ne la verra jamais dans un appartement en tant que femme seule avec 2 ou 3 enfants et calculant au maximum pour nourrir toute cette famille. Alors oui, le film est utile en montrant le fossé qui existe entre des gens qui vivent avec le RSA et une femme qui ne comprend pas qu'on puisse lui reprocher de trouver son bonheur dans l'achat de sacs à main à 20 000 euros, mais on est quand même un peu déçu !
Yetcha

1 081 abonnés 4 735 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 novembre 2024
J'ai adoré. Ce film doit être montré aux élites et à tous ceux qui dénigrent sans savoir ces petites gens qui luttent pour vivre voire pour survivre. Le fait d'emmener la chroniqueuse avocate issue de la bourgeoisie Sarah Saldmann qui n'hésite pas à dénigrer et insulter les personnes "assistées" à tour de bras. Ici elle se retrouve confrontée à la réalité du terrain, aux travailleurs modestes qui donnent tout ce qu'ils peuvent, au mépris de leur santé et ne peuvent pas se révolter contre cette situation, trop occupés à tenter de résister à la difficulté de leur existence. Touchant, émouvant, triste et heureux à la fois, Ruffin nous montre encore à quel point la deconnexion des riches est totale face à la réalité d'une grande partie de la population française. Une expérience que beaucoup devrait faire pour se rendre compte de quoi la vie est faite. Un bonheur à regarder avec de vrais moments drôles.
Ti Nou

624 abonnés 3 851 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 avril 2025
La bonne idée de Ruffin et Perret avec ce documentaire, c’est que la réinsertion de Sarah Saldmann dans le monde réel ne devient vite qu’un prétexte. Prétexte pour illustrer les distinctions de classe et redonner un minimum la parole à ceux qui, tout en étant jugés en permanence sur n’importe quel plateau télé, ne l’ont que rarement.
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