Christy and his brother
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Gros Bambou du 77
Gros Bambou du 77

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5,0
Publiée le 19 janvier 2026
A beautiful movie showing a side of Ireland that isn't very well known. The relationship between Christy and his brother isn't the type of thing you usually see in movies and the movie shows that a person can completely have their life changed by the people around her. It truly is a movie you must see if you want to discover what some people's lives look like in Ireland.
VivelesPerm
VivelesPerm

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 janvier 2026
Christy and His Brother, premier long métrage de Brendan Canty, est un film d’apprentissage sensible et profondément humain, ancré dans les quartiers populaires du nord de Cork. Sans jamais tomber dans le misérabilisme, le réalisateur dresse le portrait d’un adolescent en rupture, cherchant sa place dans un monde qui ne lui a offert que peu de stabilité.
Christy, 17 ans, a grandi dans le système de protection de l’enfance. Marqué par la mort de sa mère et par des années de placements successifs, il se montre fermé, méfiant et parfois agressif. Le film évite toute explication psychologique appuyée : ce sont les silences, les regards et les gestes qui révèlent son mal-être. Cette retenue donne au personnage une grande authenticité et invite le spectateur à comprendre plutôt qu’à juger.
La relation entre Christy et son demi-frère Shane constitue le cœur émotionnel du récit. Tous deux ont connu des parcours similaires, mais leurs traumatismes les ont conduits à des attitudes opposées. Shane s’est construit dans le contrôle et la distance émotionnelle, tandis que Christy exprime sa souffrance de manière plus brute. Leur incapacité à communiquer met en lumière une réflexion subtile sur la masculinité et sur la difficulté, pour certains hommes, d’exprimer leurs émotions sans se sentir vulnérables.
Au-delà de la cellule familiale, le film accorde une place centrale à la communauté. Les amis de Christy, le personnage de Robot ou encore Pauline, qui lui offre un travail et une écoute bienveillante, montrent que le sentiment d’appartenance peut se construire en dehors des liens du sang. Canty présente ainsi la communauté comme un refuge essentiel, capable de compenser les failles des institutions et des familles éclatées.
La mise en scène est sobre et efficace. La caméra s’attarde sur les visages et les corps marqués par une maturité précoce, tandis que les décors urbains de Cork sont filmés avec réalisme et tendresse. La musique et les moments de joie collective, notamment à la fin du film, apportent une énergie lumineuse qui contrebalance les thèmes plus sombres. Cette joie n’apparaît jamais artificielle : elle devient une forme de résistance face aux difficultés sociales.
En conclusion, Christy and His Brother est un film touchant et sincère, qui traite de sujets complexes — l’enfance placée, les choix de jeunesse, le déterminisme social — avec délicatesse et humanité. En refusant le jugement et la morale simpliste, Brendan Canty propose un regard juste et optimiste sur la capacité des individus à se reconstruire grâce aux autres. C’est un film profondément ancré dans une réalité locale, mais dont les émotions et les questionnements résonnent de manière universelle.
P_rzr
P_rzr

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5,0
Publiée le 19 janvier 2026
Vraiment bon film qui aborde un thème méconnue. Le jeu d’acteur est très bon également en faisant participer des jeunes
Fandephilipetorlay
Fandephilipetorlay

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5,0
Publiée le 19 janvier 2026
Christi and His Brother est un film qui avance à pas feutrés, presque en silence, mais dont l’écho intérieur persiste longtemps après le générique. Derrière une intrigue apparemment simple — la relation entre deux frères — se déploie une œuvre grave, introspective, qui interroge la construction de l’identité, la culpabilité et l’impossibilité de fuir ses origines.
Le film repose sur une tension fondamentale : celle qui oppose l’amour fraternel à ce qu’il a de plus destructeur. Christi n’est pas seulement un personnage, il est un espace de conflit. Il incarne l’être qui a voulu s’extraire de son passé, alors que son frère en est resté le gardien, presque le prisonnier. Leur relation n’est jamais explicitement expliquée ; elle se devine dans les silences, les regards fuyants, les gestes inachevés. C’est précisément dans cette retenue que le film trouve sa force.
La mise en scène épouse cet état intérieur. Le rythme est lent, parfois dérangeant, comme pour obliger le spectateur à habiter le malaise des personnages. Chaque plan semble pesé, chargé d’une lourdeur émotionnelle qui rappelle que rien n’est vraiment résolu. Le film ne cherche pas à séduire, il exige une attention totale, presque inconfortable. Cette austérité n’est pas un défaut : elle devient le langage même du film.
Ce qui frappe particulièrement, c’est la manière dont Christi and His Brother traite la fraternité non comme un refuge, mais comme une fatalité. Être frère ici, ce n’est pas partager des souvenirs heureux, c’est porter une dette morale, un passé commun impossible à renier. Le frère de Christi agit comme un miroir déformant : il renvoie à Christi ce qu’il a été, ce qu’il refuse d’admettre être encore. Le film suggère ainsi que l’on ne se libère jamais totalement de ceux avec qui l’on a grandi.
Sur le plan émotionnel, l’œuvre évite toute manipulation. Les scènes les plus dures sont souvent les plus sobres. Pas de musique excessive, pas de grandes déclarations. La douleur est nue, presque banale, et c’est précisément ce réalisme qui la rend si percutante. Le spectateur n’est pas guidé dans ce qu’il doit ressentir ; il est laissé seul face à des situations moralement troubles.
En définitive, Christi and His Brother est un film exigeant, parfois déroutant, mais profondément humain. Il ne propose ni catharsis claire ni résolution apaisante. Il affirme au contraire que certaines blessures ne guérissent pas, qu’elles se transmettent, se transforment, et continuent de façonner nos choix. C’est un film qui ne cherche pas à être aimé, mais compris — et peut-être ressenti intimement par ceux qui savent que les liens du sang sont parfois les plus lourds à porter.
Coucou
Coucou

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5,0
Publiée le 19 janvier 2026
Christy and His Brother s’impose comme un drame social d’une grande finesse, où la rudesse des trajectoires n’écrase jamais la possibilité de réparation. Canty signe un premier film maîtrisé, profondément humain, qui célèbre la fraternité sans naïveté. Une œuvre qui devrait toucher autant les amateurs de réalisme social que ceux sensibles aux récits d’apprentissage.
Cine71
Cine71

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 janvier 2026
Christy and his Brother est un Ken Loach lumineux à ne pas manquer. Sa plongée dans un microcosme filmé en gros plans au plus près des personnages expose les failles de ceux ci tout en scrutant l'univers qui les entoure. Le film de Brendan Canty respire l'honnêteté, l'espoir et la vie sans rien occulter des problématiques soulevées La photographie met en valeur une région d'Irlande peu montrée à l'écran Mention spéciale aux comédiens, professionnels et amateurs issus d'un collectif artistique local, qui font que vous ne décrocherez jamais d'une intrigue remarquablement écrite. Un coup de coeur.
Direct-actu.fr

390 abonnés 521 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 janvier 2026
Dans Christy and His Brother, Brendan Canty signe un premier long métrage d’une grande maturité, à rebours de tout sensationnalisme. Le film observe la jeunesse irlandaise à hauteur d’homme, sans filtre, mais avec une infinie délicatesse. Dès les premières scènes, le cinéaste impose un regard pudique, attentif aux silences autant qu’aux mots, aux gestes retenus plus qu’aux éclats. Rien n’est surligné, tout passe par une mise en scène discrète qui laisse exister les corps, les regards et les lieux.

Christy, 17 ans, est un adolescent déjà fatigué par la vie. Interprété par Danny Power avec une retenue bouleversante, il arrive dans un foyer qui n’est pas vraiment le sien, porté par un passé de placements et de ruptures successives. Face à lui, Shane, incarné par Diarmuid Noyes, tente de composer avec ses propres responsabilités d’adulte, sans jamais avoir appris à formuler ses émotions. Le film ne cherche pas à opposer les générations, mais à montrer comment chacun fait comme il peut avec ce qu’il a reçu. Autour d’eux, Stacey, Leona, Pauline et les jeunes du quartier dessinent une communauté vivante, imparfaite, mais essentielle, loin de toute caricature sociale.

Le cœur du film réside dans cette jeunesse contrainte, dont les rêves ne sont pas interdits, mais progressivement anesthésiés par la réalité sociale. Le cinéaste montre comment l’usure arrive tôt, comment l’avenir se rétrécit sans qu’aucune violence explicite ne soit nécessaire. À Cork, filmée comme un personnage à part entière, les collines et les quartiers populaires deviennent des espaces ambivalents, protecteurs et enfermants à la fois. Christy cherche à appartenir, tout en sentant confusément qu’il devra, un jour, s’en extraire pour survivre. Cette tension traverse le film de bout en bout, sans jamais être théorisée.

La filiation artistique avec le clip Take Me to Church, réalisé en 2013 pour Hozier, éclaire discrètement la démarche de Brendan Canty. Sans jamais s’y référer frontalement, le film prolonge ce même regard porté sur les corps fragiles, la marginalité sociale et la dignité silencieuse de celles et ceux que l’on regarde trop peu. On y retrouve cette capacité à filmer la vulnérabilité sans la transformer en spectacle, à capter la douleur sans la figer dans un symbole. Cette expérience fondatrice n’est pas un simple jalon de carrière, elle a façonné une manière de raconter, fondée sur la retenue, l’écoute et le respect absolu des visages filmés.

La coiffure, motif central du récit, cristallise cette quête intime. Apprendre un geste, maîtriser une technique, c’est reprendre prise sur le réel, mais aussi renouer avec une mémoire familiale enfouie. Face à cela, Shane incarne une autre trajectoire, celle d’un adulte qui a survécu en se fermant, en rangeant ses blessures plutôt qu’en les affrontant. Le film met en miroir ces deux chemins sans jamais juger. Leur relation avance par tâtonnements, silences et maladresses, avec une tendresse brute qui affleure sans être dite.

Christy and His Brother n’est pas un film démonstratif. C’est une œuvre patiente, façonnée par le temps, les lieux et les visages, qui parle d’une jeunesse empêchée non par manque de talent ou d’envie, mais par l’absence de projection collective. Un film profondément humain, qui rappelle que regarder avec justesse est déjà un acte politique.
traversay1

4 502 abonnés 5 400 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 novembre 2025
Adapter son propre court en long-métrage n’est pas synonyme de réussite, tant souvent la brièveté sied mieux à certains sujets, aux développements superfétatoires. Tel n’est pas le cas de Christy and his Brother qui suit le destin individuel d’un garçon de presque 18 ans, qui a passé sa vie dans des familles d’accueil, depuis la mort de sa mère, mais qui dresse aussi un portrait sensible et chaleureux de la rudesse de la vie dans le quartier nord de la ville de Cork, en Irlande. Le film de Brendan Canty appartient à coup sûr au registre social, façon Ken Loach, âpreté mélangée avec une bonne dose de tendresse et une grosse louche d’humour. La peau est rugueuse depuis l’enfance sur ce territoire défavorisé et il faut bien cela pour survivre, en évitant les pièges de la drogue, de la violence et des mauvaises fréquentations. Le jeune Christy a des choix à faire, avec le fantôme de sa mère qui plane, un demi-frère maladroit et protecteur et de nouveaux amis parmi lesquels il doit faire le tri. Si Christy and his Brother obéit à certaines conventions d’un genre de cinéma déterminé, il le fait avec talent et profondeur, nous cueillant soudainement, au détour d’une scène, et faisant jaillir une émotion intense, bien plus forte qu’un uppercut.
Simon Bernard
Simon Bernard

207 abonnés 689 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 novembre 2025
Christie va bientôt avoir 18 ans. Il a été exclu de sa famille d'accueil pour cause de violence aggravée. Son frère Shane le récupère et lui propose de vivre avec lui, sa femme et son bébé. Christie sait que son hébergement est temporaire, il découvre l'univers d'où il vient et l'histoire sombre qui entoure sa mère. En salle le

spoiler: "Christie and his brother" est une jolie histoire sur deux frères qui reconnectent mais surtout sur un jeune homme qui découvre par bribes l'environnement de ses origines. Les personnages ne sont pas traités de manière exagérée et manichéenne, et les dynamiques qui entourent les personnages sont crédibles. J'ai aimé l'ambiance générale qui ne se moque jamais de son territoire : une ville moyenne d'Irlande du Nord où les locaux se connaissent tous.
Doodoodingue
Doodoodingue

1 abonné 39 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 octobre 2025
film vu en avant première lors du festival du film britannique et irlandais à Dinard.
il met en avant les relations familiales , tout en abordant les blessures ancrées dans chacun des personnages. Ce film parle de reconstruction, d'amour fraternel, de quête d'histoire familiale.
Hortense P.
Hortense P.

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3,5
Publiée le 16 octobre 2025
Film présenté au festival du film britannique de Dinard. Chronique sensible de la vie d’un jeune orphelin.
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