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Je m'attendais à un petit film avec peu de moyens et j'étais donc dans un état d'esprit rès ndulgent. Mais il y a quand même des limites à ce que je peux endurer. Le réalisateur entend retracer la vie de son père à partir des post it et des notes (sorte de journal) recueillis après sa mort. C'est une idée qui me touche car c'est par le biais d'objets que j'ai retrouvés dans leur logement après leur mort que j'ai pu le mieux me rememorer mes parents. Mais ce n'est pas ce qu'on voit dans le film ; en fait on ne voit pas grnad chose, Beaucoup de mots et de notes lus qui se répètent et ne dévoilent rien de la personalité ni des sentiments du père. Cela aurait plus avoir avec le temps qui passe, surement. Mais bon ...
Un film joyeux, libre, inventif et bouleversant. La vie ordinaire d'un homme aux accents Pereciens et du lyrisme à la Douglas Sirk, avec autant de nuances que de justesse, d'intime que d'universel. Un film aussi porté par une mise en scène à la fois précise et audacieuse. Il n'y a que le documentaire pour nous offrir ce genre de film, le documentaire, genre dans lequel des cinéastes comme Gaël Lépingle osent s'affranchir de toutes conventions pour nous proposer un film unique, un prototype comme toutes œuvres véritablement cinématographiques devraient être. On sent que le cinéaste s'amuse tout en nous confiant une part d'intime, ça en devient grâcieux.
Toute personne qui a été amené à vider la maison d’un parent après un décès sait combien il est touchant de tomber sur des traces écrites par le défunt.
Gael lui avait un père mathématicien qui notait tout.
Des courses au supermarché aux balades en forêt avec son épouse atteinte d’Alzeihmer.
On peut comprendre la catharsis que représente un tel documentaire pour son auteur mais on peut aussi rester complètement froid avec son dispositif qui « ressuscite » le père dans des situations d’une désolante banalité.
Gael lui avait un père mathématicien qui notait tout.
Des courses au supermarché aux balades en forêt avec son épouse atteinte d’Alzeihmer.
On peut comprendre la catharsis que représente un tel documentaire pour son auteur mais on peut aussi rester complètement froid avec son dispositif qui « ressuscite » le père dans des situations d’une désolante banalité.
A partir de petits riens de la vie quotidienne, le film réussit à dresser une sorte de portrait bouleversant de nos parents et touche à l'universel. J'ai été particulièrement émue par la dernière partie, la dernière promenade du père avec tout cet aspect panthéiste et lyrique de la nature, la soir qui tombe doucement, et le mythe de Gilgamesh qui nous console de la père des êtres chers.
Encouragé par la sortie d'Un balcon à Limoges , j'ai sauté sur l'occasion de voir un autre film distribué par la traverse. aie aie ... Ce film là est un exercice de style poussif et prétentieux. On nous balade pendant 1 heure dans un pavillon orléanais en regardant un acteur refaire des gestes banals d'un personnage disparu, à partir de Post-it de de listes de courses. L'idée se veut poétique et intime, elle est ennuyeuse et auto-complaisante. Tout est symbolique et sourd. On en ressort avec l'idée d'avoir assisté à une séance de thérapie plutôt qu'à un vrai film.
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