Terreur sur la ligne
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Artriste
Artriste

185 abonnés 2 368 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 février 2026
Thriller horrifique coécrit et réalisé par Fred Walton, qui fait ses premiers pas derrière la caméra au cinéma, Terreur Sur La Ligne est un bon film. L'histoire nous fait suivre Jill, une baby-sitter qui, au cours d'une soirée où elle garde les enfants d'un couple marié, se fait harceler au téléphone par un inconnu qui lui pose systématiquement la même question : «Êtes-vous allée voir les enfants ? ». Devenant de plus en plus inquiète au gré des appels, la jeune femme décide de contacter la police. C'est alors que les forces de l'ordre découvrent que les appels proviennent de la maison même. Ce scénario s'avère prenant à visionner tout du long de sa durée d'environ une heure et demie. On assiste pendant tout ce temps à une intrigue simple mais efficace qui nous fait vivre ce moment de terreur subi par la jeune femme. Une histoire qui va, au fil des minutes, se répéter quelques années plus tard, lorsque Jill sera à son tour devenue mère de famille et qu'elle fera appel à une gardienne d'enfants pour surveiller sa propre progéniture, la faisant à nouveau basculer dans ce cauchemar qui recommence. Ce procédé donne lieu à des scènes angoissantes, laissant présager le pire, alors que le détraqué à l'autre bout du fil peut survenir de n'importe où. L'ambiance tendue et inquiétante fonctionne bien, même si au final il y a peu d'action, de violence et de sang. C'est davantage basé sur l'aspect psychologique et la traque du harceleur par un détective privé hélas peu charismatique et crédible à cause de son embonpoint. L'ensemble est porté par des personnages agréables, correctement interprétés par une distribution comprenant Carol Kane, Charles Durning, Tony Beckley, Colleen Dewhurst, Ron O'Neal ou encore Rachel Roberts. Tous ces individus entretiennent des rapports de crainte qui procurent quelques frissons. Des échanges soutenus par des dialogues de bonne facture. Sur la forme, la réalisation du cinéaste américain en herbe s'avère de grande qualité. Sa mise en scène est extrêmement soignée via ses plans aux angles diversifiés qui se succèdent, parvenant parfaitement à retranscrire la tension. Elle parvient même à magnifier des environnements pourtant peu accueillants et ternes raccords avec le propos. Ce visuel plus qu’honorable nous plongeant dans la pénombre est accompagné par une bande originale aux compositions stressantes ayant un impact sur les images. Reste une fin réussie venant mettre un terme à Terreur Sur La Ligne qui, en conclusion, est un long-métrage valant le coup d’œil.
Acidus

872 abonnés 3 936 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 6 janvier 2026
Un début tout en tension qui promettait du lourd.
Mais passer cet excellent démarrage, le film sombre dans un ennui mortel. Acteurs moyens, pas de rythme, mauvaise écriture du scénario et des personnages,.... Pas grand chose à se mettre sous la dent.
A voir uniquement pour la scène d'introduction.
sentenza
sentenza

18 abonnés 34 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 février 2025
Un film à concept qui le sabote très vite sans comprendre pourquoi et qui s’engage alors dans un récit bien trop long et ennuyeux d’une chasse à l’homme qui connaîtra une apogée trop précoce. Le réalisateur ne sait vraiment pas gérer le rythme de son film ce qui est dommage avec un concept qui aurait pu accoucher d’une belle série B efficace.
Fred E
Fred E

13 abonnés 349 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 janvier 2025
Un scénario intelligent. Une réalisation soignée. Un tueur psychopathe complètement habité par son rôle. Une intrigue qui nous tient jusqu'à la fin. Une belle découverte pour ce film visionné sur la chaîne Shadowz.
Noiyra
Noiyra

17 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 novembre 2024
du très très bon ici, c'est vraiment assez magistral toute cette mise en condition.
Tout est savamment dosé et placé, les acteurs sont parfaits.
Dommage que la bande son soit aussi mauvaise j'ai trouvé que cela gâchait en partie l'immersion.
(vu sur Shadowz peut-être qu'une meilleure qualité est disponible en format physique)
shuffleup
shuffleup

8 abonnés 352 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 juillet 2024
Après une première séquence glaçante, le film devient lent et simplissime, la réalisation tient parfois du téléfilm avec ses arrêts sur images maladroits. Dommage que la psychologie du tueur ne soit pas plus développée. Le dernier plan fait penser à celui de Psychose.
albancinedvd63
albancinedvd63

28 abonnés 404 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 février 2024
Le suspense est très bien géré dans ce film qui n'est pas un film d'horreur à proprement dit. C'est bien filmé, le scénario est bien écrit mais il manque peut être un peu plus de peur. Peut être le poids des ans.
Arno
Arno

1 abonné 103 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 décembre 2022
J'avais vu le remake il y a des années, j'ai voulu voir l'original ou tout du moins ce qui avait inspiré le remake. La première partie est très réussie comme beaucoup le disent. Ensuite hélas ça redescend même si l'ambiance, la musique sont flippantes pour l'époque. Des invraisemblances gâchent aussi le film. La fin n'est pas non plus à l'hauteur.
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 novembre 2022
La mise en ambiance anxiogène (sonnerie lancinante, musique, bruits) est remarquablement réussie, de même que l’inquiétante scène du bar. Malheureusement l’enquête qui suit et la fin sont assez décevantes avec des invraisemblances grossières. Un détail : je n’ai pas compris qui commandite le détective privé.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 avril 2021
"When a Stranger Calls" consiste en réalité en deux films. Les 20 premières minutes sont un remake de "The Sitter", un court-métrage horrifique réalisé par le même tandem de réalisateur/scénariste. Elles reprennent un concept de légende urbaine connue aux USA : une baby-sitter est seule à la maison avec deux enfants qui dorment, et se voit harcelée par téléphone par un gros taré, à l'accent anglais (!). Cette longue introduction est simple, mais diablement efficace et flippante, avec une utilisation maîtrisée d'une BO dérangeante et des intérieurs d'une grande maison mal éclairée. Et elle ne s'abaisse pas à utiliser des gimmicks au rabais, tels que des jump scares de bas-étage. Elle est par ailleurs devenue à elle-seule une référence dans le genre, étant régulièrement référencée (notamment dans "Scream", dont la première scène comporte des similitudes). Passées ces 20 minutes, le film nous fait suivre, des années plus tard, la traque entre un enquêteur et le fameux psychopathe. On est alors plus proche du drame, ou à la rigueur du thriller psychologique, que de l'horreur pure. Aussi, ceux qui s'attendent à quelque chose d'aussi fort que l'introduction seront déçus. Pourtant, toute cette partie n'est pas inintéressante. Outre une réalisation de bonne tenue et une BO réussie, le film s'appuie beaucoup sur Charles Durning, très convaincant en détective privé marqué par cette affaire. Mais également sur Tony Beckley (décédé 6 mois après la sortie du film), étonnant dans un rôle de psychopathe fébrile, loin des conventions du genre. Moitié thriller psychologie, moitié horreur pure, "When a Stranger Calls" est donc un film atypique, mais dont la seule introduction vaut le détour.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 173 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 mars 2021
Jill est une étudiante qui occupe ses soirées en faisant du baby-sitting. Un soir, pendant qu’elle garde les enfants du Dr. Mandrakis, elle reçoit d’incessant appels téléphoniques. A l’autre bout du fil, une étrange voix lui murmure sans cesse la même phrase « Êtes-vous allée voir les enfants ? ».

Après The Sitter (1977), son court-métrage horrifique de 20min, Fred Walton le retranscrit sous la forme d’un long-métrage (son premier film). Remettons-nous dans le contexte, les années 70 voient débarquer un nouveau cinématographique, il s’agit du slasher. Cela a commencé avec Black Christmas (1974) de Bob Clark, avant que d’autres ne lui emboitent le pas, notamment Halloween : La Nuit des Masques (1978) de John Carpenter, avant que d’autres cinéastes prennent la relève, avec plus ou moins de succès.

Pour étirer son court-métrage initial, le passant de 20 à 90min, le réalisateur a dû tout réécrire et surtout, rajouter tout un pan d‘histoire qui n’existait pas. Ainsi, le film se retrouve composé de 3 parties inégales, la première est celle du baby-sitting (une scène d’ouverture de 20minutes devenues cultissime et qui aura inspiré bon nombre de cinéastes par la suite). La seconde partie se déroule 7ans plus tard à Los Angeles, spoiler: on y apprend que le tueur en série s’est échappé de l’asile et l’inspecteur en charge de l’affaire (devenu entretemps détective privé) reprend du service et est bien décidé à le traquer jusqu’au bout. Quant à la troisième et dernière partie, on retrouve Jill, qui est devenue mère de famille.


Fred Walton ne se démarque pas de ce qui a pu être fait par le passé, il emprunte d’ailleurs beaucoup au film de Bob Clark. Mais là où il fait fort, c’est via sa séquence d’introduction, il fait monter le suspens intelligemment, avant de prendre de la distance avec le slasher pure et dure, en alternant entre le film d’angoisse, le drame psychologique et le thriller, notamment lorsque Curt Duncan parcourt les rues de L.A. à la recherche « d’une amie » en harcelant la première femme qui lui tombe sous la main. Une séquence d’introduction avec laquelle Wes Craven rendra hommage à travers son film Scream (1996).

Le film s’ouvre comme un slasher (remarquable première partie) avant de bifurquer vers le thriller. Si la première partie s’avère irréprochable, la seconde quant à elle s’avèrera moins percutante, avant de revenir vers le slasher pour clôturer le film. La force du film réside bien évidemment dans son introduction mémorable mais aussi et surtout, dans le choix de ses acteurs, Carol Kane (Jill), Charles Durning (le détective), Colleen Dewhurst (Tracy) mais surtout, Tony Beckley (Curt) qui incarne le tueur en série. Un physique passe partout, ce qui lui confère une certaine aura.

Enfin, il est intéressant de constater que le film est quasiment dépourvu de jump-scare, alors qu’à notre époque, c’est hélas devenu monnaie courante d’en mettre un paquet, histoire de faire frissonner n’importe quel ado en mal de sensation forte. C’était ça aussi la force de frappe de Fred Walton, celle de nous tenir en haleine et de nous entraîner lentement mais surement au cœur de l’horreur, sans artifice bidon, mais grâce à une mise en scène soignée et diablement efficace.

Par la suite, Fred Walton réalisera une suite pour la télévision avec Appel dans la nuit (1993) et près de 30ans plus tard, un (pitoyable) remake éponyme (2006) du film d’origine, réalisé par Simon West (Les ailes de l'enfer - 1997) verra le jour au cinéma, interprétée par la ravissante Camilla Belle.
A noter enfin qu’il existe un film intitulé Terreur sur la ligne 2 (1989) de Tony Wharmby, mais ce film n’a rien à voir, ni de près, ni de loin avec le film de Walton. Il s’agit d’un titre mensonger de la part du distributeur (le film existe aussi sous le titre "Désolé, l'assassin est toujours occupé").

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soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mai 2022
"Terreur sur la ligne" est sorti un an après le choc que fut "Halloween" de John Carpenter en 1978. L'atmosphère de l'époque était alors devenue subitement très favorable à l'émergence du serial killer sur grand écran. "Le silence des agneaux" de Jonathan Demme était encore à venir (1990), mais "Terreur sur la ligne", comme quelques autres, a contribué à son émergence. Le public était à la fin de la décennie 1980 en demande d'images de plus en plus choquantes. Le film mis en scène par Fred Walton prend le parti d’asseoir sa crédibilité sur la suggestion et il y réussit à merveille. Grâce à un incipit de vingt minutes angoissantes au possible, le film a tout doucement accédé au statut de film culte. Au point qu'un remake de 2006 réalisé par Simon West proposa d'étirer cette fameuse introduction sur près d'une heure trente. L'opportunisme de la démarche a tout de suite été détecté et malgré un résultat plus qu'honorable au box-office sur le continent américain, le film n'est pas resté dans les mémoires au contraire de celui de 1979 qui conserve toute son aura. On connaît l'histoire de cette baby-sitter interprétée par la très gracile Carol Kane aux yeux de biche apeurée qui va faire la pire expérience qui soit lors d'une garde d'un soir en remplacement d'une copine dans un quartier chic de Los Angeles. Le scénario rédigé Steve Feke et Fred Walton lui-même demeure toujours aussi efficace dans sa première partie et sa suite souvent jugée un peu décevante car assimilée à un thriller banal s'avère tout aussi intéressante, permettant au très solide Charles Durning d'entrer en scène. Ancien flic qui a découvert le massacre des enfants gardés par la baby-sitter sept ans plus tôt, il s'est reconverti en privé, obsédé par la recherche du tueur psychopathe qui s'est enfui de l'hôpital psychiatrique où il était en soin. Grâce à la présence très forte de Charles Durning, immense acteur de seconds rôles sur près de 40 ans à partir des années 1970, épaulé par Colleen Dewhurst, jouant une femme entre deux âges, traquée par le tueur, Fred Walton montre une capacité à varier les atmosphères en épurant sa réalisation de tout effet inutile, laissant toute leur place aux acteurs et aux décors angoissants d'un Los Angeles des bas-fonds admirablement filmé par Donald Peterman. Seule la conclusion qui reboucle de manière un peu trop opportuniste sur la fameuse introduction est un peu plus faible. Un film dont on peut dire qu'il n'a rien perdu de sa force et dont une nouvelle vision laisse entrevoir des aspects passés inaperçus dans le contexte de l'époque
pietro bucca
pietro bucca

90 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 septembre 2017
Un début et une fin super stressante. Entre les deux, on suit l'ex-flic devenu détective privée sur les pas du fugitif qui s'est fait la belle de l'asile. Souvent pas loin de le coincer, spoiler: il finira par avoir gain de cause
. Pas mal.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 7 juillet 2017
Connu pour être un classique du film d'horreur et ayant était l'un des pionniers lançant l'appel téléphonique flippant, j'ai regardé ce film après le remake que j'avais assez apprécié. Le début reste fidèle au remake (plutôt le contraire...) alors que le reste est une espèce de film policier avec un flic qui traque le tueur. Assez déçu...
JimBo Lebowski

447 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 mars 2017
[revisionnage]
Je dois dire que j'en gardais un meilleur souvenir, en fait je me rappelais surtout des 20 premières minutes qui constituent à elles seules un pur chef d'oeuvre en terme de thriller, c'est l'angoisse absolue. On pourrait aussi parler des 20 dernières même si elles ne restent quelque part qu'une redite, en plus d'un deus ex machina final un brin abusé, mais disons que ces deux séquences demeurent indéniablement efficaces et mémorables. Pour ce qui est du reste ça ressemble vraiment à du brodage, enfin le film est étrangement composé, il aurait été je pense plus intéressant de rester avec le personnage de la babysitter que de relater une traque à visage découvert qui ne va nulle part (si ce n'est de se ré-imbriquer de manière sommaire). Pourtant l'inspecteur tient un rôle important et ouvert à une interprétation morale, possiblement inspiré de Loomis dans Halloween (sorti un an avant ce film), mais globalement la gestion hasardeuse des protagonistes et les dérivations scénaristiques font que le tout manque d'homogénéité. Et c'est vraiment dommage parce que le potentiel était présent (rien qu'au niveau de la mise en scène) pour délivrer une oeuvre majeure du genre.
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