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MIKL
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1,5
Publiée le 30 mai 2026
Je met mauvais et pas tres mauvais car au moins sa a le mérite detre bien filmer mais alors on s'ennuie a mourir. on attend que le film en permanence et les personnages sont d'un neutre. bof a éviter Vu le 29 mai 2026
Room Temperature est le genre de film auquel soit on adhère, soit on passe complètement à côté. Pour ma part, (et très probablement) la majorité des gens, c'est un grand non. En essayant de se donner un style unique et décalé, avec ses longs plans fixes et ses dialogues insipides, Room Temperature ennuie profondément le malheureux spectateur qui aura eu l'audace de se laisser tenter. Désolé, n'est pas Haneke qui veut...
Film drôle, lent, tendre, beau, où la caméra devient un fantôme et la maison un décor. Admirative de l'esthétique de Dennis Cooper et de son équipe. Pour moi, un film à voir
Comme chaque année pour Halloween, une famille transforme sa propriété en maison hantée. Le père va s’obstiner à rendre l’attraction la plus effrayante possible et ce, quelles qu'en soient les conséquences…
Les "Home Haunts" sont une véritable institution (une tradition populaire) aux États-Unis (ces particuliers qui transforment leur maison pour Halloween, en véritable attraction de l’horreur). L’idée était donc intéressante, du moins sur le papier, car dans les faits c’est tout autre…
En un rien de temps, on déchante à la vue de Room Temperature (2025). Le film donne constamment l'impression d'avoir été réalisé sous Xanax, tous les protagonistes sont amorphes et apathiques, ils débitent leurs textes avec deux de tension, il y a des blancs entre chaque réplique, les plans fixes ne racontent rien et la quasi totalement des protagonistes prennent des décisions incompréhensibles spoiler: (le père qui assassine Extra sans raison valable et sans que cela ne puisse choquer personne) .
Pire, le film est catalogué comme étant un film d’horreur alors qu'il n'en est absolument rien. Ici, il n'y a d'horreur que sa lenteur excessive et assommante, car pour le reste, même votre petite soeur de 8 ans peut aller le voir, sans risquer de se chı̣er dessus. Enfin, côté interprétations, le film étant composé exclusivement d’acteurs amateurs, cela s’en ressent et c’est justement ce que cherchaient les réalisateurs Zac Farley & Dennis Cooper (Like Cattle Towards Glow - 2015), tout cela ne fait que renforcer le côté bizarroïde du film et le fait que l’on ne parvienne jamais à y adhérer.
Toutes les critiques ( médias, spectateurs ) convergent vers la reconnaissance d'un bel effet de décalage entre une pratique collective rituelle - se faire peur - , la société qui la produit et l'induit peut-être et une fiction exposant la mise en place de cette pratique morbide et grégaire dans une maison. Petit univers absurde de zombies aux propos stéréotypés ( la mère empathique mais impuissante, les ados paumés, le père buté et violent, ... ) dans un no man's land états-unien. Très dérangeant et bien fichu.
Room Temperature s’inscrit au cœur d’une tradition américaine singulière : celle des « home haunts », ces maisons hantées bricolées par des particuliers pour Halloween. Ce phénomène, à la fois communautaire et artisanal, transforme l’espace domestique en attraction immersive où le visiteur pénètre une intimité détournée, ressentant une gêne plus profonde que la simple peur. Dennis Cooper et Zac Farley s’emparent de cette pratique pour en faire le théâtre d’un dérèglement familial, où le père impose son projet morbide comme une quête absolue, jusqu’à effacer les limites entre jeu, rituel et violence symbolique. Le film dépasse le simple cadre du film de genre en révélant un malaise social diffus. La maison, lieu supposé protecteur, devient piège, scène fermée où chacun se trouve assigné à un rôle figé. Le personnage d’Extra, assassiné pour rendre l’attraction plus crédible puis transformé en fantôme apaisé, incarne cette bascule absurde où la mort elle-même devient décor. Cette présence silencieuse souligne la réflexion centrale du film : ce qui nous trouble le plus n’est pas l’horreur spectaculaire, mais le familier rendu inquiétant. Le choix de non-acteurs, issus du monde artistique, renforce cette sensation d’étrangeté douce. Leur jeu instinctif et désarmant donne au récit une vérité fragile, presque documentaire, où la cruauté se mêle à une profonde tendresse. À travers une mise en scène volontairement maladroite et poétique, Dennis Cooper et Zac Farley signent une œuvre dérangeante et sensible, qui interroge notre fascination pour la peur, le besoin de contrôle et la violence qui se cache derrière la mise en spectacle du quotidien.