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Fabien N.
8 abonnés
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3,5
Publiée le 7 septembre 2026
Le film ne manque pas d'indéniables qualités: son esthétique, la subtilité du scenario sur un sujet aussi délicat que le viol et ses suites, une vraie sensibilité. Il souffre cependant d'un problème de rythme.
Deux meilleures amies nagent vers une compétition internationale, s'entraînent dur et plaisantent sans relâche, jusqu'à ce qu'une soirée fissure leur lien avec une brutalité inattendue. Fernanda Tovar signe un premier film débordant d'énergie qui dresse le portrait d'une génération entière. Le cinéma récent a déjà creusé le sujet des violences sexuelles dans le sport, avec "Slalom" ou "Julie se tait" notamment, mais "Chicas tristes" s'ouvre son propre chemin, dense et lumineux. Le film ressemble à un manifeste sororal qui joue les hétéros en surface tout en restant profondément queer, mordant et sans filtre. Il fonce sans se laisser freiner par les drames alentour, mais une inquiétude sourde et tenace vient sans cesse le rattraper. Une réussite et une réalisatrice à suivre.
La Maestra et Paula sont deux jeunes amies, licenciées de la fédération de natation du Mexique. Elles sont les meilleures nageuses de leur groupe et rien ne semble pouvoir les séparer ni les perturber jusqu’à une soirée. Un évènement va venir traumatiser l’une des deux jeunes filles. Le film est fort car il permet d’aborder un sujet très contemporain : le consentement et la réaction d’une victime face au traumatisme. C’est fort aussi car le film montre un récit plein de force et de résilience. Il fait beaucoup de bien.
L'amitié de ces deux jeunes femmes est forte et la sororité qui les lie est belle à voir ! J'ai trouvé ce film lumineux avec de beaux plans qui contraste avec le fonds plus sombre.
Pas de cris, peu de pleurs, juste des silences éloquents : le récit montre qu'on peut continuer à avancer malgré l'horreur vécue aussi jeune.
Je ne sais pas si c'est mon âge avancé mais je n'ai pas compris cette passivité à laisser son amie dans ce replis sur soi et dans le silence d'une confidence qui fait froid dans le dos.
Les deux jeunes actrices sont formidables et tellement juste que j'ai été saisi par leur force de jeu !
Mais je ne m'attendais pas à cette lenteur extrême du récit. J'ai trouvé le temps long à des moments et le final m'a laissé sur ma faim... Je n'ai pas compris le choix de l'une d'elle et cela m'a laissé dubitative...
Un beau film qui ne m'a pas marqué autant que je l'aurai voulu.
Film très lent, ennuyeux, bourré de plans fixes et de scènes aquatiques (très jolies certes) mais le sujet est effleuré du fait d'un manque de dialogue et de scénario.
Paula et Maestra ont seize ans. Inséparables, les deux jeunes filles sont toutes les deux membres d'une équipe de natation et espèrent être sélectionnées à une compétition qui se tiendra à l'automne au Brésil. Les deux amies se confient leurs rêves et leurs craintes. Paula encore vierge aimerait avoir une première expérience. Maestra la pousse dans les bras de Daniel, aussi inexpérimenté qu'elle. Mais leur première relation se passe mal.
"Chicas Tristes" nous vient du Mexique. C'est le premier film d'une jeune réalisatrice. Il a été sélectionné dans une section parallèle du dernier festival de Berlin.
C'est un film lent, sans coup de théâtre. Parce qu'il se déroule dans un centre nautique et que de nombreux plans sont filmés sous l'eau, il m'a rappelé le récent "The Plague" qui se déroule au début des années 2000 dans un complexe sportif californien.
Mais c'est surtout un film sur le viol. Car ce qu'a subi Paula, et qu'elle tarde à nommer, est à proprement parler un viol puisque Daniel l'a pénétrée sans son consentement. Il faut du temps à Paula pour mettre un mot sur ce qui lui est arrivé, grâce à Maestra qui lui arrache ses confidences.
La question suivante est celle des conséquences de ce viol. Faut-il que Paula en parle à son père ? qu'elle aille dénoncer Daniel à son coach ? Maestra presse son amie de le faire ; mais Paula s'y refuse, soit qu'elle minimise les faits, soit qu'elle craigne d’être réduite au statut de victime. La seconde partie du film est suspendue aux réponses qu’appellent ces questions.
Chicas Tristes ne révolutionne pas le cinéma. C'est un film qui explore des sujets déjà souvent défrichés. Mais il le fait avec une délicatesse particulièrement attachante.
Si le sujet est intéressant, la réalisation pêche par abus de plans fixes interminables où les personnages chuchotent une réplique toutes les dix secondes, dans des intérieurs tellement mal éclairés qu'on peine à savoir qui parle. L'image est laide. Entre ces longs tunnels barbants, de temps en temps, on a droit à de magnifiques séquences sous l'eau avec une bande son envoûtante. C'est peu.
Ce premier film de la réalisatrice mexicaine est à la fois sensible et fort, avec un casting très juste. Une amitié adolescente frappée par l'agression sexuelle de l'une d'elle, et la victime qui se tait sous la sidération et la peur du regard de son père. Le tout dans l'univers du sport, où règne l'omerta sur les agressions pour préserver l'harmonie de groupe et les performances. Les scènes aquatiques du film entre les deux amies sont belles et l'eau devient alors l'élément poétique et apaisant. Ce film m'a surpris et je le conseille.
"Chicas tristes" assez bien noté par la critique, récompensé à la Berlinale cette année (Ours de cristal dans la compétition de la section Generation14) est un drame mexicain bien décevant. Bien que le sujet des violences sexuelles dans le sport abordé par Fernanda Tovar soit d'une actualité brûlante, le film survole cette thématique grave. Malgré la belle complicité des deux actrices, le manque de rythme m'a laissé un sentiment d'ennui et une réelle déception.
Deux amies espèrent représenter le Mexique en natation dans de futurs jeux panaméricains. Mais pour l’une d’entre elles une soirée prend une tournure traumatique. Un film sensible sur une jeune fille qui perd son innocence aux forceps. Une première œuvre sur un thème societal qui ne se départit pas d’une tonalité très poétique, optimiste malgré tout. Une réalisatrice mexicaine à suivre.
Un premier long métrage, réalisé par la mexicaine Fernanda Tovar, et qui tourne autour de l'amitié entre deux adolescentes. On croit avoir tout vu en la matière, à savoir un habituel récit d'apprentissage et d'épreuves de la vie qui surviennent trop tôt. Oui, en effet, mais non, il y a toujours quelque chose de relativement nouveau à dire sur cette période d'évolution rapide et fragile, a fortiori quand on a, comme la cinéaste, un talent narratif certain allié à un sens de la mise en scène remarquable, en donnant par petites touches très sensibles un véritable portrait d'une génération. Malgré la présence, hors champ, d'un acte violent et traumatisant, Chicas tristes évoque surtout une amitié précieuse, soumise à des turbulences, où l'une et l'autre n'ont pas partagé la même douleur et se retrouvent donc dans une relation qui devient incertaine. La complicité entre les deux copines prend tour à tour des formes graves ou malicieuses, sans jamais ôter au film sa cohérence ni ses enjeux. Se soigner et se régénérer c'est aussi se glisser dans la piscine et laver son corps de toutes les impuretés, entre autres choses. Ces scènes-là, superbement filmées, sont autant poétiques que magiques, pour ne pas oublier que ces chicas ne sont pas toujours tristes et qu'elles ont un avenir et de beaux moments de bonheur à éprouver, ensemble ou séparément.
Alors oui il y a un sujet dans cette histoire entre deux meilleures amies. Faut il parler ou garder le silence lorsqu'on est une victime d'un viol ? Que faire lorsqu'on n' est pas entendue par une société où une famille qui ne veut pas écouter la victime dont elle est issue?
Malheureusement, le scénario minimaliste s'étire sans donner de véritables ressorts à l'intrigue, ni proposer une réflexion profonde à ce silence traumatique. Il reste le sujet qui m'intéressait, mais le résultat final m'a laissé sur ma faim !
Déçu par ces filles pourtant sympathiques et bien interprétées mais le rythme du film est trop poussif. J’ai essayé de faire la sieste mais n’y suis pas arrivé malheureusement. Je n’avais pas de réseau sinon j’aurais tenté d’en savoir plus sur les raisons profondes d’ un tel ennui. Pour les adeptes du soporifisme ! Dommage