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Maxime N
5 abonnés
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4,0
Publiée le 24 novembre 2023
Sacrée tour d'auto dérision que nous joue Michel Blanc avec Grosse fatigue. Le casting est excellent, les situations sont extrêmement drôles. Excellente comédie
"Grosse fatigue" est une intéressante réflexion sur le vedettariat. Pour illustrer son trouble métaphysique, Michel Blanc (et Bertrand Blier, crédité de l'idée originale) tient deux rôles: le sien propre et celui d'un sosie, deux mêmes figures signifiant le personnage public de Blanc et son double "privé" Michel Blanc, désabusé, dénonce l'usurpation du premier au détriment du second et la dualité, proche de la schizophrénie, si difficile à assumer pour un homme médiatique. Il évite l'écueil de la mégalomanie par sa sincérité et par un courage certain à se décrire comme il est, comme sont sans doute la plupart des vedettes. Sous l'effet de cette thérapie, l'auteur-acteur avoue ses tourments et ses caprices de star tout autant que sa personnalité ordinaire. Le film, malgré une certaine complexité narrative, n'exclut pas l'humour et on retrouve la qualité des dialogues de Blanc, toutefois moins axés qu'habituellement sur les mots d'auteur. La mise en scène et le sujet lui-même rappellent souvent l'univers de Bertrand Blier et l'influence de ce dernier sur le travail de Blanc est évidente. Par ailleurs, la présence rayonnante de Carole Bouquet ajoute un supplément d'esprit au film. Le duo qu'elle forme avec Michel Blanc est aussi amusant que surprenant.
je ne comprends pas la piètre note de cette comédie française, c'est bien joué, Carole Bouquet est irrésistible, et le scénario intègre même un petit "twist". Un bon moment.
« Grosse fatigue » de Michel Blanc (1994) est un film singulier. Un célèbre acteur (Michel Blanc) fait un burn-out et il s’avère qu’un sosie – Patrick Olivier - va le remplacer, le mettant dans des situations abracadabrantes. C’est Carole Bouquet qui dans un rôle tranchant avec ses rôles habituels, va le prendre en charge et l’emmener au calme dans sa maison du Lubéron. Tous les 2 vont découvrir l’imposture et pister Patrick Olivier avec au passage une scène assez bluffante dans laquelle Carole Bouquet accomplit un miracle auprès d’un paralytique. Une comédie très bien menée même si elle se termine de façon grave : Michel Blanc et Philippe Noiret vont remonter les Champs-Elysées en clamant le caractère spécifique du Cinéma Français en train de mourir. Ironiquement, en repartant ils vont être embauchés comme figurants dans un film que Roman Polanski tourne devant le Fouquet’s. Le scénario est de Michel Blanc avec l’aide de Bertrand Blier, de Jacques Audiard et de Josiane Balasko... c’est dire le rythme imposé à ce film drôle mais poignant, joué par une kirielle d’acteurs connus.
En plus d'une grosse fatigue c'est une grosse bouse que nous avons en cadeau offert par Michel Blanc. Je n'ai jamais trouvé ça drôle malgré un casting en béton armé. Tous les plus grands acteurs français ont au moins une scène dans le film mais à quoi cela sert-il? On se le demande? Par contre, j'aime beaucoup Carole Bouquet qui est superbe et bonne actrice. Par contre, Michel Blanc est moins drôle que d'habitude. Ce film est un ratage complet.
A partir d'une idée assez corrosive, Michel Blanc donne l'impression d'être passé un peu à côté d'un film qui aurait pu être tout à fait à part dans le cinéma français. La misanthropie générale de l'acteur-réalisateur, et son apparent dégoût du showbiz ne donnent lieu qu'à quelques gags outranciers - on aurait pu attendre une critique géniale du système et on n'a qu'un film de potes. Le rôle paradoxalement décalé donné à Carole Bouquet est un atout, mais, là aussi, on a l'impression que Bllanc a eu peur d'aller au bout et de vraiment démolir les icônes. Restent donc une bonne idée de départ, quelques scènes prenantes, inattendues, voire poétiques au milieu et à la fin du film... que le spectateur paie hélas de longs corridors évoquant plus le long métrage que le film d'auteur. Un remake serait bienvenu !
Risqué mais plutôt efficace. Michel Blanc joue son propre rôle et subit dans le même temps un sosie qui lui fait du tort ou lui pique la vedette. Carole Bouquet, Philippe Noiret, Josiane Balasko, Guillaume Durand, Roman Polanski etc... jouent aussi leur propre rôle dans cette comédie hors-norme mais assez réussie, notamment par un style narratif inhabituel, un bon rythme et un humour déjanté plutôt bon.
Idée plutot originale, avec un beau casting, puisqu'on retrouve toute une pleiade d'acteurs bien connus. C'est assez plaisant, meme si on se tape pas des rires de dingues.
Quand je l'ai acheter en dvd je me suis dit tien un film original de notreichel blanc . Histoire de sosie qui prend sa place et agresse la Balasko , une superbe histoire avec une Carole bouquet au top .
Beaucoup ont tenté de se servir de leur image au cinéma en la tournant en dérision prenant le risque de confier leur propre rôle aux acteurs que l'on connaît tous. Ceci soit au service de l'humour soit au service d'un hommage sincère au 7ème art ! À chaque essai de ce style, l'accueil de la critique se montrera assez mauvais : Agnes Varda avec « Les cent et une nuits », Bertrand Blier avec « Les acteurs », Guillaume Canet avec « Rock'n Roll », etc... Cet univers fonctionne rarement auprès du tout public, pourtant chacune des oeuvres précitées me touche particulièrement ! Mon amour pour le cinéma a fait en sorte que je comprenne parfaitement le message lancé par les cinéastes ! Il s'agit systématiquement des oeuvres les plus personnelles de leur auteur ! En 1994, Michel Blanc nous servait « Grosse fatigue » ! Après 10 ans d'arrêt en tant que scénariste-réalisateur, le film transmet divinement bien l'état dans lequel son esprit créateur se trouvait ! Le film apparaît intolérablement frustrant, raison pour laquelle il ne plaira sans doute pas à tout le monde ! Cependant, une fois passé ce cap, le manque d'inspiration d'un créateur se fait ressentir et ce, au travers d'une histoire se détachant du réel but du cinéaste ! Le travail qu'a accompli Michel Blanc pour l'écriture de son film est particulièrement ingénieux ! Il nous transfère son ressenti, son état du moment à travers une histoire fictive sur un ton d'humour grinçant ! Canet atteindra cette prouesse avec « Rock'n Roll » faisant clairement passer son ressenti, se sentant vieillir, presque obsolète pour la nouvelle génération ! Les deux films usent de la même atmosphère générale, on en ressort frustrés et pas forcément convaincus ! La fin des deux films vous laissera sans doute perplexes, je pense que c'est souhaité ! Canet est allé dans le gros « What the fuck » et Blanc y a été un peu trop calmement... J'interprète « Grosse fatigue » comme une transposition de l'état d'un auteur-réalisateur en panne d'inspiration, aussi la fin ne pouvait pas nous envoyer dans les étoiles. La fin est donc logique mais celle-ci continue de me décevoir. Comme le veut la tradition du genre, « Grosse fatigue » nous permettra de retrouver quantité importante de stars réunies, passant par toute l'équipe du splendide à Philippe Noiret et à l'improbable Roman Polanski...
Michel Blanc nous fait un coup de calgon. C'est bien connu, le surmenage est la maladie des vedettes. D'autant plus lorsqu'un sosie nous la vole. On ne va pas se mentir, Mr. Duss n'a pas risqué la méningite en tournant ce film. Chaque acteur joue son propre rôle, et c'est partie pour 1h20 de scènes de ménage. L'acteur qui n'a pas le physique le plus facile du cinéma français frôle l’indécence avec cette satyre du showbiz et du milieu des célébrités, constamment harcelées par les paparazzis. Éprit d'une profonde paranoïa, l'acteur cherche à reprendre le contrôle de son image. On retrouve facilement son sens de la facétie et de la réplique brute de pomme. Toute l'équipe du Splendide s'est réunie au grand complet pour faire de la figuration, puisque la ravissante Carole Bouquet prend toute la place à l'écran. Ce qui est plutôt légitime. Réaliser une mise en perspective de sa propre personnalité n'est pas chose si aisé. La preuve en est avec cette comédie purement franchouillard et rasoir de 1994. Distrayant mais dispensable. 2,5/5
« Ou quand un sosie parfait dont j'ignorais l'existence décide de me faire chier des ronds de chapeau et péter un câble », tel est un titre (sonnant un peu comme du Audiard père) que Michel Blanc aurait pu donner à son film. Ici, l'acteur, désirant s'amuser de son image, s'inflige les plus grosses tuiles qui soient. A côté, Pierre Richard passerait pour le super héros intouchable repartant avec le canon de service à son bras ! Le bon vieux Michel ne ménage pas ses efforts et nous propose une comédie sympathique où il est une victime constamment dépassée par les évènements. Les qualités ne manquent pas : c'est rythmée (malgré une réalisation pas forcément folichonne), on a droit à de savoureux numéros d'acteurs, ainsi qu'à pas mal de répliques supers cools. Mais, mes deux petits doigts me disent que le film n'est pas abouti. Qu'il y avait largement la place pour faire encore mieux. Mais, ne soyons pas trop sévères. Le divertissement est tout de même de très honnête facture.
Une idée séduisante sur le papier, aussi séduisante que peut l'être la si lumineuse Carole Bouquet, très à l'aise dans la comédie ici. Cependant l'exécution et le développement sont cousues de fil blanc, les dialogues tombent à plat et le rire ne vient pas, ni le sourire ni même une ébauche de rictus involontaire spasmodique convulsif de parkinson. A moins d'être épileptique peut-être ? Ah je sais ! pendant une séance d'électrochocs.
Voilà une comédie asthmatique qui ne décolle jamais et qui se fatigue pour rien. Comme Noiret le fait justement remarquer à la fin : pauvre cinéma français, soldat inconnu mort au champ du déshonneur de la médiocrité crasse et de ces acteurs minables tels que Michel Blanc et sa clique d'incapables. Tristesse !