3716 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
453 critiques spectateurs
5
92 critiques
4
156 critiques
3
51 critiques
2
82 critiques
1
43 critiques
0
29 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Cluny
97 abonnés
593 critiques
Suivre son activité
1,5
Publiée le 15 octobre 2012
Début du film, deux policiers fédéraux planquent dans un camion en parlant des bienfaits de l'urine pour la peau ; deux mecs dans une bagnole qui dissertent sur n'importe quoi, tiens, ça me rappelle quelque chose. Un chanteur s'acoquine avec les maffieux de Las Vegas, tiens, ça me rappelle autre chose... Très vite, le seul intérêt de "Mi$e à Prix" saute aux yeux : profiter de cette compilation plagiaire pour identifier les DVD de Mr Carnahan. A côté de "Pulp Fiction", de "Casino", on doit pouvoir y trouver pêle-mêle "Ocean's Eleven" (les splits-screens, Las Vegas, l'inflation de personnages bagousés), "Les Affranchis" (Ray Liotta, la plongée dans la cocaïne), l'intégrale de Tarantino (le tueur palliatif, Nestor Carbonnel remplaçant Samuel L. Jackson, la musique funk, les tueuses à gages sexys), "Le Parrain 2" (Le flingage au Lake Tahoe), "Alpha Dog" (La partouze dans la grande pièce vitrée, l'embauche d'une star du R'n B), "Volte-Face" (le duel dans l'ascenseur, les deux corps allongés pour un échange d'organes), et même "Massacre à la tronçonneuse" (arme de prédilection d'un des néonazis) !
Sans oublier le clin d'oeil aux icones djeunz, avec la présence du rappeur Common et surtout de la chanteuse soul Alicia Keys dans le rôle d'une tueuse à gage ; drôle d'idée, c'est un peu comme si on proposait à Mireille Mathieu de jouer une mère maquerelle, mais bon, la donzelle s'en sort plutôt bien. Alors, vous me direz que Tarantino lui-même ne se cache pas d'avoir largement pioché dans les VHS du Video Archives d'Hermosa Beach où il officiait comme vendeur, empruntant à Scorcese, De Palma, Mario Bava, ou Ozawa.
Oui, mais au moins jusqu'à "Kill Bill", Tarantino a réussi à créer son propre style, avec notamment ce sens du rythme syncopé faisant alterner scènes d'actions et bavardages logorrhéiques. Joe Carnahan n'a malheureusement pas ce sens du montage, et ses transitions sont pachydermiques : deux personnages se serrent la main, fondu, et hop, deux autres personnages de serrent la main ! Un commanditaire annonce qu'il va payer les privés qu'il a embauchés 50 000 $, fondu, et re-hop, Buddy Israël s'exclame "50 000 $ ? Jamais je ne paierai ce prix pour cette suite !". Il use et abuse de tous les effets vus et archi-revus, traveling arrière en contre-plongée et au grand angulaire sur des personnages menaçants, ralentis, couleurs saturées. Ses incursions dans l'humour sont pathétiques, comme ce Karaté Kid hyperactif qui a oublié sa ritaline et qui s'agite frénétiquement devant un tueur qui se vide de son sang, ahahah.
La seule question qui me taraude encore à la sortie du cinéma est de savoir si "Mi$e à Prix" était simplement une daube racoleuse ou aussi un film dangereux. La complaisance envers l'ultra-violence, le recours à la théorie paranoïaque éculée du complot gouvernemental, et l'absence de morale cinématographique m'anènent à pencher pour la deuxième réponse.
"Mi$e à Prix" s'inscrit dans la droite lignée des "Reservoir Dogs", "Pulp Fiction" et autres "Snatch" avec ses scènes et ses personnages complètement "barrés", ainsi que sa fusillade finale très bien mise en scène. Beaucoup de répliques et/ou scènes font mouche et certaines resteront même gravées dans votre tête. Le casting est à mettre au même niveau que la note, à savoir 4 étoiles, car on peut compter dans ce film une pléiade de visages connus: Ryan Reynolds, Ray Liotta, Andy Garcia, Alicia Keys, Common, Ben Affleck, Chris Pine, Jason Bateman, Matthew Fox... À voir absolument pour son originalité.
Mise à prix est un de ces films que l'on retiendra plus pour ses fusillades que pour son scénario. Cependant, le scénar n'est pas à jeter non plus ! Il nous propose un mindfuck assez intéressant qui risque de surprendre plus d'une personne s'attendant juste à un film bourrin ou les "méchants" perdent et les "gentils" gagnent. Ce qui par contre est le plus important dans ce film ce sont les scènes d'actions qui sont ma foi, plutôt bien tournées et pas toujours prévisible ! Ajoutez à cela des personnages plus que "barrés" comme les frères Tremor ou le tueur aux masques, et vous obtenez un cocktail explosif ! Mise à prix est donc un bon film sans être un de ces films qui marquent à jamais l'histoire du cinéma. A voir si vous le pouvez, il vaut le coup d'oeil !
"Mi$e à prix" est un film déjà plus séduisant que la mise à prix du ticket ciné qui m'a permis d'aller le voir... Je sais, c'est un peu laborieux mais c'est déjà ça.
Film d'action confus avec beaucoup trop de dialogues. Le scénario a beau tenir sur un ticket de métro, ça cause, ça cause, ça cause et au final on n'y capte rien. Heureusement qu'on explique tout au héros lors des dernières 5 minutes.
Un véritable chef d'œuvre du genre! Ce film pullule de trouvailles scénaristes et de personnages plus loufoques et impitoyables les uns que les autres, et tout cela au service d'une intrigue fleurissante et explosante à souhait! Jusqu'à la dernière seconde, on a la mâchoire suspendu face à des rebondissements incroyables! Les répliques resteront cultes pendant très longtemps tellement elles sont efficaces et font mouche à chaque fois, tout comme la bande originale. La patte scénariste des plus grands du genre se fait ressentir... Voilà un bel hommage!
Quelle claque ! En plus d'être un très bon directeur de stars, Joe Carnahan est un remarquable scénariste. Bien qu'il y ait quelques éléments assez compliqués dans le début du film, à partir de l'arrivée de la bande de Ben Affleck chez Jason Bateman, tout roule, le récit s'enchaîne bien sans temps mort et on peut trouver bizarrement de l'émotion dans ce film génial grâce à Jeremy Piven, finalement pas si loin du rôle de sa vie, le rôle d'Ari Gold dans la série extraordinaire Entourage et grâce au très bon Ryan Reynolds que j'ai trouvé très sympathique.
En fait, tout le film procure un sentiment de sympathie avec par exemple Martin Henderson qui est toujours bon ou encore le choix de la musique, tout à fait approprié. Joe Carnahan va de rebondissement en rebondissement sans jamais perdre le spectateur et on sort de ce film avec un sourire béat en se disant : "On s'est bien marrés devant un bon film...". Joe Carnahan s'annonce alors comme un excellent cinéaste, devant un Paul McGuigan ou un Guy Ritchie et même un Matthew Vaughn ou à la hauteur d'un Tarantino (surcoté puisque je vous le dis).
Par contre, je ne suis pas du tout confiant par rapport au préquel car refaire une telle épreuve de force sera très très compliqué. A voir et revoir !
L'histoire d'un gars mal né, avec une tripotée de tueurs à gage sur le dos. Les enfants de Tarentino sont parmi nous, déjà. Ce film est une caricature de tous les Tarentino, de quelques Sergio Leone, et de bien d'autres grands du cinéma d'action. Mais ce n'est pas pour autant un mauvais film. A force de clichés, d'exagération et d'action pure autant que désordonnée, on a un cocktail détonnant, parfaitement divertissant et parfois émouvant. Mais il faut bien dire que toutes les qualités de ce script saupoudré de TNT n'est rien face à la grosse surprise. Que je vais dévoiler, car elle a son importance pour les vrais cinéphiles qu'un nom au générique pourrait rebuter. spoiler: En effet, le réalisateur est génial. Il prend l'un des plus mauvais acteur d'Hollywood, Ben Affleck, et le fait mourir et faire le meilleur rôle de sa vie : le mort aux lèvres qui bougent ! Si expressif qu'on croirait qu'il joue enfin bien ! Ce qui est magnifique, c'est que ça arrive très vite !
Rien que pour ça, cette sorte de mélange entre « Domino » et « Kill Bill » vaut le détour. Sans parler de la musique, de l'action non stop mélangeant le kitsch Tarantinesque et la saveur des grandes images à la Leone. Bien sympathique autant que totalement irréaliste et caricatural.
Comment le réalisateur du très bon film NARC a pu se commettre dans cette affaire ! Puisqu’il faut l’avouer si de prime abord le film possède une distribution incroyable d’acteurs de premiers plans (Ben Affleck, Andy Garcia, Ray Liotta), de seconds couteaux plutôt talentueux (Peter Berg, Ryan Reynolds, Jeremy Piven, Chris Pine), voir d’interprètes improbables telle Alicia Keys, force est de constater que le reste ne suit pas. Car tant au niveau des personnages, de la situation ou des dialogues on peut dire que le vulgaire le dispute au grotesque. Si vous ne vous munissez pas de votre second degré le plus solide vous risquez de passer un fort désagréable moment devant un navet des plus indigent. Si dans l’introduction des personnages et de la situation il évoque (très) lointainement le Oceans Eleven de Soderberg, dès que l’action se met en route on passe dans un film de gangsters de série Z où les dialogues d’une repoussante vulgarité et l’interprétation à la va que je te pousse (à l’image des trois frères néo-nazis débarqué d’un sous Mad Max) vous font hésiter entre un rire incrédule devant tant de médiocrité et des soupirs d’agacement. La multiplicité des sous intrigues correspondant à chaque tueur à gage, loin de donner un style au film, ne fait qu’embrouiller jusqu’au ridicule une intrigue principale qui est par ailleurs faiblarde dans sa ligne conductrice. La fin qui se veut cynique avec son complot du FBI, finie de couler un film dont on se demande qui a validé son financement et ce qui a poussé tant d’acteur, par ailleurs expérimentés, à s’associer à ce four où l’humour ne parviens jamais à sauver les meubles. Donc une étoile sur cinq possibles pour la distribution, on peut décemment par faire plus.