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Film assez plombant sur le mal être d'une jeune fille. Film qui part dans tous les sens, assez déstabilisant
Maja a connu précocement la célébrité en devenant une chanteuse célèbre et adulée. Mais sa chute fut aussi brutale que son ascension. À vingt-neuf ans, sans argent ni contrat, elle se voit réduite à revenir vivre à Oslo chez sa mère qui lui trouve un poste de surveillante dans le lycée où elle enseigne. Maja est en pleine dépression dont l'aideront peut-être à sortir Johannes (Anders Danielsen Lie), un professeur plein d'empathie, Oscar (Snorre Kind Monson), l'informaticien hâbleur ou Aida (Embla Berntsen), la lycéenne qui adore sa musique.
"Low Expectations" est un film organisé autour de son héroïne, l'étonnante chanteuse norvégienne Marie Ulven, plus connue sous le nom de "Girl in Red". Cette jeune fille, née en 1999, est devenue une icône internationalement célèbre, grâce à ses chansons, qu'elle avait écrites dans sa chambre d'adolescente dans un style éloquemment qualifié de "bedroom pop". Elle y parle de son homosexualité et de sa détresse.
Un film avec une pop star pourrait avoir l'air d'un outil promotionnel au service de sa prochaine tournée. Il n'en est rien. Ou alors la démarche est plus subtile. Car Eivind Landsvik, le massif réalisateur norvégien qui l'a filmée, n'a pas donné à son actrice star le beau rôle. "Low Expectations" est un film profondément triste sur une jeune femme en pleine dépression.
On imagine qu'il nous racontera une rédemption. On s'attend à ce que Maja reprenne lentement goût à la vie, grâce à l'humanité de Johannes, aux blagues d'Oscar et à l'amour d'Aida. Il n'en est rien. Le film, intelligemment, ne tire pas les fils que le scénario avait tissés. Je serai bien en mal de lui dresser le reproche que j'adresse si souvent : il n'est pas prévisible.
Pour autant, à macérer dans le grand trou noir de la dépression, sans s'autoriser le moindre espoir - je ne comprends pas la fin du film comme autorisant un tel espoir mais je me trompe peut-être - "Low Expectations" semble prendre un plaisir sadique à maintenir la tête du spectateur dans le sac. Les fans enamourés, si jeunes si gender fluid, qui étaient venus voir en nombre Girl in red à l'avant-première parisienne du film semblaient bien groggys à la fin du film.
"Low Expectations" est un film organisé autour de son héroïne, l'étonnante chanteuse norvégienne Marie Ulven, plus connue sous le nom de "Girl in Red". Cette jeune fille, née en 1999, est devenue une icône internationalement célèbre, grâce à ses chansons, qu'elle avait écrites dans sa chambre d'adolescente dans un style éloquemment qualifié de "bedroom pop". Elle y parle de son homosexualité et de sa détresse.
Un film avec une pop star pourrait avoir l'air d'un outil promotionnel au service de sa prochaine tournée. Il n'en est rien. Ou alors la démarche est plus subtile. Car Eivind Landsvik, le massif réalisateur norvégien qui l'a filmée, n'a pas donné à son actrice star le beau rôle. "Low Expectations" est un film profondément triste sur une jeune femme en pleine dépression.
On imagine qu'il nous racontera une rédemption. On s'attend à ce que Maja reprenne lentement goût à la vie, grâce à l'humanité de Johannes, aux blagues d'Oscar et à l'amour d'Aida. Il n'en est rien. Le film, intelligemment, ne tire pas les fils que le scénario avait tissés. Je serai bien en mal de lui dresser le reproche que j'adresse si souvent : il n'est pas prévisible.
Pour autant, à macérer dans le grand trou noir de la dépression, sans s'autoriser le moindre espoir - je ne comprends pas la fin du film comme autorisant un tel espoir mais je me trompe peut-être - "Low Expectations" semble prendre un plaisir sadique à maintenir la tête du spectateur dans le sac. Les fans enamourés, si jeunes si gender fluid, qui étaient venus voir en nombre Girl in red à l'avant-première parisienne du film semblaient bien groggys à la fin du film.
Une jeune artiste vacille. La carrière de Maja est à l’arrêt, en panne d’inspiration. Elle devient surveillante dans un lycée et va peu à peu remonter la pente. Ce film raconte les doutes d’une génération marquée par de nombreuses crises, mais aussi l’avènement des réseaux sociaux, la notoriété fulgurante. C’est ultra touchant, et très bien réalisé. La photographie est magnifique.
A vu « Low expectations » de la réalisatrice norvégienne Eivind Landsvik. Ce film a été projeté au Festival de Cannes dans la sélection La Quinzaine des Cinéastes. Maja (Marie Ulven) est au zénith de sa carrière de chanteuse pop lorsqu’elle fait un burn-out. Elle retourne vivre chez sa mère Astrid (Tone Beate Mostraum) qui est professeur à Oslo. Dans le lycée de sa mère elle trouve un poste de surveillante en attendant de se reconstruire. Maja traine son épuisement à longueur de journée et cela nous épuise dès le commencement. Le rythme languissant du film ne fera rien pour nous éveiller. On ne sait pas grand chose de sa carrière qui nous parait tout à fait improbable tant le personnage (et l’actrice) manque de charisme et de personnalité. On n’apprend pas grand chose des personnages qui manquent de construction psychologique. Le film est une succession de longues conversations sans intérêt autour d’une table (chez sa mère, dans un café, chez un collègue…). La mise en scène est très sobre mais l’on pourrait dire aussi trop simple. De temps en temps une musique pop à fond les manettes nous rappelle à l’ordre de ne pas se laisser happer par la léthargie du personnage principal. Je suis allé voir ce film plein d’entrain et j’en suis ressorti tout aussi amorphe que Maja. J’attendais beaucoup plus de ces « faibles attentes » qui tout compte fait rempli complètement son contrat d’espérances limitées.
Comme son nom nom l'indique j'en attendais pas beaucoup de ce film ... ça manque d'aspérité et c'est d'un ennui abyssal !
Low Expectations est un film sur la dépression, en grande partie réussi, ne l'est-il pas ?, puisqu'il nous met à peu près dans le même état que son héroïne. Cette phrase est un tantinet excessive, mais elle reflète une certaine déception tant le cinéma norvégien nous a ravi ces dernières années, y compris dans des premiers longs métrages comme c'est le cas ici pour Eivind Landsvik, par leur originalité, leur fantaisie, voire leur folie. Low Expectations joue plutôt la carte de la simplicité et de l'humilité pour évoquer la question de la santé mentale, dont on parle beaucoup sans pour autant véritablement lui rattacher des gestes ou des actes précis. Donc, répétons-le, le film aborde le sujet sans en avoir peur, avec une multitude de nuances dans sa description impressionniste. Maja, puisque tel est le prénom de la femme de 20 ans qui occupe l'écran la plupart du temps, a connu la célébrité, a voyagé partout dans le monde et fait la fête plus souvent qu'à son tour. Et alors ? Rien, justement, un sentiment de vacuité au final et une quasi-détestation de soi-même. Faut-il y voir un miroir d'une jeunesse sans repères et sans espoir, surtout ?
spoiler:
Le film va dans ce sens avec un deuxième personnage, une lycéenne qui se sent différente, mais le film détruit abruptement le parallèle. Tout comme d'ailleurs, le thème des relations entre une mère et sa fille.
En fin de compte, le portrait de Maya est pertinent et attachant, mais tout son environnement manque singulièrement de substance.
En fin de compte, le portrait de Maya est pertinent et attachant, mais tout son environnement manque singulièrement de substance.
Avec Low Expectations, Eivind Landsvik suit Maja (Marie Ulven), une chanteuse frappée par une crise dépressive. De retour chez sa mère à Oslo, elle devient surveillante dans un lycée et tente de retrouver un équilibre loin de la célébrité.
Low Expectations d'Eivind Landsvik nous plonge dans ce mal-être sidérant, de l'extérieure les gens ne comprennent pas trop, ils font leur version de l'histoire tandis qu'en face la jeune Maja (Marie Ulven) vit l'après crise. Mais une dépression ne se résume pas à un pic et après tout va bien. C'est cela que le film arrive à montrer avec justesse : la lenteur, le regard des autres, l'impression que la non-action mène à la chute. On s'occupe quotidiennement pour ne pas penser à nos souffrances. Marie Ulven personnifie toutes les nuances de la dépression entre la mélancolie, les moments d'éclaircies et ce combat contre la culpabilité. Quant à la réalisation, elle arrive à mettre en scène plusieurs strates de l'existence de cette jeune artiste : quand l'insouciance était moteur de sa création, quand la création devient souffrance et l'après, ce moment où l'on n'arrive plus à créer pour créer. Cet instant où l'acte de création intuitif disparait pour devenir une forme de recherche de mécanismes afin de produire, qu'importe le moment ou l'envie. Comme le dit l'héroïne, créons avec ce que l'on a sous la main, car quand on a les moyens, trop de moyens tue la capacité à trouver des astuces de créativité. Low Expectations est film sur la santé mentale tristement poétique, il ne cherche pas à embellir ou à jouer du pathos, il montre les choses comme bien souvent elles le sont.
La célébrité ajoute une autre souffrance, celle de devenir une représentation collective qui ne nous appartient plus. Admiré ou critiqué, l'individu finit par se confondre avec son personnage public. Maja retrouve une forme d'anonymat, mais peut-on être heureux sans être libre de vivre pleinement sa vie ? Inventer un alter ego pourrait préserver cette frontière entre l'artiste et l'individu. Encore faut-il ne pas devenir prisonnier de ce nouveau rôle.
Son quotidien au lycée lui offre des relations moins conditionnées par son statut. La question de son retour à la musique demeure, pourra-t-elle créer à nouveau sans retrouver les contraintes qui ont accompagné son effondrement ?
Low Expectations d'Eivind Landsvik nous plonge dans ce mal-être sidérant, de l'extérieure les gens ne comprennent pas trop, ils font leur version de l'histoire tandis qu'en face la jeune Maja (Marie Ulven) vit l'après crise. Mais une dépression ne se résume pas à un pic et après tout va bien. C'est cela que le film arrive à montrer avec justesse : la lenteur, le regard des autres, l'impression que la non-action mène à la chute. On s'occupe quotidiennement pour ne pas penser à nos souffrances. Marie Ulven personnifie toutes les nuances de la dépression entre la mélancolie, les moments d'éclaircies et ce combat contre la culpabilité. Quant à la réalisation, elle arrive à mettre en scène plusieurs strates de l'existence de cette jeune artiste : quand l'insouciance était moteur de sa création, quand la création devient souffrance et l'après, ce moment où l'on n'arrive plus à créer pour créer. Cet instant où l'acte de création intuitif disparait pour devenir une forme de recherche de mécanismes afin de produire, qu'importe le moment ou l'envie. Comme le dit l'héroïne, créons avec ce que l'on a sous la main, car quand on a les moyens, trop de moyens tue la capacité à trouver des astuces de créativité. Low Expectations est film sur la santé mentale tristement poétique, il ne cherche pas à embellir ou à jouer du pathos, il montre les choses comme bien souvent elles le sont.
La célébrité ajoute une autre souffrance, celle de devenir une représentation collective qui ne nous appartient plus. Admiré ou critiqué, l'individu finit par se confondre avec son personnage public. Maja retrouve une forme d'anonymat, mais peut-on être heureux sans être libre de vivre pleinement sa vie ? Inventer un alter ego pourrait préserver cette frontière entre l'artiste et l'individu. Encore faut-il ne pas devenir prisonnier de ce nouveau rôle.
Son quotidien au lycée lui offre des relations moins conditionnées par son statut. La question de son retour à la musique demeure, pourra-t-elle créer à nouveau sans retrouver les contraintes qui ont accompagné son effondrement ?
Faibles attentes
Telle est la traduction du titre norvégien pour le 1er film de la cinéaste Eivind Landsvik. Effectivement, je n’attendais pas grand-chose de ce drame intimiste et je n’ai donc pas été déçu de ces 105 minutes mollassonnes à souhait. Alors qu’elle est au sommet de sa carrière musicale, Maja vacille et voit ses ambitions s’interrompre brutalement. Elle se réfugie chez sa mère, enseignante à Oslo, qui lui décroche un poste de surveillante dans son lycée. Loin de la scène, Maja commence lentement à retrouver goût à la vie. Beauté froide du cinéma scandinave, traversé par une douce mélancolie, à la croisée du drame réaliste et de l’onirisme. C’est doux, mais hélas sans beaucoup d’aspérités, le tout provoquant une forme d’ennui très distingué, mais d’ennui tout de même.
Premier plan du film : Maja est filmée au travers d’une vitre, son reflet dédoublé laisse présager un personnage déphasé. Médicament, alcool, shopping, discussions maladroites entre collègues et travail inintéressant rythment les journées d’un personnage central dont l’inertie vous gagne rapidement. Certes, ce film a la délicatesse de ne pas s’enfoncer dans l’explication freudienne du malaise de l’artiste. L’héroïne a 29 ans et se situe entre deux mondes qui ne lui conviennent pas, celui de sa mère, installée dans une vie stable et celui des lycéens encore pleins d’élan. C’est de cet entre-deux que nous parle ce film, avec cette jeune femme prise entre l’effervescence juvénile qu’elle vient de quitter et l’âge adulte auquel elle n’adhère pas encore. Mouais ! Y avait-il vraiment matière à faire un film ?
Côté casting, le film repose sur la prestation de Marie Ulven, une parfaite inconnue, qui fait ce qu’elle peut avec le peu qu’on lui donne à défendre. Pour le reste, à part Anders Danielsen Lie, vieux routier du cinéma scandinave, les autres Tone Beate Mostraum, Embla Bernsten, jouent leurs parties dans l’ambiance générale, lenteur et mollesse. Ce film a été présenté à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes, mais vous l’avez compris, ne m’a pas franchement enthousiasmé.
Telle est la traduction du titre norvégien pour le 1er film de la cinéaste Eivind Landsvik. Effectivement, je n’attendais pas grand-chose de ce drame intimiste et je n’ai donc pas été déçu de ces 105 minutes mollassonnes à souhait. Alors qu’elle est au sommet de sa carrière musicale, Maja vacille et voit ses ambitions s’interrompre brutalement. Elle se réfugie chez sa mère, enseignante à Oslo, qui lui décroche un poste de surveillante dans son lycée. Loin de la scène, Maja commence lentement à retrouver goût à la vie. Beauté froide du cinéma scandinave, traversé par une douce mélancolie, à la croisée du drame réaliste et de l’onirisme. C’est doux, mais hélas sans beaucoup d’aspérités, le tout provoquant une forme d’ennui très distingué, mais d’ennui tout de même.
Premier plan du film : Maja est filmée au travers d’une vitre, son reflet dédoublé laisse présager un personnage déphasé. Médicament, alcool, shopping, discussions maladroites entre collègues et travail inintéressant rythment les journées d’un personnage central dont l’inertie vous gagne rapidement. Certes, ce film a la délicatesse de ne pas s’enfoncer dans l’explication freudienne du malaise de l’artiste. L’héroïne a 29 ans et se situe entre deux mondes qui ne lui conviennent pas, celui de sa mère, installée dans une vie stable et celui des lycéens encore pleins d’élan. C’est de cet entre-deux que nous parle ce film, avec cette jeune femme prise entre l’effervescence juvénile qu’elle vient de quitter et l’âge adulte auquel elle n’adhère pas encore. Mouais ! Y avait-il vraiment matière à faire un film ?
Côté casting, le film repose sur la prestation de Marie Ulven, une parfaite inconnue, qui fait ce qu’elle peut avec le peu qu’on lui donne à défendre. Pour le reste, à part Anders Danielsen Lie, vieux routier du cinéma scandinave, les autres Tone Beate Mostraum, Embla Bernsten, jouent leurs parties dans l’ambiance générale, lenteur et mollesse. Ce film a été présenté à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes, mais vous l’avez compris, ne m’a pas franchement enthousiasmé.
Le scénario il y avait quelque chose d'intéressant, mais la réalisation je n'ai pas compris. Un vrai film de Cannes.
reprise de La Quinzaine des Cineastes au Louxor (Paris).
sensible, camera gros plans sur l'actrice Girl in Red. Frustrant aussi (cf la relation avec la lyceenne par exemple) mais c'est aussi le cote flottant de l'etat depressif qui est bien rendu
sensible, camera gros plans sur l'actrice Girl in Red. Frustrant aussi (cf la relation avec la lyceenne par exemple) mais c'est aussi le cote flottant de l'etat depressif qui est bien rendu
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