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Blumhouse continue d'essorer ses franchises jusqu'à épuisement et c'est ainsi que sort sur nos écrans un énième épisode de "Insidious", réalisé cette fois par Jacob Chase, mais qui n'intéresse plus grand monde. Mais bizarrement, je crois avoir apprécié l'expérience...
La fameuse "dernière porte" a été refermée dans le précédent épisode mais Élise nous explique en deux spi que fermer une porte en ouvre une autre... Bah oui, c'est pratique, comme ça, Blumhouse pourra produire des suites à la chaine, voire même créer une série, pour quoi pas ! Et c'est donc une nouvelle famille composée d'une mère et de sa fille en proie à un nouveau démon. Mais petit changement quand même cette fois-ci puisque la victime a le pouvoir de ramener des objets du lointain à la réalité et vice-versa. Bien pratique pour un démon qui souhaite pénétrer, lui et ses acolytes, dans le monde réel. Et puis surtout, ça permet aussi de faire une sorte d'avengers de l'horreur en ramenant tous les démons de la saga.
Oh que c'est débile, ça rappelle "Freddy sort de la nuit" dans le principe mais aussi dans le fond ; deux sagas essorées jusqu'à l'os qui arrivent au bout de leur concept. Mais si Wes Craven avait reprit la barre de sa franchise, ce n'est pas le cas de James Wan et on se retrouve alors devant un film qui tombe bien souvent dans le ridicule, surtout dans sa dernière partie (enfin entre autres parce-qu'on a quand même l'introduction particulièrement risible d'Élise et la tatoueuse qui communique avec cette dernière en tatouant des pamplemousses).
Mais en même temps, c'est tellement jusqu'au-boutiste dans son délire que ça en devient plaisant, j'ai apprécié le fait que le film assume son concept plus que bancal jusqu'au bout en nous offrant ce final digne d'un "Scary Movie". Le problème, c'est que, contrairement à ce dernier, ça se prend très au sérieux (moins que l'insupportable "Conjuring 4" quand même).
D'un autre côté, le film fait des efforts en évitant de trop souvent tomber dans le jump-scare facile. On soulignera notamment une mise en scène ingénieuse dans ses scènes horrifiques qui use surtout d'un jeu d'ombres et de lumières pour travailler son ambiance et effrayer son spectateur.
Et puis parmi les scènes les plus marquantes (outre les plus drôles), on pourra retenir celle du "canapé" qui est brillamment exécutée. Un rythme qui laisse le temps à la peur se s'installer, une caméra qui se rapproche de plus en plus de son héroïne, donnant un aspect oppressant à l'ensemble et puis ce démon qui court à quatre pattes en arrière-plan qui m'a particulièrement tendu. D'ailleurs, l'arrière-plan est souvent utilisé, là aussi pour installer une ambiance et faire frissonner et, de ce côté, c'est réussi.
Bref, entre le démon qui fait wouaf et la maison qui fait pouf, "Insidious : L'Invasion du lointain" est plus proche du bon gros nanar mais avec quelques fulgurances en termes de mise en scène.
La fameuse "dernière porte" a été refermée dans le précédent épisode mais Élise nous explique en deux spi que fermer une porte en ouvre une autre... Bah oui, c'est pratique, comme ça, Blumhouse pourra produire des suites à la chaine, voire même créer une série, pour quoi pas ! Et c'est donc une nouvelle famille composée d'une mère et de sa fille en proie à un nouveau démon. Mais petit changement quand même cette fois-ci puisque la victime a le pouvoir de ramener des objets du lointain à la réalité et vice-versa. Bien pratique pour un démon qui souhaite pénétrer, lui et ses acolytes, dans le monde réel. Et puis surtout, ça permet aussi de faire une sorte d'avengers de l'horreur en ramenant tous les démons de la saga.
Oh que c'est débile, ça rappelle "Freddy sort de la nuit" dans le principe mais aussi dans le fond ; deux sagas essorées jusqu'à l'os qui arrivent au bout de leur concept. Mais si Wes Craven avait reprit la barre de sa franchise, ce n'est pas le cas de James Wan et on se retrouve alors devant un film qui tombe bien souvent dans le ridicule, surtout dans sa dernière partie (enfin entre autres parce-qu'on a quand même l'introduction particulièrement risible d'Élise et la tatoueuse qui communique avec cette dernière en tatouant des pamplemousses).
Mais en même temps, c'est tellement jusqu'au-boutiste dans son délire que ça en devient plaisant, j'ai apprécié le fait que le film assume son concept plus que bancal jusqu'au bout en nous offrant ce final digne d'un "Scary Movie". Le problème, c'est que, contrairement à ce dernier, ça se prend très au sérieux (moins que l'insupportable "Conjuring 4" quand même).
D'un autre côté, le film fait des efforts en évitant de trop souvent tomber dans le jump-scare facile. On soulignera notamment une mise en scène ingénieuse dans ses scènes horrifiques qui use surtout d'un jeu d'ombres et de lumières pour travailler son ambiance et effrayer son spectateur.
Et puis parmi les scènes les plus marquantes (outre les plus drôles), on pourra retenir celle du "canapé" qui est brillamment exécutée. Un rythme qui laisse le temps à la peur se s'installer, une caméra qui se rapproche de plus en plus de son héroïne, donnant un aspect oppressant à l'ensemble et puis ce démon qui court à quatre pattes en arrière-plan qui m'a particulièrement tendu. D'ailleurs, l'arrière-plan est souvent utilisé, là aussi pour installer une ambiance et faire frissonner et, de ce côté, c'est réussi.
Bref, entre le démon qui fait wouaf et la maison qui fait pouf, "Insidious : L'Invasion du lointain" est plus proche du bon gros nanar mais avec quelques fulgurances en termes de mise en scène.
En vrai, ça va.
Je m’attendais peut-être à quelque chose de pire.
L’ambiance fonctionne plutôt bien et il y a quelques scènes vraiment réussies.
Par contre, il y a beaucoup trop de screamers et certains sont vraiment prévisibles.
J’ai aussi trouvé que le film misait un peu trop sur les jumpscares plutôt que sur une vraie tension.
L’histoire est plutôt simple et assez prévisible, mais ça reste efficace pour ce genre de film.
Les effets sont plutôt corrects et certaines apparitions sont assez réussies.
Le casting est plutôt bon, même si les personnages auraient pu être un peu plus développés.
Le film se regarde facilement et je ne me suis pas vraiment ennuyé.
Pas incroyable, mais en vrai ça reste un film d’horreur plutôt correct.
Je m’attendais peut-être à quelque chose de pire.
L’ambiance fonctionne plutôt bien et il y a quelques scènes vraiment réussies.
Par contre, il y a beaucoup trop de screamers et certains sont vraiment prévisibles.
J’ai aussi trouvé que le film misait un peu trop sur les jumpscares plutôt que sur une vraie tension.
L’histoire est plutôt simple et assez prévisible, mais ça reste efficace pour ce genre de film.
Les effets sont plutôt corrects et certaines apparitions sont assez réussies.
Le casting est plutôt bon, même si les personnages auraient pu être un peu plus développés.
Le film se regarde facilement et je ne me suis pas vraiment ennuyé.
Pas incroyable, mais en vrai ça reste un film d’horreur plutôt correct.
J’ai vraiment beaucoup aimé « Insidious : l’invasion du lointain » !
Dès les premières minutes, le film réussit à installer une ambiance inquiétante et pesante qui nous plonge directement dans son univers horrifique.
Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est l’atmosphère du film.
Il y a constamment cette sensation que quelque chose ne va pas, même dans les moments les plus calmes. Les décors sombres, les silences, les bruits inquiétants et les apparitions sont très efficaces pour créer de la tension !
On se retrouve facilement à attendre le prochain jumpscare en se demandant d’où va surgir le prochain démon !
Le film joue également beaucoup sur la peur psychologique !!!
C’est un film psychologique !
C’est quelque chose que j’aime énormément dans les films d’horreur !!!Il ne repose pas uniquement sur des scènes qui font peur ou sursauter, il prend aussi le temps de créer une véritable ambiance et de nous faire ressentir le malaise des personnages !!!
J’ai trouvé que les scènes horrifiques étaient particulièrement réussies !!!
Certaines sont vraiment angoissantes et dégoûtantes et donnent envie de détourner les yeux, tandis que d’autres jouent davantage sur la tension et l’attente !!!
Le film sait donc varier les effets et ne devient pas simplement une succession de jumpscares !!!
J’ai également apprécié l’histoire et le développement des personnages. Même si on vient évidemment pour avoir peur, le film apporte suffisamment d’éléments narratifs pour que l’on s’intéresse réellement à ce qui arrive aux personnages. Cela permet de donner davantage de profondeur à l’histoire et de rendre certaines situations encore plus inquiétantes.
Et puis, il faut parler de l’univers d’Insidious, qui reste vraiment particulier. Cette ambiance surnaturelle, les esprits, les phénomènes étranges et cette impression d’être constamment entre deux mondes donnent au film une identité que j’apprécie beaucoup !
Donc pour moi : « Insidious : l’invasion du lointain » est un très bon film d’horreur !!!
Il possède une ambiance sombre et oppressante, de bonnes scènes de peur, une histoire intéressante et suffisamment de tension pour nous garder attentifs jusqu’à la fin !!!
J’ai passé un très bon moment devant le film et je le recommande particulièrement aux personnes qui aiment les films d’horreur surnaturels, les histoires de fantômes et les films capables de nous faire sursauter tout en installant une vraie atmosphère !
Mais moi je n’ai pas sursauté une seule fois et je n’ai pas eu peur !!!
Dès les premières minutes, le film réussit à installer une ambiance inquiétante et pesante qui nous plonge directement dans son univers horrifique.
Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est l’atmosphère du film.
Il y a constamment cette sensation que quelque chose ne va pas, même dans les moments les plus calmes. Les décors sombres, les silences, les bruits inquiétants et les apparitions sont très efficaces pour créer de la tension !
On se retrouve facilement à attendre le prochain jumpscare en se demandant d’où va surgir le prochain démon !
Le film joue également beaucoup sur la peur psychologique !!!
C’est un film psychologique !
C’est quelque chose que j’aime énormément dans les films d’horreur !!!Il ne repose pas uniquement sur des scènes qui font peur ou sursauter, il prend aussi le temps de créer une véritable ambiance et de nous faire ressentir le malaise des personnages !!!
J’ai trouvé que les scènes horrifiques étaient particulièrement réussies !!!
Certaines sont vraiment angoissantes et dégoûtantes et donnent envie de détourner les yeux, tandis que d’autres jouent davantage sur la tension et l’attente !!!
Le film sait donc varier les effets et ne devient pas simplement une succession de jumpscares !!!
J’ai également apprécié l’histoire et le développement des personnages. Même si on vient évidemment pour avoir peur, le film apporte suffisamment d’éléments narratifs pour que l’on s’intéresse réellement à ce qui arrive aux personnages. Cela permet de donner davantage de profondeur à l’histoire et de rendre certaines situations encore plus inquiétantes.
Et puis, il faut parler de l’univers d’Insidious, qui reste vraiment particulier. Cette ambiance surnaturelle, les esprits, les phénomènes étranges et cette impression d’être constamment entre deux mondes donnent au film une identité que j’apprécie beaucoup !
Donc pour moi : « Insidious : l’invasion du lointain » est un très bon film d’horreur !!!
Il possède une ambiance sombre et oppressante, de bonnes scènes de peur, une histoire intéressante et suffisamment de tension pour nous garder attentifs jusqu’à la fin !!!
J’ai passé un très bon moment devant le film et je le recommande particulièrement aux personnes qui aiment les films d’horreur surnaturels, les histoires de fantômes et les films capables de nous faire sursauter tout en installant une vraie atmosphère !
Mais moi je n’ai pas sursauté une seule fois et je n’ai pas eu peur !!!
Les amoureux de la franchise ne seront pas déçus. Vous retrouverez l'atmosphère des films précédents, Elise
spoiler:
avec un nouveau rôle dans le lointain car elle est décédée, elle fait une entrée dans le film mémorable .
L'évolution de l'histoire est très convaincante et nécessaire, on s'attache à la petite famille. Frissons garantis. De manière générale, acteurs, décors, mise en scène convaincante. Une nouvelle aventure. et... restez pendant le générique . Un bon moment avec un happy end Intense. Ravie d'avoir retrouvé l'ambiance. A mon avis il y aura des suites
L'évolution de l'histoire est très convaincante et nécessaire, on s'attache à la petite famille. Frissons garantis. De manière générale, acteurs, décors, mise en scène convaincante. Une nouvelle aventure. et... restez pendant le générique . Un bon moment avec un happy end Intense. Ravie d'avoir retrouvé l'ambiance. A mon avis il y aura des suites
2, au bénifice du doute... au cas ou j'aurais mal compris ... il faudrait que je retourne le voir.. en meilleur forme... pour comprendre 10% de plus du film... scene des dents oubliables...le chien meilleur acting du film
Le film était top !
Ce film d’horreur est une excellente surprise. Dès les premières minutes, l’ambiance inquiétante nous plonge dans une histoire mystérieuse et captivante. La réalisation est particulièrement réussie, notamment grâce aux jeux de lumière, aux décors sombres et à une musique qui renforce parfaitement la tension.
Ce film d’horreur est une excellente surprise. Dès les premières minutes, l’ambiance inquiétante nous plonge dans une histoire mystérieuse et captivante. La réalisation est particulièrement réussie, notamment grâce aux jeux de lumière, aux décors sombres et à une musique qui renforce parfaitement la tension.
Bof bof ! Alors tout d’abord dans l’ensemble le film est pas ouf il traîne en longueur , je l’ai trouvé interminable, les scènes qui précédent
spoiler:
les screamers
sont vraiment trop longue ! Ensuite l’histoire , je la trouve normal comme un insidious au final même si c’était un peu moyen !! Enfin du côté de l’horreur c’était pas ouf non plus , le film n’était pas pesant il spoiler: jouait que sur des screamers
c’est dommage
sont vraiment trop longue ! Ensuite l’histoire , je la trouve normal comme un insidious au final même si c’était un peu moyen !! Enfin du côté de l’horreur c’était pas ouf non plus , le film n’était pas pesant il spoiler: jouait que sur des screamers
c’est dommage
Je n’ai jamais fait d’avis sur un film!!
Mais là il le faut, très déçu de ce film!!
Il est où le temps où insidious nous faisait frissonner avec très peu de budget ?
Plus ça vient et moins ça nous donne envie de voir la suite.
Beaucoup trop nian nian à mon goût et pas assez voir pas du tout de moment de sursaut comme nous avons pu l’avoir dans les deux premiers volets,´.
Je ne peux pas donner de détails par respect aux prochains spectateurs, mais pour le coup extrêmement déçu.
Mais bien entendu s’il y a une suite j’irais la voir en espérant avoir une meilleure expérience
Mais là il le faut, très déçu de ce film!!
Il est où le temps où insidious nous faisait frissonner avec très peu de budget ?
Plus ça vient et moins ça nous donne envie de voir la suite.
Beaucoup trop nian nian à mon goût et pas assez voir pas du tout de moment de sursaut comme nous avons pu l’avoir dans les deux premiers volets,´.
Je ne peux pas donner de détails par respect aux prochains spectateurs, mais pour le coup extrêmement déçu.
Mais bien entendu s’il y a une suite j’irais la voir en espérant avoir une meilleure expérience
Comme un air de ratage. Juste du réchauffé et du remaché. Excepté la séquence du dentiste bien dégueulasse. L'épisode de trop
Au sixième film, une franchise horrifique se trouve généralement confrontée à une alternative assez ingrate : reproduire sa formule jusqu’à l’épuisement ou tenter de la renouveler au risque d’en dissoudre l’identité. Insidious: Out of the Further choisit une troisième voie. Jacob Chase ne cherche ni la rupture ni la surenchère. Il travaille à l’intérieur d’une grammaire constituée depuis le premier Insidious de James Wan, dont il préserve les principes formels tout en déplaçant légèrement les implications.
Ce choix pourrait passer pour une forme de prudence. Il constitue au contraire l’une des qualités du film. Car l’intérêt d’Insidious n’a jamais véritablement résidé dans la seule efficacité de ses apparitions démoniaques. La franchise repose depuis son origine sur une proposition autrement plus perturbante : considérer comme objectivement réels des phénomènes que notre monde situe aux frontières de la croyance, de l’expérience subjective et de la psychopathologie.
Le voyage astral, la communication avec les morts, les expériences de sortie du corps, le cauchemar ou les perceptions altérées ne constituent donc pas seulement un répertoire dans lequel le cinéma d’horreur viendrait chercher ses motifs. Ils composent ici un véritable système.
La grande cohérence théorique d’Insidious tient à une décision élémentaire : le film ne débat pas de l’existence du surnaturel. Il la postule.
C’est une distinction fondamentale. Le récit fantastique classique repose volontiers sur une hésitation : ce que perçoit le personnage existe-t-il objectivement ou résulte-t-il d’une perturbation de sa perception ? Insidious connaît cette ambiguïté, l’utilise comme instrument de mise en scène, mais lui apporte une réponse métaphysique. Dans cet univers, l’invisible possède une réalité.
Le Lointain constitue la matérialisation de cette proposition. Il donne un territoire à ce qui, dans l’expérience humaine, demeure normalement immatériel : les morts, la dissociation, la présence, l’absence, la peur et la conscience séparée du corps.
Ce sixième épisode prolonge cette logique avec Gemma et la particularité de son rapport au Lointain, déjà révélée par le synopsis officiel. Mais il vaut mieux ne pas en dire davantage. Ce qui importe est l’idée qui en découle : la frontière entre espace psychique et espace physique n’est plus nécessairement étanche.
Jacob Chase comprend surtout qu’une telle proposition ne peut fonctionner pleinement si elle demeure uniquement scénaristique. La mise en scène doit elle-même fragiliser les catégories perceptives sur lesquelles repose le spectateur.
Rêve, cauchemar, vision, expérience psychique et réalité objective se trouvent rapprochés par le langage cinématographique. Le film ne reproduit évidemment pas un état hallucinatoire ou psychotrope au sens clinique. Il en emprunte certaines propriétés perceptives : instabilité des repères, incertitude momentanée sur la nature de l’expérience, modification des rapports entre espace intérieur et espace extérieur.
En ce sens, Insidious: Out of the Further ne se contente pas de représenter des états de conscience altérés : le film est lui-même psychotrope dans son dispositif esthétique.
Cette caractéristique explique une grande partie du malaise qu’il produit. La peur ne provient plus uniquement de ce que le personnage pourrait rencontrer. Elle naît de l’incertitude concernant l’instrument même par lequel il appréhende cette rencontre : sa perception.
On pourrait qualifier le mécanisme qui en résulte d’auto-claustrophobie.
La claustrophobie traditionnelle suppose un espace extérieur devenu prison : une pièce, un ascenseur, un souterrain. Le cinéma peut alors organiser la peur autour d’un objectif parfaitement intelligible : sortir.
Insidious rend cette solution beaucoup plus difficile en intériorisant l’espace d’enfermement. Que signifie « sortir » lorsque le territoire menaçant est accessible par la conscience elle-même ? Où trouver refuge lorsque le rêve, la perception ou la dissociation deviennent précisément les voies par lesquelles la menace peut se manifester ?
Le Lointain acquiert alors une fonction qui dépasse largement celle du décor fantastique. Ses couloirs, ses ténèbres, ses espaces indéterminés et ses présences constituent une sorte de projection architecturale de l’intériorité. L’espace psychique devient espace cinématographique.
C’est ici que le fond théorique d’Insidious devient finalement plus perturbant que sa forme. Les démons peuvent être représentés, donc circonscrits. Ils possèdent une apparence, occupent un cadre. L’hypothèse qui les rend possibles est beaucoup moins rassurante : certaines expériences que l’individu croit enfermées dans sa conscience pourraient avoir une origine extérieure à celle-ci.
Le film d’horreur devient alors la forme presque élégiaque d’une angoisse métaphysique.
Formellement, Jacob Chase demeure très fidèle à la grammaire constituée par James Wan et développée par la franchise. L’image est extrêmement léchée. Les zones obscures du cadre ne constituent jamais de simples absences de lumière : elles deviennent des espaces potentiels. Une porte entrouverte, un arrière-plan insuffisamment éclairé ou une profondeur de champ deviennent menaçants avant même qu’une présence y soit effectivement introduite.
La possibilité de l’apparition précède l’apparition elle-même.
Le travail de Joseph Bishara est à cet égard fondamental. Ses dissonances, ses attaques de cordes, ses textures abrasives et ses ruptures brutales produisent une musique qui paraît parfois moins accompagner la menace que participer à sa manifestation. Chez Bishara, le son acquiert une matérialité. Avant même que quelque chose surgisse dans le cadre, l’environnement sonore a déjà indiqué au corps qu’il devrait avoir peur.
Cette atmosphère permet au film de rester relativement mesuré dans l’utilisation du jumpscare. Ceux-ci demeurent suffisamment rares pour ne jamais devenir une ponctuation prévisible. Surtout, ils interviennent dans un climat où la tension a déjà été durablement installée.
Le choc produit alors moins le grand bond spectaculaire auquel le cinéma d’horreur contemporain nous a habitués qu’un véritable sursaut intérieur. Le corps peut rester presque immobile, scotché au fauteuil, tandis que la réaction physiologique se produit intérieurement. Et surtout, la surprise n’annule pas l’angoisse qui la précédait : elle semble la confirmer.
C’est une différence majeure avec le jumpscare industriel, dont la mécanique devient souvent autorégulatrice : attente, explosion, relâchement. Ici, le relâchement demeure incomplet.
Cette absence de soulagement rejoint finalement l’une des caractéristiques essentielles de la mythologie Insidious : le mal n’y est jamais entièrement soluble dans la résolution narrative. Une situation peut trouver son terme. Une menace particulière peut être combattue. Mais le Lointain demeure.
C’est en cela qu’Out of the Further est davantage pesant que grandiose. Jacob Chase ne cherche pas à transformer ce sixième épisode en apothéose mythologique. Il entretient plutôt l’idée d’une contamination persistante.
Le mal devient presque chronique.
La présence de Lin Shaye maintient une continuité avec la mythologie antérieure, tandis qu’Amelia Eve et Brandon Perea permettent au récit de déplacer son centre de gravité. Mais l’enjeu essentiel demeure : les personnages évoluent dans un univers où connaître le surnaturel ne permet jamais de l’abolir.
C’est une conception particulièrement efficace de l’horreur sérielle : chaque film peut résoudre son récit sans résoudre son monde.
Insidious: Out of the Further ne révolutionne donc pas la franchise et semble suffisamment conscient de son identité pour ne pas en éprouver le besoin. Jacob Chase respecte ses principes esthétiques et prolonge surtout la proposition métaphysique qui lui donne sa singularité.
Car les démons ne sont peut-être pas ce qu’Insidious possède de plus effrayant. Ils ne sont que les figures visibles d’une hypothèse autrement plus dérangeante : celle d’une conscience qui ne constituerait pas un espace clos, mais une frontière ; celle de rêves qui pourraient être davantage que des rêves ; celle d’expériences intérieures qui pourraient ouvrir sur quelque chose d’extérieur.
La forme demeure élégante, parfois presque élégiaque. Le fond, lui, est profondément perturbant.
Une fois le film terminé, ses monstres disparaissent avec l’écran.
La possibilité qu’ils représentent, elle, demeure.
Ce choix pourrait passer pour une forme de prudence. Il constitue au contraire l’une des qualités du film. Car l’intérêt d’Insidious n’a jamais véritablement résidé dans la seule efficacité de ses apparitions démoniaques. La franchise repose depuis son origine sur une proposition autrement plus perturbante : considérer comme objectivement réels des phénomènes que notre monde situe aux frontières de la croyance, de l’expérience subjective et de la psychopathologie.
Le voyage astral, la communication avec les morts, les expériences de sortie du corps, le cauchemar ou les perceptions altérées ne constituent donc pas seulement un répertoire dans lequel le cinéma d’horreur viendrait chercher ses motifs. Ils composent ici un véritable système.
La grande cohérence théorique d’Insidious tient à une décision élémentaire : le film ne débat pas de l’existence du surnaturel. Il la postule.
C’est une distinction fondamentale. Le récit fantastique classique repose volontiers sur une hésitation : ce que perçoit le personnage existe-t-il objectivement ou résulte-t-il d’une perturbation de sa perception ? Insidious connaît cette ambiguïté, l’utilise comme instrument de mise en scène, mais lui apporte une réponse métaphysique. Dans cet univers, l’invisible possède une réalité.
Le Lointain constitue la matérialisation de cette proposition. Il donne un territoire à ce qui, dans l’expérience humaine, demeure normalement immatériel : les morts, la dissociation, la présence, l’absence, la peur et la conscience séparée du corps.
Ce sixième épisode prolonge cette logique avec Gemma et la particularité de son rapport au Lointain, déjà révélée par le synopsis officiel. Mais il vaut mieux ne pas en dire davantage. Ce qui importe est l’idée qui en découle : la frontière entre espace psychique et espace physique n’est plus nécessairement étanche.
Jacob Chase comprend surtout qu’une telle proposition ne peut fonctionner pleinement si elle demeure uniquement scénaristique. La mise en scène doit elle-même fragiliser les catégories perceptives sur lesquelles repose le spectateur.
Rêve, cauchemar, vision, expérience psychique et réalité objective se trouvent rapprochés par le langage cinématographique. Le film ne reproduit évidemment pas un état hallucinatoire ou psychotrope au sens clinique. Il en emprunte certaines propriétés perceptives : instabilité des repères, incertitude momentanée sur la nature de l’expérience, modification des rapports entre espace intérieur et espace extérieur.
En ce sens, Insidious: Out of the Further ne se contente pas de représenter des états de conscience altérés : le film est lui-même psychotrope dans son dispositif esthétique.
Cette caractéristique explique une grande partie du malaise qu’il produit. La peur ne provient plus uniquement de ce que le personnage pourrait rencontrer. Elle naît de l’incertitude concernant l’instrument même par lequel il appréhende cette rencontre : sa perception.
On pourrait qualifier le mécanisme qui en résulte d’auto-claustrophobie.
La claustrophobie traditionnelle suppose un espace extérieur devenu prison : une pièce, un ascenseur, un souterrain. Le cinéma peut alors organiser la peur autour d’un objectif parfaitement intelligible : sortir.
Insidious rend cette solution beaucoup plus difficile en intériorisant l’espace d’enfermement. Que signifie « sortir » lorsque le territoire menaçant est accessible par la conscience elle-même ? Où trouver refuge lorsque le rêve, la perception ou la dissociation deviennent précisément les voies par lesquelles la menace peut se manifester ?
Le Lointain acquiert alors une fonction qui dépasse largement celle du décor fantastique. Ses couloirs, ses ténèbres, ses espaces indéterminés et ses présences constituent une sorte de projection architecturale de l’intériorité. L’espace psychique devient espace cinématographique.
C’est ici que le fond théorique d’Insidious devient finalement plus perturbant que sa forme. Les démons peuvent être représentés, donc circonscrits. Ils possèdent une apparence, occupent un cadre. L’hypothèse qui les rend possibles est beaucoup moins rassurante : certaines expériences que l’individu croit enfermées dans sa conscience pourraient avoir une origine extérieure à celle-ci.
Le film d’horreur devient alors la forme presque élégiaque d’une angoisse métaphysique.
Formellement, Jacob Chase demeure très fidèle à la grammaire constituée par James Wan et développée par la franchise. L’image est extrêmement léchée. Les zones obscures du cadre ne constituent jamais de simples absences de lumière : elles deviennent des espaces potentiels. Une porte entrouverte, un arrière-plan insuffisamment éclairé ou une profondeur de champ deviennent menaçants avant même qu’une présence y soit effectivement introduite.
La possibilité de l’apparition précède l’apparition elle-même.
Le travail de Joseph Bishara est à cet égard fondamental. Ses dissonances, ses attaques de cordes, ses textures abrasives et ses ruptures brutales produisent une musique qui paraît parfois moins accompagner la menace que participer à sa manifestation. Chez Bishara, le son acquiert une matérialité. Avant même que quelque chose surgisse dans le cadre, l’environnement sonore a déjà indiqué au corps qu’il devrait avoir peur.
Cette atmosphère permet au film de rester relativement mesuré dans l’utilisation du jumpscare. Ceux-ci demeurent suffisamment rares pour ne jamais devenir une ponctuation prévisible. Surtout, ils interviennent dans un climat où la tension a déjà été durablement installée.
Le choc produit alors moins le grand bond spectaculaire auquel le cinéma d’horreur contemporain nous a habitués qu’un véritable sursaut intérieur. Le corps peut rester presque immobile, scotché au fauteuil, tandis que la réaction physiologique se produit intérieurement. Et surtout, la surprise n’annule pas l’angoisse qui la précédait : elle semble la confirmer.
C’est une différence majeure avec le jumpscare industriel, dont la mécanique devient souvent autorégulatrice : attente, explosion, relâchement. Ici, le relâchement demeure incomplet.
Cette absence de soulagement rejoint finalement l’une des caractéristiques essentielles de la mythologie Insidious : le mal n’y est jamais entièrement soluble dans la résolution narrative. Une situation peut trouver son terme. Une menace particulière peut être combattue. Mais le Lointain demeure.
C’est en cela qu’Out of the Further est davantage pesant que grandiose. Jacob Chase ne cherche pas à transformer ce sixième épisode en apothéose mythologique. Il entretient plutôt l’idée d’une contamination persistante.
Le mal devient presque chronique.
La présence de Lin Shaye maintient une continuité avec la mythologie antérieure, tandis qu’Amelia Eve et Brandon Perea permettent au récit de déplacer son centre de gravité. Mais l’enjeu essentiel demeure : les personnages évoluent dans un univers où connaître le surnaturel ne permet jamais de l’abolir.
C’est une conception particulièrement efficace de l’horreur sérielle : chaque film peut résoudre son récit sans résoudre son monde.
Insidious: Out of the Further ne révolutionne donc pas la franchise et semble suffisamment conscient de son identité pour ne pas en éprouver le besoin. Jacob Chase respecte ses principes esthétiques et prolonge surtout la proposition métaphysique qui lui donne sa singularité.
Car les démons ne sont peut-être pas ce qu’Insidious possède de plus effrayant. Ils ne sont que les figures visibles d’une hypothèse autrement plus dérangeante : celle d’une conscience qui ne constituerait pas un espace clos, mais une frontière ; celle de rêves qui pourraient être davantage que des rêves ; celle d’expériences intérieures qui pourraient ouvrir sur quelque chose d’extérieur.
La forme demeure élégante, parfois presque élégiaque. Le fond, lui, est profondément perturbant.
Une fois le film terminé, ses monstres disparaissent avec l’écran.
La possibilité qu’ils représentent, elle, demeure.
Ça ne se renouvelle pas trop, même avec de nouveaux personnages.
Là, c'est une femme qui se trouve pourchassée par démon Cyrus (le grand chef des démons de la saga) depuis la possession de sa mère dans sa jeunesse. spoiler: Sans le savoir, cette femme est "voyageuse-passeuse" dans le Lointain depuis le décès de sa maman qui voulait la protégée.
Comme dans toute la saga, on retrouve Élise pour guider les victimes dans leurs rêves, ce qui fait plaisir car ce personnage est l'âme de la franchise. Les scènes de tensions sont parfaitement maîtrisées et réussies. Mais une fois qu'on a compris l'enjeu du film et passer les premières scènes horrifiques sous le canapé et dans le cabinet dentaire, il y a une toute petite pointe d'ennui, un ventre mou, jusqu'à l'arrivée d'Elise.
J'ai vraiment eu l'impression que c'était la même trame scénaristique que le premier Incidious, avec quelques personnages en moins, ce qui n'est pas un bon point pour moi.
Heureusement que les démons sont réussis et font le job pour divertir.
Là, c'est une femme qui se trouve pourchassée par démon Cyrus (le grand chef des démons de la saga) depuis la possession de sa mère dans sa jeunesse. spoiler: Sans le savoir, cette femme est "voyageuse-passeuse" dans le Lointain depuis le décès de sa maman qui voulait la protégée.
Comme dans toute la saga, on retrouve Élise pour guider les victimes dans leurs rêves, ce qui fait plaisir car ce personnage est l'âme de la franchise. Les scènes de tensions sont parfaitement maîtrisées et réussies. Mais une fois qu'on a compris l'enjeu du film et passer les premières scènes horrifiques sous le canapé et dans le cabinet dentaire, il y a une toute petite pointe d'ennui, un ventre mou, jusqu'à l'arrivée d'Elise.
J'ai vraiment eu l'impression que c'était la même trame scénaristique que le premier Incidious, avec quelques personnages en moins, ce qui n'est pas un bon point pour moi.
Heureusement que les démons sont réussis et font le job pour divertir.
Vous allez gaspiller votre argent, l’histoire est nulle les méchants sont nulles y’a du suspense qu’au début du film et ensuite aucun intérêt, moi qui suis un grand fan d’insidious, je suis extrêmement déçu et je vous le recommande pas
Il est incroyable, plein de Screamers, ils ont intérêt à continuer la saga :) je vous conseille de le voir
Certes il ne réinvente pas le genre mais y apporte un vent de fraîcheur, on est tenu en haleine du début à la fin, le rythme est bon mais quelques jumpscare vus et revus
Quelques idées de réalisation plutôt réussie mais malheureusement on retombe dans les travers des entitées pas du tout malfaisantes qui n'ont aucune identité effroyables ou malsaine ( hormis le 3 ème volet) et ça reste trop mievreux pour en faire des cauchemars avec forcément ce jolie happy end ... Du Vue et revue ...
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