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Casimir Liberski
3 critiques
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5,0
Publiée le 21 septembre 2025
Bunker Paradise, premier long-métrage de Stefan Liberski, s’impose comme son plus grand chef-d’œuvre, et peut-être l’un des films européen majeurs du nouveau millénaire. Après l’électrochoc de "C’est arrivé près de chez vous", voici une œuvre qui révolutionne l’art du cinéma belge dans un tout autre registre : un film choral, ample, vibrant, d’une intensité rare.
Sa force réside dans sa capacité à mêler rire et larmes, à nous emporter dans un tourbillon d’émotions contradictoires qui ne cessent de nous surprendre. Chaque acteur y brille avec une intensité bouleversante (Jean-Paul Rouve, Audrey Marnay, Bouli Lanners, Jean-Pierre Cassel), chaque dialogue sonne juste, avec cette beauté immédiate qui marque à jamais.
La musique, poignante et inoubliable, ajoute une profondeur supplémentaire. Composée et enregistrée par le fils du réalisateur alors qu’il n’avait que 14 ans, elle témoigne d’un génie précoce, d’une sensibilité hors du commun, capable de porter à elle seule une partie du drame et de l’émotion du film.
Bunker Paradise est une œuvre de force, un film captivant, unique, inoubliable. Il nous attrape par le cœur et ne nous lâche plus, bien longtemps après le générique final. Un sommet de cinéma qui prouve que la beauté, la fragilité et la puissance peuvent coexister dans un même geste artistique.
Film sans grand intérêt. Le rythme est assez lent dû à l'histoire parallèle du jeune garçon qui n'apporte vraiment rien et qui ralenti le film d'une manière plus que conséquente! Pourquoi avoir fait ça? De plus l'implication de JP Rouve est vraiment limite et tend même vers le caricatural tandis que l’interprète de Mimo manque cruellement de charisme voir de talent... "Bunker Paradise" est donc pour moi une nouvelle déception dans la filmographie de JP Rouve.
Du genre "mon idole" de Canet. La confrontation riche-méprisable / pauvre-grostesque est un classic dans les comédies modernes. Du film dit névrosé, où le personnage incarné par Rouve s'enferme dans une spirale négative. C'est burlesque mais sans aucune folie, donc c'est décevant.
Une chose est sûre : on ne peut rester indifférent à ce film. Moi j'ai été captivée du début à la fin tant l'ambiance du film est intrigante et donne envie de connaître la fin. C'est vrai que certaines scènes ne semblent pas très abouties : le fait que personne n'est inquiété suite à la mort de la fille du début, ou la relation mère (Yolande Moreau)-fils aurait pu être plus fouillée. Moi je trouve que c'est justement un film très psychologique (on comprend que le personnage joué par Rouve a été malheureux toute sa vie et ne crois plus en rien, d'où la fin avec son suicide). Le chauffeur de taxi n'est qu'un jouet pour ces gosses de riches dépravés, vraiment pathétique ce personnage. Pour moi, l'histoire parallèle avec le gamin au Japon est là pour montrer le contraste entre une existence saine et son contraire. Bref, un film dont je me souviendrai.
film trop conceptuel et peu abouti, on voit la fin venir beaucoup trop tôt. PLV : le film a été écrit autour de Jean-Paul Rouve voire par Jean-Paul Rouve.
Audrey Marnay est merveilleuse, Jean-Paul Rouve est stupéfiant. Je dois tout de même reconnaître qu'il y a certaines faiblesses de temps à autre mais à aucun moment je n'ai décroché. J'étais absolument impatient de connaître le fin mot de l'histoire. A vrai dire, j'ai surtout été impressionné par la performance de Jean-Paul Rouve que je n'avais eu l'occasion de voir que dans des films comiques. Il a un immense talent. Film à voir à coup sûr.
Un film profond et bouleversant. Un chauffeur de taxi pris dans un engrenage sans fin et une histoire subsidiaire en toile de fond pour que l'on réfléchisse au délaissement parental des enfants de riches qui se perdent en vieillissant dans l'alcool, la drogue, les filles et les mauvaises relations si tant est qu'ils n'aient pas suivis la voie que leurs pères ont tracé pour eux. Un très très beau film avec un casting de qualité et une musique prenante
Revu par hasard récamment a la télé: vraiment fan de ce film qui est passé inappercu a sa sortie. C'est un film belgo français: mais alors la pas du tout comme on s'y attend!!!! C'est noir et dur mais aussi tres tres drôle. Un humour bien spécial avec un ton grinçant. JP ROUVE est super bon en fils maudit chef d'une bande de veaux gras bien "déjantés".... On rajoute les beaux Audrey Marney et Vincenteli, le formidable et puissant Bouli Lanners, et son père (J-P. Cassel) terrifiant... et le tour est joué! A noter aussi la bande-son très juste et très touchante de Casimir Liberski 16 ans! J'oubliais parmi cette tragédie l'histoire d'un ado qui part seul au Japon: une histoire qui vient juste nous donner un peu d'air et d'espoir. A VOIR et si possible REVOIR.
Ce film a un style, ce qui n'est pas si fréquent. Délire nihiliste d'un monde décadent, ton décalé, acteurs excellents, tout cela accroche très bien et produit une oeuvre cohérente et passionnante. Ce réalisateur a quelque chose dans les tripes et dans la tête..... A suivre
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1,5
Publiée le 25 juillet 2010
Un film qui fait froid dans le dos! Faussement provocateur, le cinèaste Stefan Liberski nous emmène dans une histoire abracadabrante et confuse entre morceaux house et hard-techno, essentiellement issus de l'album "Places" de Joey Beltram! Fils à papa, riche, cruel et pervers, Jean-Paul Rouve impressionne! Malheureusement "Bunker Paradise" baigne dans une mèdiocritè poussive où seul le visage de la sublime Audrey Marnay (mannequin de prestige qui enchaîne les campagnes Calvin Klein, Versace, Chanel, Valentino) illumine ce monde dèglinguè, qui a tendance à partir dans tous les sens (comme ce jeune garçon parti au Japon)! Le problème, c'est qu'un truc + un truc + un truc, ça fait des trucs, pas forcèment un film! Tentative intèressante, mais inaboutie...
Je ne m'attendais pas à ce genre de film. Sorte de bad trip nihiliste et mélancolique. Jean-Paul Rouve incarne un être immonde qui est sans doute le plus intéressant du scénario (qui est assez étrange d'ailleurs, la partie se déroulant au Japon incrusté dans le reste de l'histoire est mystérieuse). La musique est très belle ainsi que la photographie.
Délirs cyniques d'une bande de jeunes-vieux nihilistes crapahutants autour d'un Rouve excessivement riche, propriétaire d'un espèce de bunker classe où l'on tente par exemple de faire la teuf pendant 8j non stop (entre autre). ça sent le vrai, le vécu, l'ambiance des soirées, ou plutôt de leurs afters est bien rendue, c'est non conventionnel, inattendu pratiquement à chaque réplique pendant la grosse première moitié du film, et forcement grinçant. En un mot c'est énorme. Stefan Liberski, c'est noté.
BUNKER PARADISE se la joue provoque avec ses dialogues sarcastiques, pas du tout immoraux et plutôt risibles pour la plupart. Jean Paul Rouve est néanmoins crédible avec son rôle de fils à papa déséquilibré, imbus de lui-même, déconnecté de la société qui l'entoure, initiateur à la dépravation. Ce n'est pas psychologique, ni sulfureux, ni dérangeant et encore moins troublant mais seulement prétentieux. Un résultat donc médiocre, pas nécessairement chaotique mais au final BUNKER PARADISE est un film très dispensable. Dommage.
Dès le départ j'ai eu un pas de mal, une réalisation moyenne des acteurs aux jeux assez inégaux, une histoire pas très accrocheuse, j'ai accéléré et je ne crois pas avoir perdu grand chose.
Une oeuvre fataliste qui inverse superbement au départ les twists classiques, mais qui retombe platement & puis ne laisse finalement de la place dramatique qu'à son héros et à ses décors; en définitive, le scénario souffre de cette raideur formelle & lassante souvent fréquente chez les beaux objets: Une déception.