Bouchra
Note moyenne
3,6
75 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

10 critiques spectateurs

5
2 critiques
4
2 critiques
3
2 critiques
2
4 critiques
1
0 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Eric MAYNARD
Eric MAYNARD

3 abonnés 34 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 juillet 2026
Concept et procédé originaux et intéressants mais je suis difficilement entré dans le film, un temps d'adaptation nécessaire peut-être mais complexe d'y adherer, de comprendre les enjeux et de s'y reconnaître dans ce bestiaire et sa mise en abîme autofictionnelle...
FaRem

10 595 abonnés 11 630 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 juillet 2026
Quelques années après son départ du Maroc pour tenter de faire carrière dans le cinéma aux États-Unis, tout ne se passe pas comme Bouchra l'avait espéré. Elle fait alors le choix de se recentrer sur elle-même à travers un film semi-autobiographique. Une manière pour elle d'explorer sa vie et sa sexualité, avec comme fil rouge sa relation avec sa mère. Ce qui différencie « Bouchra » d'autres films, c'est le fait de mettre en scène des animaux anthropomorphes comme personnages. Il y a aussi ce mélange au niveau des influences et des cultures. On passe d'un New York qui semble tiré d'un film noir à un Casablanca écrasé par le soleil. Tout se mélange sur le plan visuel et sonore, mais le rendu est assez moche. On dirait une démo technique pour montrer le moteur graphique d'un jeu vidéo, mais d'il y a quelques décennies. J'ai également eu du mal avec le fait de voir des animaux. Pourtant, c'est très commun dans les films d'animation, mais il y a quelque chose d'étrange, notamment parce que tout est hypersexualisé et qu'on ne ressent pas assez les émotions. Il y a trop de choses qui m'ont déplu, même si le fond sur l'éloignement familial, l'identité et les différences culturelles reste intéressant. En somme, un film moyen.
Yves G.

1 856 abonnés 4 063 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 juin 2026
"Bouchra" est un film d’animation dont l’héroïne, une louve lesbienne marocaine expatriée à New York, est en plein tournage d’un film autobiographique sur son coming out.

De deux choses l’une. Soit ce résumé vous a définitivement détourné de la lecture de cette critique que vous avez peut-être déjà abandonnée avant d’en lire la deuxième phrase. Soit au contraire il a aiguillonné votre curiosité. Dans les deux cas, je le prends comme un feu vert à continuer.

"Bouchra" est un récit largement autobiographique. Meriem Bennani, une artiste multimédia marocaine, s’y met en scène. Elle raconte sa vie à New York – elle parle l’anglais avec une délicieuse pointe d’accent marocain. Elle raconte surtout ses relations tendues avec ses parents depuis que, huit ans plus tôt, elle leur a fait par courrier l’aveu de son homosexualité.

Ce film résonne avec celui, récent, de Leyla Bouzid, "À voix basse". À voix basse racontait le retour en Tunisie d’une jeune femme qui n’osait pas faire l’aveu à sa famille de son homosexualité. J’avais beaucoup aimé ce film, même si je lui avais reproché de se mettre tout entier au service d’un seul sujet. C’est exactement le même reproche qu’on pourrait adresser à Bouchra. Il ne traite, tout bien considéré, que d’un seul sujet, aussi déchirant soit-il : la difficulté dans le Maghreb d’aujourd’hui, et même dans les couches les plus évoluées de sa société, d’y faire ouvertement l’aveu de son homosexualité.

La comparaison entre "À voix basse" et "Bouchra" est cinématographiquement fascinante. Elle montre qu’un même sujet peut être traiter de deux façons radicalement différentes. La forme de "Bouchra" est sacrément disruptive. Meriem Bennani a choisi, avec sa co-réalisatrice Orian Bakri, l’animation pour raconter son histoire. Elle a sacrément bien fait, donnant ainsi à une histoire qui aurait été banale, une forme étonnante. Pour ce faire, elle a utilisé le logiciel Blender, le même que celui utilisé par les étudiants des Gobelins qui ont travaillé sur le dernier Dupieux.

Mais le problème est qu’elle a donné à son personnage et à ceux qu’elle croise des traits surprenants : ceux des animaux les moins sympathiques du zoo : louve (ou coyote ?), hyène, serpent (ou lézard ?)… Le personnage de Bouchra a certes des yeux immenses et attendrissants, mais aussi un pelage repoussant et des canines menaçantes. Pourquoi ce parti pris de laideur qui prend le contre-pied avec la douceur et la délicatesse des sentiments que le film entend présenter et promouvoir ?
Paul B
Paul B

91 abonnés 1 567 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 juin 2026
Un long-métrage original avec un style d'animation qui rappelle, et c'est voulu, les jeux vidéos.

L'histoire est simple, mais humaine et belle. Les valeurs familiales sont universelles, mais au Maroc (le pays d'origine) c'est avant-gardiste.

Une grande réussite.
Fox
Fox

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 juin 2026
film-ovni d'animation d'une grande douceur et justesse dans les thématiques (relations mère-fille, parole familiale, identités queer, immigration) qu'il aborde, à la frontière entre le documentaire et la fiction. technique d'animation très originale et somptueuse, avec un grain particulier. sublime BO signée Flavien Berger. on a hâte de suivre la carrière de ces 2 jeunes réalisatrices après ce premier film!
L.G.
L.G.

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 juin 2026
film sublime qui gagne à être connu et vu <3 point de rencontre entre les arts, entre les genres, entre les pays, entre le singulier et l'universel, plus proches qu'on ne le pense parfois
Culture Creatures
Culture Creatures

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 juin 2026
Très très intéressant par les sujets qu’il aborde, Bouchra casse les clichés sur la communauté queer et les familles du Maghreb. La BO de Flavien Berger est magistrale et le sens du détail des deux réalisatrices vous émerveillera à chaque instant du film.
Direct-actu.fr

390 abonnés 520 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 mai 2026
BOUCHRA est une œuvre singulière qui emprunte les chemins de l'autofiction pour explorer les liens entre création artistique, identité et héritage familial. Le film suit Bouchra (Meriem Bennani), une réalisatrice marocaine vivant à New York qui traverse une période de blocage créatif. Lorsqu'un appel de sa mère Aïcha (Yto Barrada), restée à Casablanca, vient interrompre son quotidien, une réflexion plus profonde s'engage autour de son parcours, de sa famille et de sa place entre plusieurs mondes.

Plutôt que d'adopter un récit linéaire classique, Orian Barki et Meriem Bennani construisent un film où les souvenirs, les pensées et les projections personnelles s'entremêlent progressivement. Le spectateur est invité à suivre le cheminement intérieur de cette femme qui tente de concilier ses aspirations artistiques avec les attentes familiales et culturelles qui l'entourent.

L'un des aspects les plus remarquables du film réside dans son utilisation de l'animation. Les personnages apparaissent sous la forme d'animaux anthropomorphes, un choix qui pourrait sembler déconcertant au premier abord mais qui s'intègre naturellement à l'univers proposé. Cette approche permet de traiter des sujets intimes avec une certaine distance symbolique, tout en conservant une forte proximité émotionnelle avec les personnages.

Le film aborde également la question de l'acceptation et de la place de l'homosexualité dans un environnement marqué par le poids des traditions et des non-dits. Sans chercher le discours démonstratif, il privilégie l'observation des relations humaines, des silences et des incompréhensions qui peuvent traverser une famille confrontée à des réalités qu'elle peine parfois à exprimer.

Visuellement, BOUCHRA développe une identité forte. Son animation mêle réalisme des textures, photographie travaillée et univers onirique. Cette esthétique participe pleinement au propos en brouillant constamment les frontières entre réel, imaginaire et souvenir. Le résultat est une œuvre personnelle, sensible et parfois déroutante, qui trouve sa force dans sa sincérité et dans son regard nuancé sur la famille, la création et la construction de soi.
Coric Bernard

461 abonnés 852 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 avril 2026
Ce film d’animation d’un aspect cinématographique un peu expérimental aborde un style nouveau mais ne pas paru très convaincant. J’ai eu une impression plutôt mitigée sur le résultat obtenu. Les réalisateurs y traite du rapport mère/fille mais c’est un peu trop bavard et superficiel. Quand aux personnages du film avec des têtes d’animaux, je suis resté un peu perplexe.

Bernard CORIC

(Film visionné en projection de presse le 21/04/2026 au Club de l'Etoile à PARIS)
Thomas GARRAULT
Thomas GARRAULT

7 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 janvier 2026
L’une des très bonnes surprises du festival Premiers plans. Une histoire originale tant sur la forme que sur le fond
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse