Devant – Contrechamp de la rétention
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🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

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2,0
Publiée le 30 juillet 2026
Dans le bois de Vincennes se trouve le CRA de Paris (le Centre de Rétention Administrative) où s’y entasse des sans-papiers étrangers en vue de leur expulsion du territoire (en attente d’une décision judiciaire ou administrative). Chaque jour, des femmes s’y rendent afin de pouvoir rendre visite à leur proche (un père, un frère, un mari, un cousin, …). Elles patientent ainsi plusieurs heures, qu'il pleuve ou qu'il vente, sous un modeste abri en bois miteux, dans l’incertitude d’une expulsion ou d’une libération.

Comme l’indique le titre du film, on est devant une pièce de théâtre. Tout se passe (presque) sous nos yeux, l’abri en bois devient la scène et nous ne verrons jamais le centre de rétention (interdiction de le filmer). Les protagonistes entrent et sortent du champ et un dialogue se noue entre le champ et le contrechamp.

Le CRA est une verrue dans le bois de Vincennes. On a tous l’image d’un coin de verdure loin du tumulte parisien, mais c’était sans se douter qu’au fin fond de celui-ci se trouve une prison où des hommes et des femmes innocents (ils n’ont commis aucun crime) y sont enfermés contre leur gré.

Annick Redolfi a souhaité s’intéresser à ce paradoxe en donnant la parole à celles et ceux (ce sont surtout des femmes) qui viennent leur rendre visite et se retrouvent dans l’incertitude d’une fin heureuse. Les portraits sont touchants mais le film aurait gagné à proposer autre chose que des sempiternels témoignages toujours filmés sous le même angle et au même endroit. On a bien compris que la réalisatrice n’avait pas le droit de filmer le CRA mais il est dommage de ne pas avoir cherché à varier les plans ou les témoignages (aucune personne issue du centre de rétention ne prend la parole).

⦿ http://bit[POINT]ly/CinephileNostalGeek ⦿ http://twitter[POINT]com/B_Renger ⦿
Marie Vallet
Marie Vallet

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 janvier 2026
Un film d'artiste sensible qui a pris le temps d'écouter ceux et celles qui se heurtent au mur de l'indifférence administrative. La réalisatrice se rapproche à pas feutrés de ceux que que l'on éloigne, que l'administration ne voudrait pas voir ( et qui tiennent pourtant le coup, assis pendant des heures dans un arrêt de bus désaffecté dans l'attente d'un droit de visite) : la famille, les copains, les voisins de ceux qui ont été "retenus", "retirés" de la vie, pour rien, en quelques heures; et pour combien de temps? Ceux-là, on ne les voit pas, parce qu'elle non plus n'a pas été autorisée à les rencontrer. ça en dit long sur ce que ce dispositif a de honteux , ici en France . Dans les dialogues qu'elle filme, elle nous parle aussi à nous et comble par les mots, les silences, la lumière du bois de Vincennes, ce non-dit de la rétention.
Michel Rueher
Michel Rueher

3 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 17 novembre 2025
Je connais assez bien les problèmes des réfugiés et des personnes "sans papiers reconnus" par la France, qui atterrissent souvent dans ces centres et je n'ai pas du tout apprécié ce film. Il est assez superficiel. En particulier, il n'aborde pas les problèmes que rencontrent les réfugiés qui disent honnêtement qu'ils ne souhaitent pas retourner dans leur pays d'origine. Et les regroupements des personnes incarcérées sont souvent fait en totalement ignorance des relations compliqués entre les pays (ou ethnies) des ressortissants de ce pays qui sont littéralement parqués dans ces centres.
Cyril Montana
Cyril Montana

4 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 novembre 2025
Ayant reçu l’interdiction de filmer à l’intérieur du Centre de Rétention Administrative, la réalisatrice choisit de tourner le dos au bâtiment et de s’installer à l’abribus situé juste en face. C’est là qu’elle recueille la parole de celles et ceux qui viennent rendre visite aux personnes enfermées : familles, proches, couples, souvent les bras chargés de victuailles et l’esprit suspendu entre l’attente et l’espoir d’une libération.

Dans cet espace de transit, se croisent des vies bouleversées par un univers kafkaïen où des décisions administratives suffisent à enfermer puis renvoyer des personnes pourtant parfaitement intégrées par leur travail et leur place dans la société. Les témoignages qui émergent — forts, parfois drôles, souvent abrasifs — dévoilent une intimité rare et ouvrent sur une réalité dont on ne parle quasiment jamais.

Un film nécessaire. À voir absolument.
Mia
Mia

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 novembre 2025
Excellent documentaire, sensible et doux mais néanmoins inquiétant. Quoi? On traite des gens comme ça ici? Dans le pays des droits de l'homme ? Allez voir, vous comprendrez.
Christine S
Christine S

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 novembre 2025
Un film d'une grande poésie ! Le thème est dur : les conditions de rétention, l'attente insupportable, mais ces femmes venues pour rendre visite à leurs conjoints enfermés ont une telle pêche, une telle énergie que ce film devient par moments un feel-good movie !
ACorvo
ACorvo

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 octobre 2025
DEVANT – CONTRECHAMP DE LA RÉTENTION offre un regard rare et précieux sur les Centres de rétention administrative (CRA).
Sans doute le premier film à explorer les dommages collatéraux de la rétention, en documentant l’impact sur la vie des visiteurs — familles, conjoints, amis — souvent oubliés du récit. Un film qui parvient à raconter les CRA sans jamais pouvoir les filmer. Car oui, il est interdit de tourner à l’intérieur, et même à proximité. Un fait troublant quand on compare avec le milieu carcéral…
À plusieurs reprises, les proches interrogés lâchent cette phrase glaçante : « C’est pire que la prison ». Pourquoi ? Le film creuse, interroge le cadre juridique, met en lumière des zones d’ombre… à vous de découvrir lesquelles.
Un grand merci à la Annick Redolfi et à A VIF cinémas / DHR pour leur travail essentiel d’accompagnement de ces films rares et nécessaires.
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