Insidious : l'invasion du lointain
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MAHDAD Théo
MAHDAD Théo

1 abonné 6 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 août 2026
Très bien l'idée d'exploiter le don de passeuse. L'ombre, les ténèbres, la mort, le gore, l'horreur et l'ambiance sont très insideux, prennent dans le corps, latants, très oppressants, pesants, aussi ajout d'une scène trés claustrophobe. On y retrouve un peu de l'esprit du film d'horreur Creep 2004 déjà une crème d'égout putride en soit ceci est un compliment. Scènes largement plus fortes que dans les précédents Insidious qui pour moi après les avoirs regardés au moins pour chacun plus de six fois sont trop classiques sauf une scène de The Red Door spoiler discret. Pour tout vous dire après avoir vu le film en 4DX je suis tombé par terre en marchant et j'ai été pris en charge par le personnel de salle preuve qu'avoir plus de sensibilité et de l'autisme te fait regarder ces films d'un oeil moins superficiel, ni classique. Ensuite pour Insidious mieux vaut un véritable esprit des ténèbres et avoir des peurs ou angoisses à affronter car sinon voir ce film juste de manière ordinaire cela ne sert à rien du tout et aussi de publier des commentaires dignes de hauteurs ou hateuses. Impatient d'un Insidious 7 avec possiblement alliance de la nouvelle famille, Elise et les Lamberts et j'ai déjà avec l'IA envoyé au réalisateur des idées de scénarios.
theyoguishow
theyoguishow

7 abonnés 83 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 20 août 2026
Insidious, Conjuring, Annabelle, la Nonne et peut-être d'autres encore... franchement aujourd'hui c'est essoré tout ça, c'est tellement sec que ça va finir par brûler tellement c'est surexploité ce concept de démons d'une autre dimension... je comprends pas où est l'intérêt de voir ça quand t'en as déjà vu un ou deux autres cités : c'est comme une copie d'une copie d'une copie, tu vois la même chose mais de pire en pire : ça devient dé au final
Tim
Tim

1 abonné 13 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 août 2026
franchment je ne m’attendait pas à ça. Moi qui n’a jamais eu peur devant un film (même ça 嵐). tous se qui se relie à insidious et vraimant lourd mais le reste est cool.
LesBabes
LesBabes

8 abonnés 52 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 août 2026
Ils ont enfin un peu plus poussé le concept et ça donne un truc un peu rafraîchissant et fun. Ça prend des allures de Marvel par moment avec le grand méchant que j’ai trouvé plutôt stylé. Le délire d’invasion du lointain m’a un petit peu surpris et je pense que la licence en avait besoin. Il y a pas mal de séquences intéressante et d’idées de mises en scène caméra à la main plutôt cool. Ça manque juste d’un peu plus d’horreur et de sang. Parce que le film fait vraiment film d’horreur tout public
kedju8
kedju8

1 abonné 5 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 août 2026
Première fois que je regarde un film de cette franchise horifique et franchement ça m'a pas déçu j'ai même été surprise de trouver plusieurs scènes angoissantes qui ont pu me faire peur à plusieurs reprises. j'ai bien aimé l'histoire et je trouve que c'est un très bon film sans avoir vu les derniers Insidious. Donc je ne pourrai pas plus en dire.
Shawn777

822 abonnés 3 984 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 août 2026
Blumhouse continue d'essorer ses franchises jusqu'à épuisement et c'est ainsi que sort sur nos écrans un énième épisode de "Insidious", réalisé cette fois par Jacob Chase, mais qui n'intéresse plus grand monde. Mais bizarrement, je crois avoir apprécié l'expérience...
La fameuse "dernière porte" a été refermée dans le précédent épisode mais Élise nous explique en deux spi que fermer une porte en ouvre une autre... Bah oui, c'est pratique, comme ça, Blumhouse pourra produire des suites à la chaine, voire même créer une série, pour quoi pas ! Et c'est donc une nouvelle famille composée d'une mère et de sa fille en proie à un nouveau démon. Mais petit changement quand même cette fois-ci puisque la victime a le pouvoir de ramener des objets du lointain à la réalité et vice-versa. Bien pratique pour un démon qui souhaite pénétrer, lui et ses acolytes, dans le monde réel. Et puis surtout, ça permet aussi de faire une sorte d'avengers de l'horreur en ramenant tous les démons de la saga.
Oh que c'est débile, ça rappelle "Freddy sort de la nuit" dans le principe mais aussi dans le fond ; deux sagas essorées jusqu'à l'os qui arrivent au bout de leur concept. Mais si Wes Craven avait reprit la barre de sa franchise, ce n'est pas le cas de James Wan et on se retrouve alors devant un film qui tombe bien souvent dans le ridicule, surtout dans sa dernière partie (enfin entre autres parce-qu'on a quand même l'introduction particulièrement risible d'Élise et la tatoueuse qui communique avec cette dernière en tatouant des pamplemousses).
Mais en même temps, c'est tellement jusqu'au-boutiste dans son délire que ça en devient plaisant, j'ai apprécié le fait que le film assume son concept plus que bancal jusqu'au bout en nous offrant ce final digne d'un "Scary Movie". Le problème, c'est que, contrairement à ce dernier, ça se prend très au sérieux (moins que l'insupportable "Conjuring 4" quand même).
D'un autre côté, le film fait des efforts en évitant de trop souvent tomber dans le jump-scare facile. On soulignera notamment une mise en scène ingénieuse dans ses scènes horrifiques qui use surtout d'un jeu d'ombres et de lumières pour travailler son ambiance et effrayer son spectateur.
Et puis parmi les scènes les plus marquantes (outre les plus drôles), on pourra retenir celle du "canapé" qui est brillamment exécutée. Un rythme qui laisse le temps à la peur se s'installer, une caméra qui se rapproche de plus en plus de son héroïne, donnant un aspect oppressant à l'ensemble et puis ce démon qui court à quatre pattes en arrière-plan qui m'a particulièrement tendu. D'ailleurs, l'arrière-plan est souvent utilisé, là aussi pour installer une ambiance et faire frissonner et, de ce côté, c'est réussi.
Bref, entre le démon qui fait wouaf et la maison qui fait pouf, "Insidious : L'Invasion du lointain" est plus proche du bon gros nanar mais avec quelques fulgurances en termes de mise en scène.
Cam Pattier
Cam Pattier

25 abonnés 264 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 août 2026
En vrai, ça va.
Je m’attendais peut-être à quelque chose de pire.
L’ambiance fonctionne plutôt bien et il y a quelques scènes vraiment réussies.
Par contre, il y a beaucoup trop de screamers et certains sont vraiment prévisibles.
J’ai aussi trouvé que le film misait un peu trop sur les jumpscares plutôt que sur une vraie tension.
L’histoire est plutôt simple et assez prévisible, mais ça reste efficace pour ce genre de film.
Les effets sont plutôt corrects et certaines apparitions sont assez réussies.
Le casting est plutôt bon, même si les personnages auraient pu être un peu plus développés.
Le film se regarde facilement et je ne me suis pas vraiment ennuyé.
Pas incroyable, mais en vrai ça reste un film d’horreur plutôt correct.
Sousou08
Sousou08

1 abonné 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 août 2026
J’ai vraiment beaucoup aimé « Insidious : l’invasion du lointain »  !
Dès les premières minutes, le film réussit à installer une ambiance inquiétante et pesante qui nous plonge directement dans son univers horrifique.

Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est l’atmosphère du film.
Il y a constamment cette sensation que quelque chose ne va pas, même dans les moments les plus calmes. Les décors sombres, les silences, les bruits inquiétants et les apparitions sont très efficaces pour créer de la tension  !
On se retrouve facilement à attendre le prochain jumpscare en se demandant d’où va surgir le prochain démon !

Le film joue également beaucoup sur la peur psychologique !!!
C’est un film psychologique !
C’est quelque chose que j’aime énormément dans les films d’horreur !!!Il ne repose pas uniquement sur des scènes qui font peur ou sursauter, il prend aussi le temps de créer une véritable ambiance et de nous faire ressentir le malaise des personnages !!!

J’ai trouvé que les scènes horrifiques étaient particulièrement réussies !!!
Certaines sont vraiment angoissantes et dégoûtantes et donnent envie de détourner les yeux, tandis que d’autres jouent davantage sur la tension et l’attente  !!!
Le film sait donc varier les effets et ne devient pas simplement une succession de jumpscares !!!

J’ai également apprécié l’histoire et le développement des personnages. Même si on vient évidemment pour avoir peur, le film apporte suffisamment d’éléments narratifs pour que l’on s’intéresse réellement à ce qui arrive aux personnages. Cela permet de donner davantage de profondeur à l’histoire et de rendre certaines situations encore plus inquiétantes.

Et puis, il faut parler de l’univers d’Insidious, qui reste vraiment particulier. Cette ambiance surnaturelle, les esprits, les phénomènes étranges et cette impression d’être constamment entre deux mondes donnent au film une identité que j’apprécie beaucoup  !

Donc pour moi : « Insidious : l’invasion du lointain » est un très bon film d’horreur !!!
Il possède une ambiance sombre et oppressante, de bonnes scènes de peur, une histoire intéressante et suffisamment de tension pour nous garder attentifs jusqu’à la fin !!!

J’ai passé un très bon moment devant le film et je le recommande particulièrement aux personnes qui aiment les films d’horreur surnaturels, les histoires de fantômes et les films capables de nous faire sursauter tout en installant une vraie atmosphère  !
Mais moi je n’ai pas sursauté une seule fois et je n’ai pas eu peur !!!
Cinévore dans l'âme
Cinévore dans l'âme

2 abonnés 15 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 août 2026
Les amoureux de la franchise ne seront pas déçus. Vous retrouverez l'atmosphère des films précédents, Elise spoiler: avec un nouveau rôle dans le lointain car elle est décédée, elle fait une entrée dans le film mémorable .
L'évolution de l'histoire est très convaincante et nécessaire, on s'attache à la petite famille. Frissons garantis. De manière générale, acteurs, décors, mise en scène convaincante. Une nouvelle aventure. et... restez pendant le générique . Un bon moment avec un happy end Intense. Ravie d'avoir retrouvé l'ambiance. A mon avis il y aura des suites 
Yohann le meitour
Yohann le meitour

2 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 août 2026
2, au bénifice du doute... au cas ou j'aurais mal compris ... il faudrait que je retourne le voir.. en meilleur forme... pour comprendre 10% de plus du film... scene des dents oubliables...le chien meilleur acting du film
Mo Lo
Mo Lo

1 abonné 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 août 2026
Le film était top !
Ce film d’horreur est une excellente surprise. Dès les premières minutes, l’ambiance inquiétante nous plonge dans une histoire mystérieuse et captivante. La réalisation est particulièrement réussie, notamment grâce aux jeux de lumière, aux décors sombres et à une musique qui renforce parfaitement la tension.
alex
alex

4 abonnés 44 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 août 2026
Bof bof ! Alors tout d’abord dans l’ensemble le film est pas ouf il traîne en longueur , je l’ai trouvé interminable, les scènes qui précédent spoiler: les screamers
sont vraiment trop longue ! Ensuite l’histoire , je la trouve normal comme un insidious au final même si c’était un peu moyen !! Enfin du côté de l’horreur c’était pas ouf non plus , le film n’était pas pesant il spoiler: jouait que sur des screamers
c’est dommage
J Aranowski59
J Aranowski59

1 abonné 1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 19 août 2026
Je n’ai jamais fait d’avis sur un film!!
Mais là il le faut, très déçu de ce film!!
Il est où le temps où insidious nous faisait frissonner avec très peu de budget ?
Plus ça vient et moins ça nous donne envie de voir la suite.
Beaucoup trop nian nian à mon goût et pas assez voir pas du tout de moment de sursaut comme nous avons pu l’avoir dans les deux premiers volets,´.
Je ne peux pas donner de détails par respect aux prochains spectateurs, mais pour le coup extrêmement déçu.
Mais bien entendu s’il y a une suite j’irais la voir en espérant avoir une meilleure expérience
Chilou
Chilou

8 abonnés 90 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 19 août 2026
Comme un air de ratage. Juste du réchauffé et du remaché. Excepté la séquence du dentiste bien dégueulasse. L'épisode de trop
Zola Ntondo
Zola Ntondo

77 abonnés 135 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 août 2026
Au sixième film, une franchise horrifique se trouve généralement confrontée à une alternative assez ingrate : reproduire sa formule jusqu’à l’épuisement ou tenter de la renouveler au risque d’en dissoudre l’identité. Insidious: Out of the Further choisit une troisième voie. Jacob Chase ne cherche ni la rupture ni la surenchère. Il travaille à l’intérieur d’une grammaire constituée depuis le premier Insidious de James Wan, dont il préserve les principes formels tout en déplaçant légèrement les implications.

Ce choix pourrait passer pour une forme de prudence. Il constitue au contraire l’une des qualités du film. Car l’intérêt d’Insidious n’a jamais véritablement résidé dans la seule efficacité de ses apparitions démoniaques. La franchise repose depuis son origine sur une proposition autrement plus perturbante : considérer comme objectivement réels des phénomènes que notre monde situe aux frontières de la croyance, de l’expérience subjective et de la psychopathologie.

Le voyage astral, la communication avec les morts, les expériences de sortie du corps, le cauchemar ou les perceptions altérées ne constituent donc pas seulement un répertoire dans lequel le cinéma d’horreur viendrait chercher ses motifs. Ils composent ici un véritable système.

La grande cohérence théorique d’Insidious tient à une décision élémentaire : le film ne débat pas de l’existence du surnaturel. Il la postule.

C’est une distinction fondamentale. Le récit fantastique classique repose volontiers sur une hésitation : ce que perçoit le personnage existe-t-il objectivement ou résulte-t-il d’une perturbation de sa perception ? Insidious connaît cette ambiguïté, l’utilise comme instrument de mise en scène, mais lui apporte une réponse métaphysique. Dans cet univers, l’invisible possède une réalité.

Le Lointain constitue la matérialisation de cette proposition. Il donne un territoire à ce qui, dans l’expérience humaine, demeure normalement immatériel : les morts, la dissociation, la présence, l’absence, la peur et la conscience séparée du corps.

Ce sixième épisode prolonge cette logique avec Gemma et la particularité de son rapport au Lointain, déjà révélée par le synopsis officiel. Mais il vaut mieux ne pas en dire davantage. Ce qui importe est l’idée qui en découle : la frontière entre espace psychique et espace physique n’est plus nécessairement étanche.

Jacob Chase comprend surtout qu’une telle proposition ne peut fonctionner pleinement si elle demeure uniquement scénaristique. La mise en scène doit elle-même fragiliser les catégories perceptives sur lesquelles repose le spectateur.

Rêve, cauchemar, vision, expérience psychique et réalité objective se trouvent rapprochés par le langage cinématographique. Le film ne reproduit évidemment pas un état hallucinatoire ou psychotrope au sens clinique. Il en emprunte certaines propriétés perceptives : instabilité des repères, incertitude momentanée sur la nature de l’expérience, modification des rapports entre espace intérieur et espace extérieur.

En ce sens, Insidious: Out of the Further ne se contente pas de représenter des états de conscience altérés : le film est lui-même psychotrope dans son dispositif esthétique.

Cette caractéristique explique une grande partie du malaise qu’il produit. La peur ne provient plus uniquement de ce que le personnage pourrait rencontrer. Elle naît de l’incertitude concernant l’instrument même par lequel il appréhende cette rencontre : sa perception.

On pourrait qualifier le mécanisme qui en résulte d’auto-claustrophobie.

La claustrophobie traditionnelle suppose un espace extérieur devenu prison : une pièce, un ascenseur, un souterrain. Le cinéma peut alors organiser la peur autour d’un objectif parfaitement intelligible : sortir.

Insidious rend cette solution beaucoup plus difficile en intériorisant l’espace d’enfermement. Que signifie « sortir » lorsque le territoire menaçant est accessible par la conscience elle-même ? Où trouver refuge lorsque le rêve, la perception ou la dissociation deviennent précisément les voies par lesquelles la menace peut se manifester ?

Le Lointain acquiert alors une fonction qui dépasse largement celle du décor fantastique. Ses couloirs, ses ténèbres, ses espaces indéterminés et ses présences constituent une sorte de projection architecturale de l’intériorité. L’espace psychique devient espace cinématographique.

C’est ici que le fond théorique d’Insidious devient finalement plus perturbant que sa forme. Les démons peuvent être représentés, donc circonscrits. Ils possèdent une apparence, occupent un cadre. L’hypothèse qui les rend possibles est beaucoup moins rassurante : certaines expériences que l’individu croit enfermées dans sa conscience pourraient avoir une origine extérieure à celle-ci.

Le film d’horreur devient alors la forme presque élégiaque d’une angoisse métaphysique.

Formellement, Jacob Chase demeure très fidèle à la grammaire constituée par James Wan et développée par la franchise. L’image est extrêmement léchée. Les zones obscures du cadre ne constituent jamais de simples absences de lumière : elles deviennent des espaces potentiels. Une porte entrouverte, un arrière-plan insuffisamment éclairé ou une profondeur de champ deviennent menaçants avant même qu’une présence y soit effectivement introduite.

La possibilité de l’apparition précède l’apparition elle-même.

Le travail de Joseph Bishara est à cet égard fondamental. Ses dissonances, ses attaques de cordes, ses textures abrasives et ses ruptures brutales produisent une musique qui paraît parfois moins accompagner la menace que participer à sa manifestation. Chez Bishara, le son acquiert une matérialité. Avant même que quelque chose surgisse dans le cadre, l’environnement sonore a déjà indiqué au corps qu’il devrait avoir peur.

Cette atmosphère permet au film de rester relativement mesuré dans l’utilisation du jumpscare. Ceux-ci demeurent suffisamment rares pour ne jamais devenir une ponctuation prévisible. Surtout, ils interviennent dans un climat où la tension a déjà été durablement installée.

Le choc produit alors moins le grand bond spectaculaire auquel le cinéma d’horreur contemporain nous a habitués qu’un véritable sursaut intérieur. Le corps peut rester presque immobile, scotché au fauteuil, tandis que la réaction physiologique se produit intérieurement. Et surtout, la surprise n’annule pas l’angoisse qui la précédait : elle semble la confirmer.

C’est une différence majeure avec le jumpscare industriel, dont la mécanique devient souvent autorégulatrice : attente, explosion, relâchement. Ici, le relâchement demeure incomplet.

Cette absence de soulagement rejoint finalement l’une des caractéristiques essentielles de la mythologie Insidious : le mal n’y est jamais entièrement soluble dans la résolution narrative. Une situation peut trouver son terme. Une menace particulière peut être combattue. Mais le Lointain demeure.

C’est en cela qu’Out of the Further est davantage pesant que grandiose. Jacob Chase ne cherche pas à transformer ce sixième épisode en apothéose mythologique. Il entretient plutôt l’idée d’une contamination persistante.

Le mal devient presque chronique.

La présence de Lin Shaye maintient une continuité avec la mythologie antérieure, tandis qu’Amelia Eve et Brandon Perea permettent au récit de déplacer son centre de gravité. Mais l’enjeu essentiel demeure : les personnages évoluent dans un univers où connaître le surnaturel ne permet jamais de l’abolir.

C’est une conception particulièrement efficace de l’horreur sérielle : chaque film peut résoudre son récit sans résoudre son monde.

Insidious: Out of the Further ne révolutionne donc pas la franchise et semble suffisamment conscient de son identité pour ne pas en éprouver le besoin. Jacob Chase respecte ses principes esthétiques et prolonge surtout la proposition métaphysique qui lui donne sa singularité.

Car les démons ne sont peut-être pas ce qu’Insidious possède de plus effrayant. Ils ne sont que les figures visibles d’une hypothèse autrement plus dérangeante : celle d’une conscience qui ne constituerait pas un espace clos, mais une frontière ; celle de rêves qui pourraient être davantage que des rêves ; celle d’expériences intérieures qui pourraient ouvrir sur quelque chose d’extérieur.

La forme demeure élégante, parfois presque élégiaque. Le fond, lui, est profondément perturbant.

Une fois le film terminé, ses monstres disparaissent avec l’écran.

La possibilité qu’ils représentent, elle, demeure.
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