17 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
4 critiques spectateurs
5
0 critique
4
0 critique
3
2 critiques
2
2 critiques
1
0 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Ilias V
9 critiques
Suivre son activité
2,0
Publiée le 11 juin 2026
Le scénario est accrocheur puisqu’il traite d’enjeux sociétaires et martiaux majeurs, dans une Afrique en retard sur l’occident sur ces avancées sociales. Mais le jeu d’acteur est assez ennuyeux. De plus, on sent les choses venir, il y a assez peu de surprises finalement…
Pour avoir regardé ce long métrage lors de la 29 édition du festival Écrans Noirs, Je pourrais le titrer ainsi : Traversée.
Adapté du roman de Mariama Bâ et réalisé par Angèle Diabang, Une si longue lettre nous plonge en 90 minutes dans l'univers de Ramatoulaye Fall, enseignante, brutalement confrontée à la trahison de son mari Modou Fall. L’homme, malgré des années de vie commune épouse en secret Binetou, jeune amie de leur fille Daba. Dès les premières images, un plan large révèle l'actrice principale marchant dans un décor verdoyant symbole de calme intérieur et d'apaisement permettant ainsi de donner une idée au spectateur de son état d'esprit et de son environnement . Une ouverture qui contraste cependant avec la tempête émotionnelle qui va suivre.
Au fil du récit, les émotions se font plus intenses Les gros plans prolongés sur le visage de Ramatoulaye, notamment lorsqu’elle lit la lettre d’Aïssatou ou apprend le mariage de Modou, traduisent une douleur contenue, une lutte silencieuse entre révolte et devoir. La réalisatrice alterne plans rapprochés pour capturer l’intimité des émotions et plans larges qui isolent la protagoniste, soulignant sa solitude dans une maison autrefois empreinte de bonheur.
Le narratif se veut évocateur. La scène où Ramatoulaye se tient face à la mer au coucher du soleil, prolonge le symbole du vert de l’ouverture. Cette mer, vaste et apaisée, évoque une purification, une renaissance. Cette prise en plan large de l'actrice laisse signifier que, malgré les blessures, elle reste maîtresse de ses décisions et décide d'avancer.
Le film à travers son histoire et ses personnages explore en partie la condition féminine et immerge le public dans le quotidien d'une femme faisant face à ses blessures, mais aussi sa quête de dignité et de liberté dans une société où tradition, modernité et occidentalisation s’entremêlent.
Le film est déjà sorti à Dakar. J'étais quand même déçue. De très bons acteurs mais le scénario n'est pas très adapté au roman. On note des incohérences par rapport à cette époque où la technologie n'était pas si avancée etc. Quelques passages su roman ne sont pas joués.
J'avais adoré le livre. J'ai beaucoup aimé le film, qui tourne au ridicule la polygamie et les paradoxes de la société sénégalaise. Les hommes sont très drôles, tournés en ridicule, et pourtant tout à fait crédibles. L'esprit du livre est respecté. Le choix d'ancrer le film au présent montre que les messages d'hier sont toujours d'actualité.