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3,0
Publiée le 24 juin 2026
Un retour en arrière avant de passer à autre chose, c'est le choix de Benji, qui nous emmène dans les entrailles de sa relation tumultueuse avec Jake, un homme qui n'assume pas pleinement sa bisexualité. On peut même parler de relation toxique et à sens unique, avec Benji qui accepte beaucoup de choses pour continuer à voir Jake. Comment ne pas penser à « Pillion » de Harry Lighton, avec ce jeu de pouvoir et de domination au sein d'une relation. Comme Colin, Benji se rabaisse par amour, mais il accepte quand même beaucoup moins de choses dégradantes. Ça n'empêche pas « Departures » d'être parfois brutal et très cru, mais plus dans le texte qu'au niveau physique. Ça correspond bien au style dynamique, presque frénétique, choisi par Lloyd Eyre-Morgan et Neil Ely pour raconter cette histoire pleine d'autodérision et d'une authenticité brute. L'autopsie d'un échec en matière de romance, mais aussi d'amour propre, ce qui donne un film très vivant et plaisant à suivre.
C’est un film d’abord ennuyeux les effets de montage ne comblant le vide abyssal de l’entreprise , où rien ne se passe  sinon des moments d’une grande futilité
Le début est pénible, avec son esthétique vidéo clip et ses dialogues vulgaires. Le film devient ensuite agréable et supportable, et comporte même un réjouissant passage de flash-back adolescent, où l'on retrouve la verve des meilleurs John Waters. Inégal donc.
Criant de vérité, que ce film sur les relations entre Benji et Jake, faciles de prime abord mais torturées par la suite. Ce constat actuel des relations entre les hommes gays arrive à point nommé, dans cette ambiance actuelle où le fondement des relations entre hommes du même sexe sont remises en question. le réalisateur, acteur dans le film, met face à ses spectateurs leur mode de fonctionnement qui arrive à un cycle. Entre addictions, jeux pervers et sentiments proscrits, il est facile de s'identifier aux deux protagonistes. Une belle réussite.
Un film ... T pour Torture, R pour Réel, A pour Aventure, S pour Sexe, et H pour Homosexualité. Lloyd Eyre-Morgan a écrit, réalisé et interprété ce film, pour toutes les personnes qui ont connu ou vécu des situations ou personnes toxiques comme on le voit dans ce long-métrage, je compatis, cela a dû être très difficile. Une véritable "Violence Psychologique" que l'on se prend à la visualisation du film, mais malgré toute cette pagaille, la fin du film m'a fait sourire. C'est sûrement pas le film de l'année, mais il faut le regarder comme un docu préventif pour éviter de vivre des situations similaires.
vu en avant première au MK2 beaubourg. Un film touchant sur les relations toxiques, plein d'humour, des comédiens très justes. La mise en scène fait très bien ressortir ce que vivent les personnages, qui sont très attachants, même si on a régulièrement envie de les secouer ! C'est un film sur une relation toxique. cette relation aurait pu être hétéro, la problématique aurait été la même. Mais c'est une relation entre deux hommes, et c'est savoureux.
Un film intéressant nuancé et assez explicite sur les ravages d'une relation toxique et surtout sur le contexte qui amené le personnage principal à rechercher une telle relation. Il est à noter que le point de vue de "l'autre" est également abordé sans à priori ; même si le sous titre du film "à tous ceux qui nous ont baisé", laisse penser à une volonté de revanche envers le dominateur de la part du réalisateur, tel n'est pas le cas ; il n'est pas traité de façon caricaturale et on comprend d'autant plus que notre héros se laisse prendre au jeu. Le côté prolo british du héros ajoute au sentiment d'authenticité qui se dégage du film. Bonne surprise !