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Encelade
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4,5
Publiée le 25 août 2025
Je me suis pris une claque. J'ai entendu parler de ce film via un podcast qui traitait de questions militaire / espionnage. C'est probablement le film d'espionnage le plus réaliste jamais réalisé. Tout est travaillé, les types de personnalité, l'enchainement des événements, les regards, les placements de caméra, et on sent que le sujet a été creusé.
Le film est d'apparence assez austère et lent, mais il est très vite très prenant (du début à sa toute fin) pour qui s'intéresse un minimum à ce milieu très particulier. Et puis Sandrine Kiberlain... son personnage... Subjuguant.
Un grand et beau film d’espionnage, très loin des « pan, pan, boom t’es mort » des films américains. Un scénario tout en subtilité et cérébralité, mais pour une histoire palpitante où se mêlent le patriotisme, l’amour, l’aventure et le caractère implacable de ce métier si particulier d’espion. Les acteurs français sont tous excellents, sans parler de la plastique révélée de la belle et plantureuse Sandrine Kiberlain…
scénario sérieux, les débuts de Ivan Attal et Sandrine Kiberlain, pour un film franco-israelien très original pour l'époque. Plus tard Rochant, continuera dans la même veine avec le bureau des légendes.
Intéressant puisque nous voici en immersion dans une succursale du Mossad. Ce film est bourré de qualités à commencer par son interprétation. Attal y est très bon l Mais Kiberlain nous hypnotise de sa beauté, et puis quel plaisir de retrouver la toujours sémillante Nancy Allen, l'égérie de Brian de Palma, Et puis ce pari fou d'éviter le spectaculaire est réussi, ni cascades, ni gunfight, ni course automobile, non c'est de l'espionnage qui prend son temps, de l'espionnage pépère en quelque sorte et on peu comprendre que ça a pu en décevoir beaucoup. Cela dit le film a des défauts, déjà l'absence de suspense et de tension (et qu'on me vienne pas me dire que c'était impossible avec l'angle de narration choisi, (qu'a donc fait Hitchcock avec le Rideau Déchiré ?) Le choix d'avoir raconté deux missions différentes n'est sans doute pas ce qu'il y a de plus pertinent. De plus certains passages sont narrativement incompréhensibles. Et puis pour un film qui a fait le choix se démarquer de l'espionnage hollywoodien, cette scène de fin, non mais allo, quoi. On ne criera donc pas au miracle mais on passe un bon moment et puis cette image de Sandrine Kiberlain! Oh ma mère !
Le sujet est bien sûr passionnant, s'intéressant à ces espions inflitrés que l'on a appris à connaitre dans le Bureau des légendes. Ici les missions sont moins "romantisées" : il s'agit simplement de manipulation des cibles, en tirant profit de leurs faiblesses, tâches peu nobles mais dictées par ce sens supérieur du devoir. Le film reflète donc probablement encore mieux la réalité de ce monde.
Au delà de ça, le film trouve un rythme remarquable, qui parvient à refléter la durée des missions tout en nous gardant en haleine grace à l'intensité dramatique de chaque scène. Particulièrement les dialogues impliquant les différents agents du Mossad sont fascinants. Quelle chance que malgré l'échec commercial du film on ait pu donner à Rochant la liberté de faire le Bureau des Légendes.
Voilà un bon film qui m'a plu moyennement. Une plongée dans le Mossad, sur la base d'événements purement inventés (ça s'appelle une comédie), mais dont on se dit qu'ils sont largement inspirés de faits réels. Ce qui épuise à la longue. En ce sens Les Patriotes est réussi, car on est aussi perdu que les agents des services secrets israéliens. En revanche quand on n'est pas agent secret et plutôt habitué à James Bond, Mission : Impossible, ou encore OSS 117, on frise l'ennui, les Israéliens étant peu loquaces. À noter cependant une Sandrine Kiberlain superbe, qu'on attend une bonne moitié du film.
On ne passe pas un mauvais moment, il faut saluer le jeu d'Yvan Attal qui est ici à son meilleur. Néanmoins, en voyant ce film à l'heure actuelle, on a plutôt l'impression d'un épisode-pilote, voire d'une saison zéro du Bureau des Légendes. Le film est en trois parties (formation, première mission, deuxième mission) liées entre elles par des fils ténus, un peu artificiels. Bien que chacune de ces parties soit très intéressante, le tout manque un peu d'ampleur, et échoue à vraiment susciter une réflexion chez le spectateur, comme il semble pourtant vouloir le faire.
Eric Rochant fait ses gammes avec ce film. Visionné après avoir vu la très fameuse série « Bureau des légendes » ; dans ce film, de manière condensé, on retrouve tout ce qui fera le succès de la série d’espionnage. En 1993, il est déjà très documenté sur les pratiques des services secrets ce qui lui permet d’écrire un scénario riche et sans faille. Le travail de l’ombre de ces espions est passionnant et bien loin des images d’Epinal véhiculé depuis des décennies par James Bond. Ici le réalisme prime. Et pour cela, le casting est bien choisi ; aucun acteur body buildé juste des messieurs « tout le monde » ; et un espion ne doit-il pas se fondre dans la masse ? On peut juste regretter un scénario avec un manque de tension et que les personnages ne parlent pas leurs langues maternelles. Tout le film est en langue française ; pour « Le bureau des légendes », il parviendra à imposer que chaque personnage parle sa langue et soit sous titré. Un bon film d’espionnage, pas spectaculaire mais malin TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Un film d'espionnage d'envergure signé Eric Rochant avec Yvan Attal en tête d'affiche. C'est un Yvan Attal engagé qu'on retrouve dans ce film, il parle en Anglais et Français et Hébreu, pas mal pour un acteur notamment Français. L'histoire, comme toutes les histoires d'espionnage est compliquée, mais ça va, on perd pas trop le film. Un bon film, sans violence ou presque, où la psychologie règne, et non l'action. Je trouve que cela doit résumer assez bien le travail des espions.
Une évocation des rouages du renseignement israélien et du montage d'opération d'espionnage au cœur des années 80. La mise en scène est tout de même plan-plan, avec un manque de tension au regard du sujet. De plus, les personnages et les dialogues manquent de conviction.
Les patriotes, vu 30 ans après, est hélas un peu daté, mais quel plaisir de revoir tous ces acteur.trice.s 30 ans en arrière ! Mention spéciale pour Sandrine Kiberlain, bluffante de jeunesse et d'insolance en call girl cheveux courts années 90.
Un film d'espionnage à contre-courant des classiques du genre puisque quasiment sans bagarre, sans suspens, mais pas inintéressant pour autant car il donne à voir les méthodes ordinaires des hommes de l'ombre, en l'occurrence ceux du réputé Mossad en décortiquant comment des cibles à approcher, compromettre, retourner avec des risques et des possibilités d'échec. Jolie prestation d'Yvan Atal, Bernard Lecoq et l'inattendue dans ce rôle, Sandrine Kiberlain en espionne et call-girl Au total plus proche du documentaire que du film d'action L'attaque du Hamas contre Israël perpétrée le surlendemain du jour où j'ai vu ce film, lui donne finalement un relief particulier, celui déjà présent dans le film, de la limite de ce que peuvent ou ne peuvent pas faire les services secrets, fussent ils réputés comme les meilleurs du monde
Vu de 2023, Les Patriotes ne semble être que le brouillon du Bureau des Légendes, un essai qui a trouvé son expression la plus aboutie dans l'excellente série produite par Canal +. On y trouve ici aussi cette grande interrogation concernant la capacité d'un espion à nouer des relations sincères quand son métier consiste justement à mentir en permanence. Mais en 2h, et dans un récit qui laisse peu de place à un développement poussé des personnages, tout cela manque un peu d'ampleur dramatique.
Les amateurs d'espionnage trouvent leur compte dans ce film réaliste avec de bons acteurs. Jamais racoleur, il dépeint la vie d'un agent du Mossad au quotidien, ce qu'il doit faire exactement et ce n'est pas forcément glorieux. Quant à l'américain qui donne des renseignements à Israël par patriotisme, il est loin d'imaginer ce qui peut lui arriver