Où vont les âmes
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3,0
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Celine Veuillot
Celine Veuillot

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 octobre 2026
Un film magnifique, émouvant, très beau visuellement avec de merveilleuses actrices.
Un vrai coup de cœur.
AS69
AS69

8 abonnés 59 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 octobre 2026
Ce film est d’une étonnante justesse et sensibilité sur un sujet fort et extrêmement sensible.
Toutes ces femmes ont une approche différentes de la mort . Mais elles respectent toutes à leur façon le choix d’Anna.
Ce film aborde également le poids trop lourd pour ces filles et femmes la tromperie et l’accusation de viols du père qui les a obligées à se positionner par rapport à lui.
La photographie et l’esthétique du film portent avec poésie toute la délicatesse de la mise en scène soignée de ce film très subtil.
CREOTIVEMEDIA
CREOTIVEMEDIA

132 abonnés 466 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 octobre 2026
Comment renouer les liens lorsque le temps est compté ? Brigitte Poupart explore cette question dans Où vont les âmes, un drame intime et sensible porté par Monia Chokri, Sara Montpetit et Julianne Côté. Une histoire de famille, de blessures enfouies et d'amour face à l'inéluctable.

À seulement 18 ans, Anna demande l'aide médicale à mourir. Avant de partir, elle s'accorde quinze jours pour retrouver ses deux demi-sœurs, dont elle est séparée depuis le procès de leur père, quatre ans auparavant. Ces retrouvailles font ressurgir les souvenirs, les non-dits et les blessures d'une famille profondément marquée par son passé.

Brigitte Poupart aborde un sujet particulièrement délicat sans chercher à imposer de réponse définitive. La fin de vie constitue le point de départ d'une réflexion plus large sur les liens familiaux, le pardon et la difficulté d'accepter les choix de ceux que l'on aime.

La force du récit réside dans cette relation entre trois femmes qui doivent réapprendre à se connaître alors que chaque instant devient précieux. Monia Chokri, Sara Montpetit et Julianne Côté apportent chacune une sensibilité différente à cette histoire où la colère, la tendresse et la culpabilité se côtoient.

La réalisatrice privilégie les émotions intimes aux grands effets dramatiques. Les conversations, les silences et les gestes du quotidien prennent une dimension particulière lorsque l'avenir semble soudain se réduire à quelques jours.

Le film interroge également ce que signifie véritablement se réconcilier. Peut-on réparer en quinze jours ce que plusieurs années de séparation ont détruit ? Et faut-il nécessairement tout pardonner pour parvenir à se retrouver ?

Malgré quelques passages où l'émotion menace de devenir trop appuyée, Où vont les âmes conserve une belle délicatesse dans sa manière d'aborder la souffrance et les relations fraternelles.

Touchant et profondément humain, Où vont les âmes trouve sa force dans le portrait de trois sœurs confrontées à l'urgence de se retrouver. Brigitte Poupart signe un drame sensible sur la mémoire, les blessures familiales et la puissance des liens qui nous unissent. Un film qui rappelle que les adieux ne concernent pas seulement ceux qui partent, mais aussi ceux qui doivent apprendre à continuer sans eux.
Direct-actu.fr

410 abonnés 589 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 octobre 2026
Dans Où vont les âmes, Brigitte Poupart suit Anna, 18 ans, qui demande l'aide médicale à mourir et souhaite retrouver ses demi-sœurs avant sa disparition. Le procès de leur père a fracturé la famille.

Elle a toujours surpris les spectateurs dans ses différents rôles, là c'est celui de la maturité. Naturel, sans triche. On se laisse piéger par la tristesse de cette histoire.

« le corps n'est qu'un véhicule, par contre je ne sais pas où vont les âmes » exprime Eve. Une soeur discrète, renfermée sur elle-même et ne voulant pas s'investir dans les derniers jours de sa petite sœur. Le film arrive à saisir la problématique des sentiments contradictoires au moment de la perte d'un être cher. Malgré tout, la réalisation donne une dimension poétique au film.
La scène d'adieu avec la jument Joséphine, les passages avec le ballon rouge, qui s'élance dans le ciel. Tout le film dessine un quotidien autour de la souffrance et un combat pour conserver avec dignité ses derniers instants de vie.

Ce qui trouble, c'est la coexistence de deux temporalités. Anna compte les jours qui lui restent, tandis que ses proches semblent encore chercher le moment où ils pourront accepter sa décision. Le deuil anticipé prend ainsi des formes différentes. Ève se replie, Éléonore envisage le pardon et Anna conserve une relation singulière à la figure paternelle. Les retrouvailles ne réparent donc pas mécaniquement les violences du passé. Elles exposent des mémoires incompatibles et des fidélités douloureuses.

Sara Montpetit évite de réduire Anna à son état médical. Elle conserve un désir de décider malgré les limites du corps. La maturité de son jeu tient à cette contradiction, une jeune femme peut avoir peur et rester déterminée. La dignité ne se confond pas ici avec une attitude exemplaire, elle passe aussi par la colère, la fatigue et le droit de ne pas rassurer les autres.

La poésie intervient précisément là où la parole échoue. Les paysages poursuivent leur mouvement, l'eau et les variations du ciel entourent une maison chargée de souvenirs. Cette beauté extérieure ne console pas automatiquement les personnages. Elle accentue parfois leur isolement, car le monde ne s'interrompt pas avec leur drame. Les silences et les regards prennent le relais. Le spectateur ne reçoit pas une leçon sur la mort, il accompagne des femmes incapables de ressentir la même chose au même instant.

Reste la place accordée à la parole d'Anna. Dans cette histoire, Anna cherche à maîtriser les derniers fragments de son existence, tandis que son entourage tente encore de négocier avec l'irréversible. C'est dans cet écart, sans réponse confortable, que le film trouve sa force.
traversay1

4 552 abonnés 5 505 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 septembre 2026
Pour aborder le même sujet, à savoir l'aide médicale à mourir, Où vont les âmes et 125, rue des malaises se situent pourtant aux antipodes, le premier long métrage sur le mode dramatique, le second dans une veine comique. Là s'arrête le jeu des comparaisons, sachant que les personnages concernés n'ont strictement rien de commun, l'une jeune et malade, l'autre vieux et bien portant, quoique, étonnamment, ils bénéficient de la même façon d'un environnement apaisant, dans une grande maison située près d'un étang, au Québec. Où vont les âmes cherche la corde sensible et la compréhension de tous quant à l'acte envisagé, tout en insistant sur les relations entre quatre femmes, sœurs ou mère, que le comportement d'un homme a profondément affecté. La réalisatrice, Brigitte Poupart, célèbre le temps des adieux et peut-être de la réconciliation, tantôt de manière poétique, avec une mise en scène quelque peu ampoulée, tantôt délicate, mais presque le plus souvent de manière réaliste, avec la quasi-certitude de susciter des larmes en retour. Chacun jugera en son âme et conscience si le film va trop loin dans le pathos, dans un récit qui cherche à la fois la distance et la proximité, l'hymne à la vie et l'acceptation de la fin, sans véritablement réussir à trouver le bon équilibre. Toutefois, il ne serait pas juste de ne pas souligner l'excellence de l'interprétation de son quatuor d'actrices constitué de Monia Chokri, Sara Montpetit, Julianne Côté et Sylvie Testud.
FaRem

10 653 abonnés 11 922 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 juillet 2026
« La maladie a pris le contrôle de ma vie, je veux prendre le contrôle de la fin. » Atteinte d'une maladie incurable, Anna a décidé de choisir quand et où elle mourra. Une décision qui fait l'effet d'une bombe, mais pas forcément pour les raisons évidentes. S'il est question de l'aide à mourir et de la fin de vie, Brigitte Poupart ne cherche pas à susciter le débat. Son film est surtout un drame domestique qui prend place dans un contexte familial extrêmement lourd en raison du passif de cette famille. Tout est à construire ou à reconstruire, tandis que cette mort à venir aide, d'un côté, à apaiser les tensions et, de l'autre, fait remonter de mauvais souvenirs à la surface. La réalisatrice jongle avec deux thèmes lourds, mais sans me convaincre. Je trouve que tout ce qui concerne les violences faites aux femmes est bâclé. On dirait des éléments ajoutés au hasard pour manipuler le public. En plus, tout se passe dans une ambiance faussement mélancolique qui est plutôt languissante. Le récit est fastidieux et noyé dans des longueurs inutiles. Tout est d'une telle lourdeur dans ce film que la moindre émotion est étouffée. Bref, le casting est solide, mais j'ai trouvé le film très décevant.
Berserker  1899
Berserker 1899

46 abonnés 372 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 5 juillet 2026
Anna, 18 ans, demande l’aide médicale à mourir. Elle décide de se laisser quinze jours pour accomplir son souhait de revoir ses demi-sœurs avant de s’éteindre. Séparées par le procès de leur père quatre ans auparavant, les trois sœurs révèlent leurs forces individuelles et collectives à travers ces ultimes moments de sororité où leurs vies s'entremêlent.
Dansrobi
Dansrobi

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 mars 2026
Ce film a été primé au festival du film canadien de Dieppe.
Prix du jury, Prix du public TV5 Monde, prix du jury jeune, prix mention de l'âge d'or.
Ce film touche toutes les générations en traitant de 2 sujets majeurs, l'aide à mourir et les dommages collatéraux que subit toute une famille suite aux agissements d'un père violeur.
A distribuer absolument en France ! et à voir bien sur !
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