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🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠
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3,0
Publiée le 9 février 2026
Immersion glaçante au coeur des procès pour violences intrafamiliales.
En l’espace de 52 petites minutes, la réalisatrice Karine Dusfour nous emmène là où les caméras ont toujours été toujours interdites. C’est en effet à titre exceptionnel qu’elle a pu filmer les audiences des nouveaux pôles statuant sur les violences intrafamiliales à Poitiers, Colmar et Paris. On y découvre les auteurs (les maris, conjoints et pères de famille, les hommes représentent 86% des cas) qui doivent s’expliquer devant le (ou la) juge.
« Chaque année, on estime en moyenne à 130 le nombre de féminicides commis en France, ce chiffre ne tient pas compte des suicides forcés. »
Je vais te tuer (2025) met en lumière ce qu’est le contrôle coercitif (un ensemble de microsurveillances et un continuum de violences, d'exploitation, d'humiliation et de manipulation exercées de façon répétée par son auteur dans le but d'établir et de maintenir une domination sur sa victime). On découvre alors la face cachée des terreurs intimes (intrafamiliales), ce qui nous permet de voir d’un autre oeil les violences infligées aux femmes (et surtout, sa banalité).
« Depuis 2015, l’Angleterre, la Belgique, le Danemark et le Canada ont adopté des lois criminalisant le contrôle coercitif. »
Vu dans le cadre de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Un regard sur les premiers procès qui invoquent la notion sociologique de contrôle coercitif, stratégie systémique visant à assujettir progressivement l’autre. « Je vais te tuer » rappelle combien la justice tente de lutter contre les violences intrafamiliales invisibles, ce qui se révèle complexe tant les mécanismes de coercition se déploient dans l’intimité du foyer et où l’absence de preuves matérielles aboutit au schéma parole contre parole.
Une claque monumentale qui révèle au sein même de procès l'inconscience (dans la définition première du terme : la non prise de conscience) des violences conjugales exercées majoritairement par les hommes et dont les femmes sont victimes.