La flûte enchantée est pour moi l’un des meilleur film de Kenneth Branagh. Une mise en scène irréprochable de Kenneth Branagh, comme à son habitude. Un excellent scénario, de belles musiques, de beaux costumes et décors, une belle distribution avec notamment à l’affiche Joseph Kaiser, Amy Carson, Benjamin Jay Davis… Je ne comprends pas pourquoi ce film ne fait pas l’unanimité, 15 / 20.
Musicalement, la traduction en anglais enlève un peu sa saveur à la musique, les voix et l'orchestre sont correctes. De plus cette traduction est adaptée au contexte (Grande Guerre). La réalisation,donc une transposition dans la guerre de 14-18, surprend. On ne s'ennuie pas, les personnages sont crédibles, notamment la reine de la nuit, qui retrouve sa cruauté. Les décors, notamment le château, ont un aspect grandiose.
On passe un très bon moment avec cette flûte nouvelle. C'est drôle et léger, populaire quoi. On peut suivre très facilement l'intrigue, ce qui change des écoutes sur CD. Cette adaptation est très surprenante, rien à voir avec l'esprit du Dom Giovanni par Losey par exemple, car Branagh n'hésite pas à transposer totalement l'histoire et pousse le vice jusqu'à traduire le livret en anglais. Mais au final on obtient une oeuvre nouvelle qui sert parfaitement la musique de Mozart, soulignant même habilement son universalité et son intemporalité.
vraiment très très beaux.. respecte bien l'histoire avec des acteurs vraiment très impressionnant.. Le film tourne autour de l'influence entre le bien et le mal..le fil Nous interroge sur des questions enigmatiques. à voir absolument et meme en dvd..
Il faut vraiment aimer l'opéra et notamment "La Flûte Enchantée" pour pouvoir apprécier le film. Personnellement ça m'a gavée au bout d'un moment. On se sent vite asphyxié dans cette ambiance maladroitement mélodramatique.
Même si je suis réalisateur, j'appartiens à la catégorie de spectateurs qui ne vais pas régulièrement à l'opéra. Je m'apprêtais donc à rater le film en douceur... Et puis un point très annexe a attiré mon attention: la maison de production française, Idéale audience, à qui l'on doit par exemple "Escadrons de la mort, l'école française" de Marie-Monique Robin ou encore "La dernière lettre" de Frederic Woseman. Une maison exigeante. Pourquoi ne pas les soutenir en voyant leur dernière production?
En plus, selon Le film français, avec 36 000 spectateurs en trois semaines, on peut dire que le film est à l'article de la mort.
Je suis donc allé à la séance du matin de l'UGC Orient Express (par économie) et je n'ai pas regretté mon choix. Avec le recul, quand je vois au générique que les dialogues sont adaptés par Stephen Fry, je comprends mieux le culot du film. C'est simple, Kenneth et Stephen ont pour moi réalisé un "casse", s'emparer d'un opéra déjà excellent de Mozart pour en faire un excellent film qui a son émotion démultipliée par la transposition dans la première guerre mondiale. J'étais ébloui, certains plans me rappelant ceux de Michael Powell ou encore les fameuses lèvres, un certain canapé de Dali, j'adore ce côté très excentrique assez ignoré du côté de chez nous... Voilà, je conseille le film aux anticonformistes qui aiment être transportés hors des sentiers battus. Attention, le film soulève aussi des vagues d'émotions qui ramènent à nos amours les plus fous...
Je suis allé voir 3 fois le film pour me faire une véritable opinion dessus. Etant un amateur d'opéra classique, rien que le décors m'a fait mal à la gorge. A l'orginie ce doit être une foret et non un chant de bataille, le serpent qui est un gaz moutarde.... Deuxième chose qui me dérange toute la symbolique des francs massons a disparu, ce qui est très regrettable, ensuite le casting: le Sarastro est vite perdu dans ses notes graves ( le fa grave n'est pas son fort!), j'ai pas accroché avec les 2 couples. Par contre j'ai adoré ( raison de l'étoile) Monostaos et les 3 enfants ( surtout les 2 plus petits). Enfin une chose toutes les kitcheries du genre la reine de la nuit virevoltant partout, tronant sur son char et les étoiles qui forment un coeurs où un P et un T s'entrelasse: Au secours! Une chose est sur, sivous êtes étudiants en ORL: la bouche de la reine de la nuit est filmée sous tous ses angles, vous pourrez même voir ses amidales! Sinon rabattez vous sur la version de Bergmann! Et autre chose que j'ai pas aimé, les paroles complètements modifiées c'est triste!
je ne suis jamais allée à l'opéra mais le film m'attirait tout de même, je ne le regrette pas ce film m'a envoutée et je n'attend plus qu'une chose: de pouvoir le revoir! le couple principal est tout simplement magique,le seul point gênant est le personnage de papageno et sa "rencontre avec la bouche" mais l'essentiel du film est magnifique et l'on retourne vite dans l'action principale. j'ai été bouleversée par le chant de désespoir de pamina et tout ce que je peux dire c'est que je regrette qu'il ne fasse pas parti des extraits mis en ligne car la sortie en DVD me parait bien lointaine pour le revoir!
Une nouvelle adaptation de la Flûte Enchantée : un bonheur, une attente fébrile! Bergman en 1975 en soulignait la sérénité, Branagh insiste sur le tragique. Un effroi aux premières notes de louverture : le son « pleure » comme un vinyle sur un vieux phono, et puis une saturation dans certains aigus, défaut de prise de son étonnant ! Mais très vite jai été conquise. Jamais je navais ressenti à ce point les émotions des personnages, mieux compris les drames en jeu. Branagh accentue laspect terrifiant de la Reine de la Nuit, son égarement, au point de maudire sa fille et vouloir sa mort par haine de Sarastro. Ses deux airs sont poussés à leur paroxysme dramatique. Jai adoré les effets spéciaux, linvention permanente. La transposition pendant la guerre de 1914 magnifie le sens idéaliste de cette uvre. Le plan-séquence de la colline couverte de tombes blanches aux inscriptions redisant, un peu comme dans « Indigènes » ce quon doit à ces soldats de toutes races, est poignant. Les épreuves dont Tamino doit triompher sont celles des soldats, pas éloignées des épreuves maçonniques du livret. On est pris dempathie pour Tamino, pour le pauvre Papageno dans ses affres, mais surtout lélan de la passion envahit lécran avec le couple Tamino-Pamina. Interprétation saisissante dune partition respectée scrupuleusement, seules les parties parlées diffèrent. Au sujet des polémiques sur la langue anglaise : La Flûte Enchantée est le premier opéra vraiment populaire. Mozart en 1791 utilisa lallemand, la langue vernaculaire, au lieu de litalien. Aujourdhui pour toucher le plus large public possible, il faut passer par langlais, et si cette concession fait davantage connaître Mozart, jaccepte dêtre frustrée de ne pas entendre mon « Zu Hilfe » favori au début. Franchement on oublie vite que cest en anglais ! Ne pas arriver crispé sur ses certitudes apportera bien des joies. De laudace, ce film en déborde ! Mozart, le vrai, qui nétait pas bégueule, aurait adoré!
Dès que j'ai vu que la Flûte Enchantée était programmée au cinéma, je me suis précipitée pour trois raisons : Par curiosité, parce que je suis passionnée d'opéra, et la Flûte Enchantée est l'opéra que je préfère de Mozart. Le principe d'adapter l'oeuvre à l'époque de la seconde guerre mondiale ne m'a pas du tout gênée, bien au contraire... car l'oeuvre est très proche de cette réalité de la guerre entre le bien et le mal ! En soi, l'oeuvre est manichéenne, et ici Kenneth Branagh prononce bien cette idée. Malgré des libertés dans le texte du livret pour vraiment s'adapter à son choix de la période et du lieu, la version chantée anglaise même si elle m'a surprise au départ, finalement m'a séduite. L'émotion musicale est là, les acteurs sont beaux. On rit, on est touché... Quelques clins d'oeils à la bande dessinée, style Tex avery nous surprennent et nous amusent (et j'imagine les puristes choqués et horrifiés sur leur siège !!!!...) Monsieur Branagh auriez-vous gardé votre âme d'enfant !!! Bon il est vrai que le zoom sur la bouche énorme de la Reine de la Nuit est un peu kitch, mais n'est-ce pas aussi la symbolique de la représentation de la méchanceté et de la malignité du personnage !!! L'oeuvre est belle. Et comme toujours l'air principal de Zarastro me touche et me sublime, et l'acteur est magnifique ! Oui la Flûte Enchantée est une oeuvre magique, un conte de fée, ne l'oublions pas ! Rappelons-nous que l'oeuvre fut jouée pour la première fois dans un théâtre populaire ! Et avec Kenneth Branagh gardons notre âme d'enfant tout en nous laissant submerger par cette musique transcendante et mystique, par la magie des images et de la mise en scène. Oui je suis sortie enchantée et mes souvenirs semblent être comme la représentation de milliers d'étoiles qui brillent dans mes yeux et dans ma tête !!! Merci à vous Kenneth Branagh.
Si vous êtes grand amateur de musique classique comme moi, vous devez absolument voir ce film. L'opéra est un genre musical parfaitement adapté au cinéma. Il faudrait en avoir plus souvent. J'aimerais beaucoup avoir "Madame Buterfly" de Puccini au cinéma.
Jusqu'au générique, je suis resté ébahi, pantois, béat d'admiration; je suis ressorti plus enchanté que la flûte elle-même, plus amoureux de la musique, et encore plus fan du grand Kenneth Branagh dont je bénis l'intelligence et la finesse d'interprétation ! Quoi de plus sublime que de mettre à la portée du grand public un chef d'oeuvre aussi magnifique qui transporte l'âme dans un concert de sentiments lyriques, audacieux, émouvants, avec à la pointe des acteurs qui jouent à la perfection, un décor aussi naïf que beau, et tout cela dans un mouvement gai, spontané, jovial, léger qui rappelle l'ambiance d'un Much Ado About Nothing ou encore d'un Hamlet...indémodables. Bravo Kenneth ! Merci Mozart ! Vive la culture ! Vive la Beauté ! Vive la Musique !
Tchaïkovski regrettait, comme tous les mélomanes, quune si belle musique ait été composée sur un livret aussi stupide. Il navait pas vu le film de Branagh. Fan de la Flûte pour des raisons musicales, jai été stupéfait par la laideur outrancière et esthétisante des images. Mais cest la première fois que je comprends quelque chose à lhistoire. Branagh a injecté ce quil faut pour actualiser et révéler à ses contemporains la logique dun livret quon croyait abscons. La première parole de lopéra est chantée après la mort de Tamino. Ce qui se passe devient une métaphore de ce qui se passe dans la tête de nimporte qui. Le héros doit comprendre seul, simplement guidé, que la Reine de la Nuit qui lui sauve la vie veut le dominer en suscitant en lui la haine. Chaque détail devient alors compréhensible et sajoute à un puzzle ésotérique. On comprend par exemple que le Serpent terrassé par les servantes de la Reine était une émanation de la Nuit, une excroissance post-mortem de la violence de la bataille, une tromperie. Jai toujours lu que les épreuves imposées par Sarastro formaient une initiation maçonnique. Avec Branagh, cest le film entier qui est un voyage initiatique. Avec Branagh, lopéra devient ce quil est : une parabole sur le choix individuel entre le difficile chemin de linitiation qui mène à la fraternité et au salut et la voie facile de la tentation qui conduit à la violence et à la chute. Il ne sagit plus dintégrer une confrérie prestigieuse et de conquérir une princesse mais dapprendre à distinguer le bien du mal. Les tanks sortant de la bouche de la Reine de la Nuit, cest lourdingue. Mais il faut des symboles forts pour fixer les idées. Ce nest pas comme dans Tosca de Jacquot, où la théâtralité romantique doit souligner le réalisme psychologique. La Flûte nest pas réaliste ni romantique mais symboliste. Un film "publicogogique" de 2006 a révélé un opéra de 1791. Cest trop peu de dire que cette Flûte est historique : elle a enchanté la Flûte.
Mon jugement risque probablement d'être partial car je suis un grand fan de Mozart. A tel point que j'ai chez moi, 7 versions de "La Flûte Enchantée" dont celle, évidemment, de Bergman. Il faut voir cet opéra comme une féérie dans le sens théâtral du terme. Nous sommes dans un monde imaginaire où seuls le sentiment des personnages sont réels. Mozart l'a bien écrit dans cette optique là : le théâtre "Aus der Wiener" où elle fut créée le 30 septembre 1791 n'était qu'un petit théâtre de faubourg. Il faut donc la comprendre comme une comédie musicale actuelle s'adressant à des gens qui n'avaient pas les moyens de se payer les grands opéras impériaux. La Flûte est née comme ça et il ne lui manquait que des images à la hauteur de la musique : légères et féériques. K. Branagh l'a très bien compris et c'est la raison pour laquelle son film est réussit car merveilleux. Il nous montre qu'un opéra, loin d'être ennuyeux, peut acquérir une dimension supérieure grâce à la bobine d'un film. La traduction anglaise est adaptée, pas toujours au mot près mais ce n'est pas grave. Grâce aux jeux d'acteurs (parfois certes mals doublés), on a accès à des sentiments qu'on n'aurait jamais dans une salle d'opéra. Jamais je n'avais tremblé comme ça sur l'air de La Reine de la Nuit où en entendant rugir les trompettes "sarastriennes". On sort de là Enchanté (et n'es-ce pas le but) après avoir tremblé et pleuré. Les interprétations du scénario sont originaux mais non dénuées de sens à bien y réfléchir. N'oublions pas que c'est comme ça que Mozart concevait l'opéra, par la mise en scène visuelle. S'il était de ce monde aujourd'hui, il serait le premier à coup sûr à se servir du cinéma et de ses techniques pour faire passer sa musique. Merci, Monsieur Branagh, pour nous avoir offert un FILM qui rend enfin ses lettres de noblesse à l'un des plus populaire opéra de l'histoire. Pour clôturer le 250ème anniversaire de ce Génie de la Musique et du Théâtre, quoi de mieux que cette Flûte là, Enchantée.