Je suis sûr et certain d’une chose: tous les amateurs de cinoche souffrant de constipation chronique et qui ont découvert ce film ont du se sentir soulagés d’un poids: celui de ne plus payer les laxatifs en pharmacie. Je dis ça parce que ce film en est un très bon et en plus il ne vous coûte pas un rond, elle est pas belle la vie sans blague? Par contre, le regarder, c’est vous engager sur l’honneur à perdre une heure et demi de votre vie. Il faut dire que ce « Copains pour toujours » n’a rien qui plaide en sa faveur. Déjà le titre à deux francs six sous, même s’il reflète bien le film. Ensuite l’affiche, sur laquelle on voit une bande de glandus de 40 piges sur un toboggan. Et ensuite le casting. Quand on voit les noms d’Adam Sandler, Rob Schneider, Chris Rock et Kevin James, ça vous refroidit sur place. En clair, avant même de commencer le visionnage du film, vous êtes quasiment sûrs que ça va être une véritable horreur cinématographique. Et ben vous savez quoi? C’est une horreur cinématographique ! Et une belle en plus de ça ! Il est difficile de ne pas être surpris, étant donné que les amerloques se débrouillent quand même vachement bien en terme de comédies à l’humour hard-discount. Les vannes à deux balles fusent dans tous les sens. Et c’est du style: « Dis donc, j’savais pas qu’il y avait Elephant Man dans ta chaussure ». Vous voyez le niveau non? Tout ça pour se payer la tête d’un clone de Big Mama qui a un oignon au pied. Et je peux vous assurer que tout le long du film, c’est du même acabit. Je ne sais pas vous, mais moi quand je vois des productions comme celle-ci, j’en viens à me poser des questions sur le bon fonctionnement du mécanisme mental de tous ceux qui y participent. Et apparemment, celui d’Adam Sandler est hyper endommagé. Le bonhomme enchaîne les navets comme Rafael Nadal enchaîne les victoires à Roland Garros. Je crois bien qu’à part « Amour et amnésie » et « Self Control », Adam Sandler n’a jamais tourné dans un film potable. Cela dit, on pourrait très bien faire les mêmes remarques sur Chris Rock, Kevin James et Rob Schneider, mais à quoi bon? Tirer sur l’ambulance, c’est pas toujours fun. Et il y a une interrogation qui se pose là. Et elle concerne la présence de Salma Hayek. C’est pas une actrice que je porte dans mon cœur, mais je la trouve quand même classe, c’est pourquoi ça me surprend et m’interpelle de la voir là dedans. Tout comme Steve Buscemi d'ailleurs. Bon ben, je crois que j’ai tout dit en ce qui concerne le contenu du film. Ah si j’oubliais un truc. Il existe une suite. Là franchement, ça fait très peur…