Au boulot !
Note moyenne
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254 critiques spectateurs

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68 abonnés 473 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 novembre 2024
Bravo pour ce travail empreint d'humanité et de dignité.
Ce type de film documentaire mérite d'être diffusé sur les chaînes de télévision publiques.
LLDS76
LLDS76

32 abonnés 34 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 novembre 2024
Très beau film sur le choc des classes, la puissance de ces visages si peu représentés est au centre du projet, et ça touche en plein cœur❤️
Xavier BLANCHARD
Xavier BLANCHARD

29 abonnés 415 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 mars 2025
La preuve parfaite qu'il ne faut regarder qu'avec des pincettes Les grandes gueules et d'autres émissions qui donnent la parole -et une importance indue- à des gens insignifiants, des gens qui parlent sans s'être posé réellement la question à laquelle ils prétendent répondre, des gens apparemment sans une once de curiosité et d'humilité intellectuelles et qui, pire, font profession de répéter des diatribes aussi incisives que courtes et gratuites. Bref, des parasites de l'audimat...
F. Ruffin a eu le courage de descendre dans cette arène, pour y porter sa bonne parole. Il en est reparti avec une avocate, une prétendue icône de la réussite qu'il emmène dans un trip de tourisme social, vivre un peu de la vie des plus humbles. Errare humanum est ! ... même si je ne dénie pas le courage qu'a montré cette icône en se coltinant des tâches souvent jugées dégradantes...
La juxtaposition dans le film de deux "moments festifs" est riche d'enseignements : une fête au Secours Pop à l'occasion d'Halloween je crois, puis un "pince-fesses" sans doute au Royal Monceau... Les esthètes trouveront que les deux font un concours de mauvais goût, mais j'aurais bien préféré être à la première qu'à la seconde, pleine d'esbroufe et clinquant, remplie des pires m'as-tu vu , ou plutôt des "as-tu-bien vu le prix des nippes que j'exhibe"... N'est pas distingué qui veut !

Amusant : l'avocate ne figure pas au générique du film sur AlloCiné, qui le classe pourtant dans la catégorie "Comédie" et non "Documentaire"
ENVIE DE POISSON
ENVIE DE POISSON

14 abonnés 39 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 mars 2026
J'ai vu le film 2 fois
J'y suis allé sans grande conviction, les critiques presses n'étaient pas excellentes
Et puis sur le papier
Le pitch peut paraître facile et racoleur
Mettre en immersion une bourgeoise parisienne dans un milieu de prolo de province
Et surprise !!!
Le film est très bien rythmé
Drôle
Pertinent
Intéressant
Riche
Et surtout très émouvant
J'ai vu le même film que la critique presse ?
Je suis d'accord que la forme tient plus du reportage basique que du film destiné au grand écran
Sauf que dans une salle de cinéma
Le propos
Les propos
Sautent à la figure
On rit souvent
Et les larmes affleurent
Sans parler de la pertinence
Le procédé peut paraître grossier
Mais c'est tout le contraire
Il y a une richesse thématique folle
Le film rend claire
Et visible
La fracture sociale de notre pays
Les inégalités
Les incompréhensions
La déconnexion entre 2 mondes
L'idée de mettre en courte immersion une grande bourgeoise parisienne dans le monde provincial des smicards
C'est faire littéralement du montage
Confronter
Visuellement
2 idées opposées
Et voir ce que cela donne
Le résultat est juste factuel
Bien au delà de l'orientation mise par Ruffin et Perret
Qui vise à faire un film sympathique montrant spectaculairement les injustices
Les différences
En s'intéressant aux gens
Avec tendresse
Le tout contenu dans un point de vue politique
De gauche bien sûr
Mais le résultat est à mon avis supérieur à ça
Il résonne comme un constat
Une introspection de l'âme humaine
Ballottée par le système social
Et le poids des origines
Il sonne comme une condamnation
Injuste
Nous sommes façonnés solidement par notre lieu et environnement de naissance
Pauvre comme riche
Le constat est tellement fort
Montré si simplement
Qu'on pourrait croire à une totale mise en scène
Alors oui Ruffin et Perret ont choisis les intervenants
De les mettre dans telle ou telle situation
A tel moment
Mais les gens restent malgré tout
Vrais
Ce ne sont pas des êtres humains factices
Et malgré l'artificialité de l'idée
La confrontation montrée dans le film
Est vraie
Belle
AZZZO

363 abonnés 998 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 novembre 2024
Ce nouveau documentaire social de François Ruffin est très réussi.
Le départ du film laisse pourtant craindre une approche manichéenne avec l'opposition théâtrale entre le très engagé François Ruffin et une Sarah Saldmann caricaturale en bourgeoise libérale déconnectée.
Pourtant, cela fonctionne très bien. Et en partie grâce à Sarah Saldmann qui se prête au jeu. Mais très vite ce n'est plus elle ni "la réinsertion sociale des riches" qui sont au coeur du documentaire, ce sont les travailleurs de l'ombre : le livreur, le cuisinier, l'assistante de vie, etc. François Ruffin filme les difficultés de leur quotidien et leurs vies cabossés. C'est drôle et très touchant à la fois. C'est un vrai hommage à tous les travailleurs anonymes qui font de la France ce qu'elle est et qui n'ont pas la reconnaissance financière et sociale qu'ils méritent.
François Ruffin, merci pour ce bon moment.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 412 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 novembre 2024
Confrontation entre un point de vue et la réalité, une habituée des plateaux de télévision montre à l'image sa déconnexion du réel.

Pas facile de reconnaître qu'on à tort, cet hommage à ceux que la vie n'a pas épargné est parfois drôle ( l'invitée dit qu'elle n'a jamais vu une vache...) et émouvant.

Une connaissance me disait un jour en parlant de quelqu'un " c'est une pointure, il passe à la télé". J'en ris encore.

" merci patron" (2016) était toutefois ( de mon point de vue) plus réussi.
Ceiner M
Ceiner M

54 abonnés 252 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 décembre 2024
J'aime l'esprit frondeur et profondément humain du duo Rufin/ perret mais Sarah Salmann est foncièrement sans fond et il était illusoire de vouloir la faire changer...Elle ne connaissait pas la réalité de la précarité et du prolétariat ...c'est chose faite ...mais elle est et restera hors sol...Le film est donc un peu redondant. Cela reste un bon moment de visibilité des "prolétaires" et des précaires.On peut oublier ce que veut dire la pénibilité au travail quand on travaille assis et sur un ordinateur.
Merci encore pour ça...c'est un bon rappel pour tout le monde. J'ai préféré les autres oeuvres du duo.
Eleni
Eleni

19 abonnés 146 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 novembre 2024
Quel plaisir de voir des films de petit format, réussis ! C'est le cas de "Au boulot", qui nous offre des rencontres sans filtre de vraies personnes. Le propos est engagé, mais pas manichéen. Tout le monde est parfaitement respecté. Et les moins favorisés dans l'histoire retrouvent leur dignité. Du beau boulot !
Léo Peteytas
Léo Peteytas

26 abonnés 127 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 novembre 2024
Sarah Saldmann est tellement indécente que l'on croit à une vaste blague, un sketch humoristique parodiant les ultra riches. Pourtant, tout est vrai. De l'hilarité confuse, incrédule, on passe alors au rire du bout des dents. Par cette rencontre entre deux mondes que tout oppose, François Ruffin ne fait pas seulement éclater la déconnexion totale qui existe entre la grande bourgeoisie, dont Saldmann n'est qu'un archétype somme tout aussi médiocre que pathétique, et la vie du commun de la population ; il donne aussi une voix aux petites gens. Ceux qui ne sont rien, et ne peuvent prétendre à rien, sinon à servir et se taire. Et s'autoflageller en dernier ressort pour leur "fainéantise". Tant d'irrespect et de violence, assénées chaque jour par des consultants, des "journalistes", des personnalités politiques et des importants de la culture ou d'ailleurs, qui n'ont, pourtant, comme seul "mérite" que d'être bien nés (qu'ont-ils fait, par ailleurs ?). Leur inculture est à la hauteur de leur insignifiance. Ils peuvent bien se gargariser de ce qu'ils pensent être, ils ne sont pas plus que tout le monde : De la poussière qui s'agite sur une plus grosse poussière, notre terre, dans un Univers qu'on peinera toujours à se représenter, tant tout nous dépasse. Et ils finiront comme chacun sait. Mais peu importe, là n'est pas le sujet. Dans au boulot, ce qui touche en plein cœur, c'est l'infinie bonté, l'immense force de caractère, le courage extraordinaire de toutes ces personnes du quotidien. En fait, c'est monsieur et madame tout le monde, ni parfait ni merveilleux, juste… normal. Bien loin des plateaux télé ou tout se dit sans retenue, mesure ou connaissance, Au Boulot démontre de façon magistrale à quel point les gens font ce qu'ils peuvent pour s'en sortir. Il démontre que non, les fainéants, les "assistés", ça n'existe pas. Ce sont juste de pauvres gens qui ont eu des accidents de parcours, ont plongé pour ces raisons là ou pour d'autres ; qu'en fait, ils font toutes et tous de leur mieux pour aller, et qu'ils ne sont pas responsables. Le système est en cause - froid, déshumanisant et destructeur, il est au service d'une caste et génère en son nom les rapports de domination et de soumissions nécessaires pour faire tourner la machine. S'en extraire suppose d'avoir certains moyens des plus inaccessibles.

L'humanité qui se dégage d'Au Boulot, et dont Ruffin est une des figures plutôt sympathique, amusante et, semble-t-il, engagée, ne doit pourtant pas faire oublier la très grande précarité qui sous-tend en toile de fond les agissements de ses protagonistes. A juste titre on peut-être ému par cette auxiliaire de vie ou cet agriculteur qui travaillent dur, animés d'une passion à toutes épreuves. Pourtant, ils se ruinent pour une misère car ils n'ont pas le choix. Et ils le feront toute leur vie : 10 - 15 - 20 - 30 ans. Leur horizon sera toujours le même. Pensons à ces salariés du poisson de Boulogne-sur-Mer, aliénés 6 jours sur 7 à des taches ingrates et répétitives - ce sera pour toute leur vie, ils n'ont rien d'autre. Et ils iront ainsi jusqu'à la retraite, à 64 ans maintenant, alors qu'ils sont déjà lessivés à même pas 40. C'est une profonde injustice. Peut-on souhaiter cela à quiconque ? Quand on ne connait pas sans doute - argument difficilement tenable en la présence d'une documentation suffisante pour savoir à quel point le travail en usine est déshumanisant -, mais encore, faut-il se satisfaire que des gens fassent ce genre de "travail" ? Pour Saldmann, une journée a suffit pour se "rendre-compte", les guillemets sont importants, qu'on est bien loin du "métier-passion", ce qui sonne déjà la bonne blague. Mais quand on sait que pour ces gens ce sera pour toute la vie, que dire ? Cet exemple n'en est qu'un parmi d'autres ; comme eux, il a son importance. Par rapport aux personnes qu'elle rencontre, Saldmann n'est pas seulement déconnectée, elle vit dans un autre monde : Pour preuve, elle ne sait absolument rien faire ! Le début du documentaire prend alors tout son sens quand on apprend qu'elle n'a jamais fait la vaisselle, ou encore qu'elle ne sait pas faire à manger. Alors, qui sont les assistés ?

Le problème des Saldmann est compagnie n'est pas un manque de connaissance. Quand on ne vit pas certaines situations, il est bien difficile voire même impossible de comprendre ce que cela représente pour les personnes qui sont empêtrées dedans. Le problème est ailleurs : C'est ce mépris de classe constant affiché vers les gens. Pointés du doigt pour le perception d'aides qui en feraient des "assistés", moqués, ils ne prétendent pourtant jamais à changer le système. Impuissants, il font aller comme ont dit, et sont souvent contents de ce qu'ils ont déjà. Ils ne demandent qu'à vivre dignement. Quel contraste avec madame saldmann, qui a tout et dont le plaisir matérialiste réside dans l'achat de vêtements à des prix exorbitants et d'autres futilités : un sac à 20 000 euros par exemple. Il ne représente "que" 2 années de salaire de l'aide soignante. Une aberration dont ne se rend pas compte l'intéressée. Elle est beaucoup trop égocentrée pour avoir ne serait-ce qu'un début de conscience sur le sujet. C'est son plaisir, elle a "travaillé" pour avoir cet argent, alors, c'est son droit. Par dessus tout, elle peut se permettre d'asséner de grandes leçons de morale sur les plateaux télé, elle qui sait. Ironie du sort ou non, émue par ses rencontres Saldmann montre quelques fois qu'elle a bien un cœur. Mais ça dépend pour qui ; les immigrés et les gazaouis, c'est une autre affaire. Comme quoi on ne change pas quelqu'un en une semaine ; il est bien difficile de remplir une coupe qui est déjà pleine. Qu'importe. Si la portée politique d'Au Boulot n'est pas évidente, satisfaisons nous d'avoir un documentaire aussi riche et maîtrisant à ce point son sujet. C'est un document qui égrènera les germes d'une plus grande conscience chez beaucoup de gens ; chez les autres, il affutera l'esprit de défiance envers le système. On ne peut lui en demander plus, c'est une réussite totale.
Bart Sampson

414 abonnés 855 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 novembre 2024
Allez voir un film de François Ruffin c'est prendre un shoot de" gniaque" et de bonne humeur garanti. Ici on est dans une inversion des rôles entre une avocate parisienne un poil superficielle et pleine d apriori et les gens de cordées qui font tourner la France et certains autres que la chroniqueuse TV qualifie d'assistés

Le résultat est plutôt réussi et d'ailleurs j'avais lu avant de le voir une critique presse qui indiquait qu'elle disparaissait à mi chemin du film ce qui est totalement faux. On la retrouve plus en pointillé sur la fin mais elle reste le fil rouge de l'oeuvre et est uniquement absente de la scène finale - elle s est fâchée avec François Ruffin après le 7 octobre et la guerre à Gaza.
Ruffin réussit à rendre Sara Saldmann attachante et il 'y a jamais de méchanceté dans le portrait qui est fait des "rencontres" qu'elle fera dans une usine de poisson, un restaurant, une matinée de services à la personne, dans la livraison de colis ou encore la pose de fibre optique...

On se remémore longtemps certains de ceux qu'elle croise dans le film comme ce cuisinier afghan, cette aide soignante passionnée par son métier, ce jeune de cité plein de gouaille, ou cette personne aidée par un programme "Zero chômeur" et qui fond en larme quand elle se souvient des méchancetés entendus dans son entourage pendant ses années de galère. Un beau film qu'on aimerait serrer comme une peluche magique pour que notre société devienne moins clivée et moins clivante
Simon Bernard
Simon Bernard

206 abonnés 689 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 novembre 2024
Suite à un débat sur RMC, Sarah Saldmann et François Ruffin concèdent qu'ils ne pourraient être plus en désaccord sur leur vision de la vie et de la politique. Ruffin propose donc une réinsertion à Sarah Saldmann : pendant quelques semaines, il l'emmène en immersion dans divers métiers difficiles pour lui prouver que les hommes et les femmes de la France d'en bas ne sont pas des assistés. En salle le 6 novembre.

spoiler: "Au Boulot!" est une expérience documentaire sociale fascinante. Je suis très surpris que Sarah Saldmann ait accepté une telle aventure tant son discours clivant sur l'emploi paraît en inadéquation avec les personnes qu'elle va rencontrer. Elle est détestable au début et le récit permet de comprendre qu'elle a les oeillères de sa classe sociale. Je remarque que François Ruffin adopte lui-même un ton dédaigneux avec Sarah Saldmann, ce qui prouve que le mépris existe des deux côtés. Heureusement, ce genre de film montre que les riches et les pauvres peuvent encore se parler. C'est un message d'espoir même si c'est hallucinant d'entendre des choses pareilles.
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 décembre 2024
Peut-on réinsérer les riches ?

Voilà la question – certes un tantinet ironique – que posent les deux comparses, Gilles Perret et François Ruffin. 84 minutes d’une comédie documentaire, avec des rires et des larmes, qui met à l’honneur ceux qui tiennent le pays debout. « C’est quoi ce pays d’assistés ? De feignasses ? » Sur le plateau des Grandes Gueules, l’avocate parisienne Sarah Saldmann s’emporte: « Le Smic, c’est déjà pas mal. » D’où l’invitation du député François Ruffin : « Je vous demande d’essayer de vivre, madame Saldmann, pendant trois mois, avec 1 300 €. - Admettons, mais une semaine, ça sera déjà pas mal. » Cette grande bourgeoise entièrement dopée aux meilleurs restaurants et aux grands couturiers, - oh divine surprise ! – va accepter le défi. Ce qui permet à Ruffin d’infliger à la vibrionnante et insupportable – plus snob, tu meurs ! -, avocate estampillée Paris 8ème, un véritable tour de France des petits boulots, pénibles, mal payés sans lesquels notre pays serait à l’arrêt. Heureusement pour elle, le ridicule ne tue pas, sinon…
On s‘amuse beaucoup aux mésaventures de la blonde sapée « grande maison », lors de ses diverses rencontres avec un livreur, une aide à domicile, le personnel d’une entreprise de conditionnement de poissons, des personnes chargées de distribution d’aide alimentaire… etc. la liste est longue et savoureuse. Oui, on s‘amuse, mais l’émotion est souvent là, forte, réelle, devant ces gens qui parfois, pour des salaires de misère, aiment ce qu’ils font et déclarent parfois faire « le plus beau métier du monde ». Il faut avouer que Mme Saldmann joue le jeu et ne se contente pas d’observer, Ruffin la fait participer à chaque fois en lui faisant exécuter des tâches qu’elle n’assure sûrement pas chez elle. Je dois dire, que l’épisode - qui se situe à peu près au milieu du périple -, où elle retrouve son milieu « naturel » - difficile d’écrire ce mot -, rend le personnage réac et son mode de vie encore plus intolérables entre le croque-monsieur à 57 € et la petite veste à 2350 €, il y a de quoi tomber à la renverse. Ruffin continue, sans se lasser, son entreprise de « lanceur d’alerte », avec son cinéma-vérité. Et c’est un régal. Alors, les riches sont-ils réinsérables ou sont-ils indécrottables. Réponse en 84 minutes à ne pas rater.
Jeanlucchichery
Jeanlucchichery

30 abonnés 119 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 novembre 2024
C'est peut être pour certains spectateurs de découvrir un univers inconnu, éloigné de leur réalité.
Ce film est construit comme un documentaire et c'est là un peu son mérite.
Il part d'un constat simple: nous sommes toujours la "feignasse" de quelqu'un d'autre ( on passera les exemples)
Sarah Saldmann, ignorante, méprisante découvre un monde inconnu.
Ses sels rêves sont monétaires ( tenues, bijoux et bien d'autres futilités).
Le film est un peu trop caricatural , c'est dommage.
Ruffin ne fait pas dans la nuance et on sait pourquoi.
Gonzague Steenkiste
Gonzague Steenkiste

30 abonnés 47 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 novembre 2024
Qu'est ce qu'un bon documentaire?
Si c'est rendre de l'humanité à ceux auxquels on s'intéresse, ce film de Gilles Perret et de François Ruffin est une pleine réussite.
En plus, on rit beaucoup, ce qui n'est pas si courant dans les documentaires, mais jamais aux dépends des personnes rencontrées ni de l'avocate et chroniqueuse télé très réac Sarah Saldmann qui ne cesse de critiquer les "assistés", les chômeurs qui se morfondent dans leur canapé.
Celle-ci est, sur un plateau de télé, invitée par François Ruffin, à vivre l'expérience de vivre un mois avec le SMIC. Elle accepte, mais pour une semaine seulement. Le député l'emmène alors, à travers la France, travailler pour quelques heures avec une auxiliaire de vie, des empaqueteuses de harengs, un agriculteur-éleveur, des cuisiniers, un livreur...
Sarah Saldmann n'est jamais ridiculisée, même si cela pourrait pourtant être le cas, tant cette petite fille riche qui a une wishlist interminable de vêtements et accessoires de luxe, est caricaturale On entrevoit très vite de sa part, une prise de conscience de la façon dont survivent beaucoup de Français, et cela la rend finalement touchante.
La scène qui se passe à Saint-Etienne avec une auxiliaire de vie est bouleversante et même l'avocate s'en trouve dépouillée de ses artifices pour retrouver sa vérité intérieure. Mais le contact avec la réalité ne dure que le temps des prises de vue car à peine retournée sur les plateaux télé, elle continue à fracturer le pays avec des paroles racoleuses contre la violence des gamins de banlieues.
J'ai beaucoup pensé au film "En Fanfare" qui sortira fin novembre, pendant ce documentaire.
On y trouve la même envie de montrer que ce pays serait fantastique s'il on n'en avait pas divisé les citoyens et surtout si certains médias influencés par des partis politiques inconséquents ne jouaient pas les incendiaires.
La France mérite mieux et les Français, tous les Français, méritent de ne pas être opposés les uns aux autres et s'imposent à être reconnus dans leur richesse individuelle et collective.
Le plaisir d'être ensemble, de faire ensemble, est fondamental et essentiel.
Fabien Sorrant
Fabien Sorrant

82 abonnés 2 041 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 février 2025
Un très bon documentaire réalisé par Gilles Perret et Francois Ruffin se confrontent aux réalités quotidiennes du travail face à une riche bourgeoise.
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