Note moyenne
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Pas déçu par le jeu de ces deux actrices extraordinaires qui dévoile une facette des acteurs et des actrices du monde du cinéma un peu caustique.
Un bon moment d'interprétations.
Un bon moment d'interprétations.
L'excellence de ce projet cinématographique est le fruit d'une interprétation de haut niveau. À l'exception de ce point, le film présente un grand nombre de poncifs.
Fitoussi nous fait découvrir le petit monde des plateaux de cinéma il y filme un manque de considération pour les figurants, souvent perçus comme des ressources humaines de moindre importance voir un peu béta .... Les assistants producteurs, quant à eux, sont décrits comme des ténardiers prét à crier sur les extras etc etc on se demande à qui la faute ......
Fitoussi a une approche unique de la recherche de la vérité sur les plateaux . Le film présente quelques scènes prometteuses, mais elles sont malheureusement compromises par une narration linéaire qui ne confère aucun relief à l'œuvre cinématographique. Après plus de 1 h 30 d'attente, nous sommes impatients de découvrir la performance de Huppert sur scène.
Ce film est un produit qui combine les genre comédie et drame. On peut aimer ou trouver l’œuvre un peu simplet par maque de profondeur .
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Fitoussi nous fait découvrir le petit monde des plateaux de cinéma il y filme un manque de considération pour les figurants, souvent perçus comme des ressources humaines de moindre importance voir un peu béta .... Les assistants producteurs, quant à eux, sont décrits comme des ténardiers prét à crier sur les extras etc etc on se demande à qui la faute ......
Fitoussi a une approche unique de la recherche de la vérité sur les plateaux . Le film présente quelques scènes prometteuses, mais elles sont malheureusement compromises par une narration linéaire qui ne confère aucun relief à l'œuvre cinématographique. Après plus de 1 h 30 d'attente, nous sommes impatients de découvrir la performance de Huppert sur scène.
Ce film est un produit qui combine les genre comédie et drame. On peut aimer ou trouver l’œuvre un peu simplet par maque de profondeur .
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Je m,attendais a un film un peu mièvre. Au contraire ce film est bien réalisé et on imagine l’univers du cinéma et l’envers du décor. Sandrine Kiberlain et Isabelle Huppert sont excellentes dans leur rôle respectif.
Un bon moment de cinéma.
Un bon moment de cinéma.
La réalité brute des intermittents du spectacle y est super bien représentée. La fin se révèle moins difficile que la réalité mais l’ensemble reste très révélateur du quotidien des gens qui galèrent mais le le constraste avec le peu pour qui ça marche y est très bien représenté également. Ce monde est pourri et rempli d’hypocrites.
Isabelle Huppert qui n arrive pas à percer dans le milieu du cinéma, on n y croit pas une seconde. Juste le plaisir de regarder de grandes actrices, le reste m est passé au dessus.
Malin mais un peu lent malgré de très bonnes actrices, la scène finale rattrape le tout et là...tu comprends ce que c'est d'être une actrice et de faire une carrière comme la sienne (de qui parle t-il ? se demande le lecteur).
Film que je n'ai pas pu apprécier même si Sandrine Kiberlain y est excellente, comme d'habitude. Il n'en va pas de même avec Isabelle Huppert, c'est sûrement le scenario qui lui permet de se montrer telle qu'on la présente mais je n'ai rien vu de crédible dans ce rôle, elle donnait trop l'impression de se forcer à être " ni vue, ni connue", justement. Je me suis parfois ennuyée. Heureusement Sandrine Kiberlain est là, un vrai caméleon dans sa carrière...
comment Isabelle Huppert et Sandrine Kiberlain ont pu accepter un tel scénario??? c'est la mort du cinéma!!!
(Quand j'ai entendu " ni vu ni connu" sur France Inter... tous les vrais cinéphiles savent... Louis de Funes!!! " ni vu ni connu... arrêtez de reprendre un titre déjà pris au cinéma!!! ) Il n'y a plus de quoi en rires malgré ces 2 grandes actrices...
(Quand j'ai entendu " ni vu ni connu" sur France Inter... tous les vrais cinéphiles savent... Louis de Funes!!! " ni vu ni connu... arrêtez de reprendre un titre déjà pris au cinéma!!! ) Il n'y a plus de quoi en rires malgré ces 2 grandes actrices...
Isabelle Huppert incarne Corinne Maclou, elle enchaine les rôles de figurante au cinéma, en parallèle d’une carrière au théâtre. Elle n’a jamais abandonné son rêve : décrocher un vrai rôle dans un film. Elle fait tout pour provoquer sa chance. Sa rencontre avec Sandrine Kiberlain va d’abord être explosive avant que les deux femmes ne noue une belle amitié. Le film est une belle réussite : il nous montre les coulisses du cinéma, avec les doutes, les caprices, les conditions de travail. C’est touchant par moment, et aussi très drôle. On aime voir Isabelle Huppert dans ce rôle d’actrice ratée et simple : elle est bouleversante.
Un très bon cru que ce film de Marc Fitoussi spécialiste des comédies douce amères ( Les Cyclades avec Olivia Cote et Laure Calamy). Ici Isabelle Huppert surprend encore dans un rôle à contre emploi auquel on adhère rapidement tant elle y met du talent.
Anne Marivin est également très bien dans un rôle qui répond à sa carrière dans des séries télé avec ce plafond de verre avec le milieu du ciné.
C est drôle, spirituel avec du fond.
Anne Marivin est également très bien dans un rôle qui répond à sa carrière dans des séries télé avec ce plafond de verre avec le milieu du ciné.
C est drôle, spirituel avec du fond.
Un film d'un charme envoûtant, qui rappelle les grandes comédies Hollywoodienne ! Des comédiennes magnifiques, des dialogues tordants. C'est vraiment la comédie de cette fin d'année et la vraie suite de 10% !!!
Corinne Maclou (Isabelle Huppert) a toujours rêvé d'être une actrice. Mais, elle a eu beau tout oser, mettre le pied dans la porte, distribuer son CV à tour de bras, elle n'a jamais réussi à faire autre chose que de la figuration. Sa rencontre sur un tournage avec Sandrine Kiberlain (dans son propre rôle) lui ouvre néanmoins des horizons inespérés.
Le dernier film de Marc Fitoussi ("Les Cyclades", "Les Apparences", "Maman a tort"...) repose sur deux arguments mordants. Le premier est de faire jouer à l'une des stars les plus douées du cinéma français et les plus snobs qui soit le rôle d'une figurante sans talent, qui se heurte à un plafond de verre chaque fois qu'elle veut mettre un pied dans un monde qui se refuse à elle. Le second est, en miroir, de faire jouer à une tripotée d'acteurs connus leur propre rôle : Sandrine Kiberlain, Ana Girardot, Emmanuelle Bercot, Diane Kruger....
Quand on sait l'horripilation que m'inspire Isabelle Huppert, on mesure le degré de masochisme que j'ai atteint en m'imposant d'aller voir ce film. Un masochisme d'autant plus injustifié que je trouve qu'elle s'y montre totalement inapte au contremploi, n'étant pas capable de faire autre chose que ce qu'elle fait encore et toujours : interpréter une brindille que le vent pourrait briser, joyeusement perchée, excentrique à ravir, animée brutalement de violentes colères.
C'est en revanche Sandrine Kiberlain qui m'a bluffé dans un rôle sacrément casse-gueule où elle accepte de se remettre en question. La scène avec son agent qui lui dit ses quatre vérités alors qu'elle rêve de jouer chez les frères Dardenne dans un registre qui ne sera jamais le sien est particulièrement cruelle pour elle.
Le film de Marc Fitoussi a une autre qualité : le regard bienveillant qu'il porte sur le petit monde des figurants et ses aspirations paradoxales. Pour les uns, c'est la porte d'entrée vers le métier d'acteur. Pour les autres, souvent les mêmes que les premiers de quelques années plus vieux, c'est le moyen plus ou moins pénible de gagner sa vie en "faisant ses heures" pour décrocher le statut d'intermittent du spectacle.
Mais le problème de "Ni vue ni connue" est sa mise en scène sans sève, sans rythme, ses dialogues trop écrits qui sonnent souvent faux et son tempo atone. Le film dure près de deux heures. Il aurait été autrement plus efficace amputé d'un bon quart - par exemple des scènes inutiles avec Ana Girardot.
Le dernier film de Marc Fitoussi ("Les Cyclades", "Les Apparences", "Maman a tort"...) repose sur deux arguments mordants. Le premier est de faire jouer à l'une des stars les plus douées du cinéma français et les plus snobs qui soit le rôle d'une figurante sans talent, qui se heurte à un plafond de verre chaque fois qu'elle veut mettre un pied dans un monde qui se refuse à elle. Le second est, en miroir, de faire jouer à une tripotée d'acteurs connus leur propre rôle : Sandrine Kiberlain, Ana Girardot, Emmanuelle Bercot, Diane Kruger....
Quand on sait l'horripilation que m'inspire Isabelle Huppert, on mesure le degré de masochisme que j'ai atteint en m'imposant d'aller voir ce film. Un masochisme d'autant plus injustifié que je trouve qu'elle s'y montre totalement inapte au contremploi, n'étant pas capable de faire autre chose que ce qu'elle fait encore et toujours : interpréter une brindille que le vent pourrait briser, joyeusement perchée, excentrique à ravir, animée brutalement de violentes colères.
C'est en revanche Sandrine Kiberlain qui m'a bluffé dans un rôle sacrément casse-gueule où elle accepte de se remettre en question. La scène avec son agent qui lui dit ses quatre vérités alors qu'elle rêve de jouer chez les frères Dardenne dans un registre qui ne sera jamais le sien est particulièrement cruelle pour elle.
Le film de Marc Fitoussi a une autre qualité : le regard bienveillant qu'il porte sur le petit monde des figurants et ses aspirations paradoxales. Pour les uns, c'est la porte d'entrée vers le métier d'acteur. Pour les autres, souvent les mêmes que les premiers de quelques années plus vieux, c'est le moyen plus ou moins pénible de gagner sa vie en "faisant ses heures" pour décrocher le statut d'intermittent du spectacle.
Mais le problème de "Ni vue ni connue" est sa mise en scène sans sève, sans rythme, ses dialogues trop écrits qui sonnent souvent faux et son tempo atone. Le film dure près de deux heures. Il aurait été autrement plus efficace amputé d'un bon quart - par exemple des scènes inutiles avec Ana Girardot.
Ni vue, ni connue s’intéresse à ceux que le cinéma place volontairement à l’arrière-plan. Marc Fitoussi choisit une figurante, cette présence indispensable que le spectateur ne doit précisément jamais remarquer, pour raconter avec humour et une certaine cruauté le désir de reconnaissance, la fascination pour les stars et les hiérarchies parfois absurdes d’un milieu où quelques mètres sur un plateau peuvent séparer l’anonymat de la célébrité.
Corinne Maclou est figurante. Elle attend derrière les acteurs, traverse les plans, s’assoit à une table de restaurant ou marche dans une rue lorsque la mise en scène le demande. Mais Corinne ne veut pas rester éternellement ce visage flou derrière les vedettes.
Elle veut être actrice.
Chaque tournage devient donc une nouvelle possibilité. Peut-être qu’un réalisateur remarquera enfin son visage. Peut-être qu’une phrase lui sera confiée. Peut-être que quelqu’un comprendra qu’elle pourrait faire davantage que remplir l’arrière-plan.
Puis elle rencontre Sandrine Kiberlain.
L’actrice joue ici avec sa propre image et cette mise en abyme devient rapidement le principal plaisir du film. Une relation se crée entre la star et la figurante. Pour Corinne, cette proximité représente évidemment bien davantage qu’une nouvelle amitié : elle pourrait être la porte qu’elle attend depuis des années.
Mais que signifie réellement être proche d’une actrice célèbre lorsqu’on espère soi-même entrer dans la lumière ?
Marc Fitoussi construit sa comédie autour de cette ambiguïté. Corinne apprécie-t-elle Sandrine pour celle qu’elle est ou pour ce qu’elle pourrait lui apporter ? Et de son côté, la star considère-t-elle vraiment Corinne comme une égale ou apprécie-t-elle simplement cette relation tant qu’elle ne remet pas en question la frontière invisible qui les sépare ?
Isabelle Huppert trouve dans Corinne un personnage particulièrement savoureux. Son sérieux naturel renforce le comique d’une femme capable d’interpréter le moindre signe comme le début possible de sa grande carrière. Mais derrière l’obstination parfois ridicule apparaît progressivement quelque chose de beaucoup plus touchant : la peur d’avoir attendu toute une vie une reconnaissance qui n’arrivera peut-être jamais.
Le choix d’Isabelle Huppert possède évidemment une dimension ironique supplémentaire. Faire incarner une figurante désespérément invisible par l’une des actrices françaises les plus immédiatement reconnaissables crée un décalage dont le film peut constamment s’amuser.
Face à elle, Sandrine Kiberlain accepte elle aussi le jeu de l’autofiction et de l’autodérision. Elle incarne une version d’elle-même suffisamment crédible pour entretenir le trouble, mais suffisamment construite pour que le film ne se transforme jamais en simple coulisse documentaire.
Le duo fonctionne justement parce que chacune possède quelque chose que l’autre regarde avec curiosité. Corinne envie évidemment la carrière, la reconnaissance et la liberté apparente de Sandrine. Mais la célébrité possède également ses contraintes, ses habitudes et cette étrange impossibilité de savoir si certaines relations existent pour soi ou pour son nom.
Anne Marivin complète efficacement cet univers où chacun semble parfaitement connaître sa place dans la chaîne alimentaire du cinéma.
Marc Fitoussi observe ce petit monde avec une ironie tendre mais jamais totalement innocente. Les tournages deviennent des micro-sociétés où tout le monde se côtoie sans réellement appartenir au même monde : stars, seconds rôles, techniciens, assistants et figurants partagent le plateau, mais pas nécessairement les mêmes portes d’entrée.
Le titre résume parfaitement la situation de Corinne. Elle est constamment visible à l’écran, mais personne ne la voit vraiment.
C’est là que la comédie devient progressivement plus mélancolique. Derrière les situations absurdes et les petits arrangements du milieu se dessine le portrait d’une femme confrontée au temps qui passe. Jusqu’à quand peut-on continuer à attendre « le rôle » qui changera tout ?
Le film aurait parfois gagné à pousser davantage sa cruauté envers l’industrie qu’il décrit. Marc Fitoussi conserve une tendresse évidente pour ses personnages et certaines situations restent plus confortables qu’elles auraient pu l’être. Mais cette douceur correspond aussi à son cinéma, davantage intéressé par les contradictions humaines que par la satire féroce.
Drôle, élégante et discrètement mélancolique, Ni vue, ni connue trouve dans son formidable jeu de miroir entre Isabelle Huppert et Sandrine Kiberlain une manière réjouissante d’observer le cinéma depuis ses marges. Marc Fitoussi s’amuse de la célébrité, des hiérarchies et de cette frontière parfois cruelle entre ceux que la caméra regarde et ceux qui servent simplement à remplir le cadre. Derrière la comédie apparaît surtout une question universelle : combien de temps peut-on continuer à croire que notre tour finira par arriver ? Et confier ce rôle d’éternelle invisible à Isabelle Huppert constitue déjà, en soi, un délicieux paradoxe de cinéma.
Corinne Maclou est figurante. Elle attend derrière les acteurs, traverse les plans, s’assoit à une table de restaurant ou marche dans une rue lorsque la mise en scène le demande. Mais Corinne ne veut pas rester éternellement ce visage flou derrière les vedettes.
Elle veut être actrice.
Chaque tournage devient donc une nouvelle possibilité. Peut-être qu’un réalisateur remarquera enfin son visage. Peut-être qu’une phrase lui sera confiée. Peut-être que quelqu’un comprendra qu’elle pourrait faire davantage que remplir l’arrière-plan.
Puis elle rencontre Sandrine Kiberlain.
L’actrice joue ici avec sa propre image et cette mise en abyme devient rapidement le principal plaisir du film. Une relation se crée entre la star et la figurante. Pour Corinne, cette proximité représente évidemment bien davantage qu’une nouvelle amitié : elle pourrait être la porte qu’elle attend depuis des années.
Mais que signifie réellement être proche d’une actrice célèbre lorsqu’on espère soi-même entrer dans la lumière ?
Marc Fitoussi construit sa comédie autour de cette ambiguïté. Corinne apprécie-t-elle Sandrine pour celle qu’elle est ou pour ce qu’elle pourrait lui apporter ? Et de son côté, la star considère-t-elle vraiment Corinne comme une égale ou apprécie-t-elle simplement cette relation tant qu’elle ne remet pas en question la frontière invisible qui les sépare ?
Isabelle Huppert trouve dans Corinne un personnage particulièrement savoureux. Son sérieux naturel renforce le comique d’une femme capable d’interpréter le moindre signe comme le début possible de sa grande carrière. Mais derrière l’obstination parfois ridicule apparaît progressivement quelque chose de beaucoup plus touchant : la peur d’avoir attendu toute une vie une reconnaissance qui n’arrivera peut-être jamais.
Le choix d’Isabelle Huppert possède évidemment une dimension ironique supplémentaire. Faire incarner une figurante désespérément invisible par l’une des actrices françaises les plus immédiatement reconnaissables crée un décalage dont le film peut constamment s’amuser.
Face à elle, Sandrine Kiberlain accepte elle aussi le jeu de l’autofiction et de l’autodérision. Elle incarne une version d’elle-même suffisamment crédible pour entretenir le trouble, mais suffisamment construite pour que le film ne se transforme jamais en simple coulisse documentaire.
Le duo fonctionne justement parce que chacune possède quelque chose que l’autre regarde avec curiosité. Corinne envie évidemment la carrière, la reconnaissance et la liberté apparente de Sandrine. Mais la célébrité possède également ses contraintes, ses habitudes et cette étrange impossibilité de savoir si certaines relations existent pour soi ou pour son nom.
Anne Marivin complète efficacement cet univers où chacun semble parfaitement connaître sa place dans la chaîne alimentaire du cinéma.
Marc Fitoussi observe ce petit monde avec une ironie tendre mais jamais totalement innocente. Les tournages deviennent des micro-sociétés où tout le monde se côtoie sans réellement appartenir au même monde : stars, seconds rôles, techniciens, assistants et figurants partagent le plateau, mais pas nécessairement les mêmes portes d’entrée.
Le titre résume parfaitement la situation de Corinne. Elle est constamment visible à l’écran, mais personne ne la voit vraiment.
C’est là que la comédie devient progressivement plus mélancolique. Derrière les situations absurdes et les petits arrangements du milieu se dessine le portrait d’une femme confrontée au temps qui passe. Jusqu’à quand peut-on continuer à attendre « le rôle » qui changera tout ?
Le film aurait parfois gagné à pousser davantage sa cruauté envers l’industrie qu’il décrit. Marc Fitoussi conserve une tendresse évidente pour ses personnages et certaines situations restent plus confortables qu’elles auraient pu l’être. Mais cette douceur correspond aussi à son cinéma, davantage intéressé par les contradictions humaines que par la satire féroce.
Drôle, élégante et discrètement mélancolique, Ni vue, ni connue trouve dans son formidable jeu de miroir entre Isabelle Huppert et Sandrine Kiberlain une manière réjouissante d’observer le cinéma depuis ses marges. Marc Fitoussi s’amuse de la célébrité, des hiérarchies et de cette frontière parfois cruelle entre ceux que la caméra regarde et ceux qui servent simplement à remplir le cadre. Derrière la comédie apparaît surtout une question universelle : combien de temps peut-on continuer à croire que notre tour finira par arriver ? Et confier ce rôle d’éternelle invisible à Isabelle Huppert constitue déjà, en soi, un délicieux paradoxe de cinéma.
L’humour est là, mais le parti pris me laisse perplexe. Mettre Isabelle Huppert, actrice reconnue, en figurante pour défendre celles et ceux qui rêvent de percer sans y parvenir tombe à côté : le message aurait été plus fort avec de vrais inconnus ou de jeunes premiers rôles.
Isabelle Huppert fait du Isabelle Huppert, et le casting très parisien et très blanc donne parfois un côté « Quotidien » l'émission. Pour un film qui veut dénoncer l’entre-soi du cinéma, il finit finalement par le reproduire, en privilégiant les grands noms plutôt que la prise de risque.
Isabelle Huppert fait du Isabelle Huppert, et le casting très parisien et très blanc donne parfois un côté « Quotidien » l'émission. Pour un film qui veut dénoncer l’entre-soi du cinéma, il finit finalement par le reproduire, en privilégiant les grands noms plutôt que la prise de risque.
Vu en avant-première hier soir!
Une excellente comédie portée par trois actrices géniales. Les dialogues sont hilarants. C’est une plongée dans l’univers des tournages et les rapports ultra hiérarchisées entre figurants et actrices. Un film sur l’intranquilité des actrices et la perseverance.
La musique de Bertrand Burgalat est la cerise sur ce delicieux gâteau.
Une excellente comédie portée par trois actrices géniales. Les dialogues sont hilarants. C’est une plongée dans l’univers des tournages et les rapports ultra hiérarchisées entre figurants et actrices. Un film sur l’intranquilité des actrices et la perseverance.
La musique de Bertrand Burgalat est la cerise sur ce delicieux gâteau.
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