3 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
2 critiques spectateurs
5
0 critique
4
1 critique
3
1 critique
2
0 critique
1
0 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠
8 905 abonnés
8 271 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 29 juillet 2026
A la fin des années 70, deux investisseurs, l’un libanais (Mario Kassar) et l’autre hongrois (Andrew Vajna), rachètent le nom d’une entreprise basée au Panama (un nom qui ne signifie rien mais qui sonne bien diront-ils). Ainsi est née Carolco, une société de production indépendante américaine qui connaîtra un succès fulgurant et une renommée mondiale grâce à une poignée de films devenus cultes. Partis de rien, ils parviendront à narguer les plus grandes majors hollywoodiennes avant la banqueroute au milieu des 90’s.
On pourrait comparer la société de production à la Cannon Films de Menahem Golan & Yoram Globus, à la différence que les cousins israéliens n’auront jamais réussi à produire des films d’une telle envergure (succès critique et box office).
Le documentaire de Julien Dupuy & Jérémy Fauchoux revient sur cette incroyable ascension (avant son effroyable chute). Carolco incarnait à elle-seule toute la démesure hollywoodienne qui régnait dans les 80’s. D’une durée d’à peine 60min, le film revient sur l’histoire passionnante de ce studio dont les dirigeants ont eu les yeux plus gros que le ventre (enfin, surtout Mario Kassar).
Ce petit studio parti de rien a réussi à s’imposer en produisant des blockbusters qui ont fait date dans l’Histoire du cinéma et en s’octroyant les services des plus grandes stars de l’époque : Sylvester Stallone avec Rambo (1982), suivi de ses 2 suites qui rencontreront un succès indécent, ainsi que Arnold Schwarzenegger avec Total Recall (1990) et bon nombre de réalisateurs talentueux : Costa-Gavras avec Music Box (1989), Adrian Lyne avec L'Échelle de Jacob (1990), Paul Verhoeven avec Basic Instinct (1992), Oliver Stone avec The Doors (1991), Roland Emmerich avec Stargate (1994) ou encore Renny Harlin avec Cliffhanger (1993).
« Carolco ne produisait aucun film PG13, c'était violence et hémoglobine. »
La force de ce documentaire (hormis l’absence totale d’extrait de films, pour des questions de droits et donc, de coûts), ce sont les nombreux témoignages qui émaillent le film. On y retrouve plusieurs grands cinéastes qui ont réalisé sous la bannière de Carolco : Paul Verhoeven, Roland Emmerich, Costa-Gavras, Peter MacDonald, Steven E. de Souza (Street Fighter - 1994) & Adrian Lyne. Sans oublier Joe Eszterhas (qui aime rappeler qu'il a vendu le scénario de Basic Instinct (1992) pour la modique somme de 4M$), ainsi que la participation de Pierre Lescure (cofondateur de Canal+).
Les commentaires sont bien évidemment passionnants et les anecdotes aussi drôles que hallucinantes spoiler: (les propos de Peter MacDonald sur Stallone qui voyait ses muscles "fondrent" dès qu’il faisait froid dans Rambo III (1988), Roland Emmerich qui revient sur les fesses en sueurs de Jean-Claude Van Damme dans Universal Soldier (1992), la cascade à 1M$ entre deux avions sur Cliffhanger sans oublier le Boeing 727 affrété spécialement pour faire venir à Cannes plusieurs réalisateurs et acteurs du studio et où drogues, alcools et dollars coulaient à flots). On découvre avec effarement la démesure et l'inconscience qui régnait alors dans la tête de ses dirigeants (Mario Kassar dépensait sans compter).
Mais Carolco ce n’était pas que des succès au box office, le film revient aussi sur plusieurs projets avortés, tels que "Isobar" que devait réaliser Roland Emmerich (un film de Sci-Fi avec Stallone), le génialissime "Duke & Fluffy" sur 2 chiens qui se retrouvent transformés en humains (interprétés par Stallone & Schwarzenegger), "Gale Force" (un Die Hard en plein ouragan) ou encore "Crusade" avec Schwarzenegger (réalisé par Paul Verhoeven). Sans compter les films qui se sont plantés au box office, précipitant la firme au dépôt de bilan (ce sera notamment le cas avec les échecs successifs de Showgirls (1995) de Paul Verhoeven et L'Île aux pirates (1995) où Michael Douglas se désistera à quelques semaines du tournage, remplacé à la hâte par un acteur bien moins bankable, à savoir Matthew Modine).
Carolco, un rêve hollywoodien (2026) est une passionnante capsule temporelle qui nous renvoie dans notre enfance, biberonnée aux films d’action, des blockbusters que l’on découvrait bien souvent en VHS dans les rayonnages de nos vidéo clubs (j’ai encore en mémoire l’apparition du logo et sa musique si reconnaissable).
Vu sur OCS. Très bon documentaire d’1h nous permettant de remonter à l’âge d’or de la production US. Cela nous permet de revivre une période complètement folle, avec la production de films comme Total Recall, Basic Instinct ou encore l’ile aux pirates. Tout simplement génial !